
|
19 septembre 2010
.
AU PAYS DES GAMBRAS
J'ai la chance de pouvoir chasser tous les ans, pendant mes vacances, du gibier sauvage, sur des territoires fabuleux de mon village natal "Aoubellil". Voici le récit d'une partie de chasse inoubliable : Nous chassons l'après-midi, parce que nous sommes en plein ramadan. Chasser toute la journée c'est possible, mais c'est très dur. Après des interrogations sur le lieu de chasse,et la stratégie à adopter, mon frère Smain et moi même accompagnés de mon père et de mon fils Haytheme, nous montons dans la voiture, direction le territoire appelé : " bled al hmidi " ,à quelques kilomètres du village. C'est le territoire préféré de mon père, il y a de belles densités de perdrix,disait-il. Mais a mon avis, la raison principale de cette préférence, est que la route qui y mène est goudronnée, facile d'accès, il ne veut surtout pas prendre le risque de salir sa Clio noire. ![]() Nous arrivons sur les lieux sous une chaleur écrasante, mon père et Haythem se réfugient aussitôt sous l'ombre d'un olivier, c'est un endroit stratégique, qui leurs permet de nous suivre pendant la partie de chasse. Smain avec un mossberg calibre 12, moi avec le redoutable robust en calibre 16, et seulement six cartouches. Nous commençons par un champ de vignes, se trouvant sur un flan de coteau, moi en hauteur, smain un peu plus bas. Nous longeons les rangées tranquillement, le soleil tapait dur, sans chien nous chassons au cul levé.Au bout de quelques mètres, un coup de feu éclate, smain vient de tirer sa première caille. A mon tour, une caille se lève devant moi, pan, raté !... ![]() Passées les vignes, nous abordons un déchaumé, au plus loin décolle une compagnie et se pose au coeur de ce qu'on appelle ici la ? zénéga ?, une sorte de jachère, constituée de doumes (palmiers nains) de sédras (jujubier) et de différentes végétations sèches et épineuses. Je repère le point de pose, je sais par expérience que le fait de ne pouvoir situer précisément le lieu de pose est un sérieux handicap pour le chasseur. Je me lance à sa poursuite, mais en prenant soin de la contourner, pour peut-être la surprendre. Lorsque j'arrive dans la znéga, j'ai a peine commencé a m'approcher que la compagnie jaillit du doumes, dans un concert de cris si caractéristiques. Deux retardataires s'envolent 3 à 4 secondes plus tard, je tire le premier coup, je loupe, l'effet de surprise sans doute, mais le deuxième coup bien ajusté, la gambra, part et retombe dans un nuage de plumes. . Après de longues prospections stériles , ravins ,falaises, labours et déchaumé, je décide de revenir sur mes pas ,la ou j'ai levé la première compagnie, le rappel d'une perdrix se fait entendre , la bas droit devant : katchak ! katchak...le crie viens du sédra ,à mi-hauteur de la falaise, je contourne de façon a favorisé mon tir, j'avance en faisant le minimum de bruits, deux perdreaux se lèvent juste devant moi, sans cris mais dans un terrible bruissement d'ailes ,je vise celui de gauche, au premier coup de fusil, il bascule touché net ,je vise le second qui tombe comme une pierre ,je réalise un doublé , quelle jubilation ! Les deux oiseaux tombent dans un déchaumé en bas, je descends les récupérer tranquillement, je savoure ces instants sublimes ... je cueille le premier et m'apprêtait à cueillir le deuxième, lors que celle-ci, à ma grande stupéfaction, s'envole comme si rien n'était, Smain qui a vu toute l'action, n'en revenait pas ! C'est une chasse qui réserve toujours des surprises ou des imprévus, se qui fait sa difficulté et son authenticité. Mes six cartouches épuisées, je décide de suivre smain ,qui se trouvait en contrebas des ravins, un peut contrarié, parce qu'il a tué net un perdreau ,malgré une recherche avec opiniâtreté , n'a pas trouver l'oiseau. C'est se qui arrive quant on ne localise pas précisément le point de chute. Le temps passe vite, la fatigue se fait sentir de plus en plus, c'est une chasse dure, une chasse digne de ce nom, le territoire est difficile, ce n'est pas les plaines du Gatinaix ou du Vexin, mais tout les chasseurs le savent, plus c'est dur et plus la chasse est fantastique, c'est une chasse fascinante, car il y a véritablement un " combat " qui se joue entre la gambra et le chasseur. Je vois mon père de loin nous faire des gestes, C'est bientôt l'heure de la rupture du jeûne, il faut faire vite, nous nous dirigeons vers la voiture. Sur le chemin de retour, nous surprenons un renard à proximité de son terrier, Smain le sèche d'un coup,la mort l'a surpris, le pauvre renard n'a pas eu le temps de comprendre ce que lui arrive ! En voiture, sur le chemin de retour, le crépuscule tombe lentement, je repense aux temps forts de la demi-journée ,comme à mon habitude, je prends une gambra entre les mains ,pour sentir l'odeur caractéristique qui se dégage de ses plumes, les couleurs qui composent sa livrée m'évoque " bled el hmidi ",elle sait à merveille utiliser son plumage, pour contrecarrer ceux qui la convoite , c'est l'oiseau noble par excellence, ici le mot sauvage a encore tout son sens ; " sans gibier sauvage la chasse perd son charme, ses saveurs et toutes ses émotions, elle devient dérisoire " disait Dominique aufradet, le célèbre spécialiste de la perdrix grise. Longtemps je me souviendrais de cette journée, et longtemps je dirais : " vivement bled el hmidi !!!!" 03 juin 2010
-
DERRIERE !
(Mon stage de tir avec P.Marty) Derrière, l'exemple de l'épuisette à papillon, du train et de la signature !... Ce sont la, les mots et phrases que j'ai retenus du stage de tir que j'ai effectué le samedi 8 mai avec M. Philippe Marty. On était un groupe de trois personnes, Pascal, son fiston Valentin, qui sont des inconditionnels de la fosse universelle et moi-même. Le stage comporte une partie théorique le matin, et une autre pratique, l'après midi. A noter que M.Marty est le seul à ma connaissance dans ce domaine, qui met la théorie au service de la pratique, ce qui me parait logique ; comme toutes activités sportives ou autres, pour apprendre, on commence par la théorie, on ne peut progresser sans comprendre ce que l'on cherche à faire. Bien tirer ne peut s'acquérir qu'avec la répétition des gestes jusqu'à qu'ils deviennent des automatismes. Malheureusement la chasse actuellement n'offre pas cette possibilité, pour bien tirer et progresser il faut fréquenter les stands. Mais griller des milliers de cartouches sans savoir pourquoi on casse ni pourquoi on passe à coté, ne mène nulle part, d'où la nécessité de prendre des leçons de tir, de préférence avec un bon formateur. je parle en connaissance de cause puisque je suis moi-même formateur ; car j'en connais des pseudo-formateurs ,notamment sur la région parisienne ,qui te font perdre ton temps et ton argent, qui profèrent des affirmations fantaisistes, te conseillent de changer de fusil, de changer de cartouches , de choks?Et se mettent en colère contre toi ou se désintéressent de ton cas lorsque tu n y arrives pas. N'est pas pédagogue qui veut ! Heureusement M.PHILLIPE MARTY, fait figure d'exception ici en France. Formateur et coach, excellent pédagogue, cultivé et plein d'humour, chasseur au fond de l'âme, très humble, d'ailleurs il commence la théorie par la citation : ? Tout maître a été un jour élève ? .Son expérience lui permet de savoir de quoi il parle, il s'intéresse à toutes les disciplines, nous parle avec patience, très attentifs, fait ce qu'on appelle dans notre jargon de formateurs de ? l'écoute active ? et surtout il nous fait progresser. Voici un résumé de ce que j'ai appris, durant ce stage, Philippe, Pascale et Valentin me reprendront si j'écris des bêtises : Le matin, la théorie : ? le savoir et le savoir faire ? M.Marty, nous formate le cerveau, comme on formate un simple disc dur et installe un nouveau système d'exploitation qu'il appelle ? les fondamentaux ? ; oubliez les histoires des canons, long ou court, bourre à jupe ou grasse, longueur du culot etc.?des sujets qui font l'objet de polémiques sur les différents forums et stands et concentrons nous sur les bases, sur l'essentiel. L'après midi, la pratique : ? la technique ? Sur les pas de tir, quelques épaulés à vide pour que M.Marty vérifie si le fusil est bien adapté à notre morphologie (élémentaire mon cher Watson ), dans mon cas, chose rare, le ? zoli ? me tombe bien, je n'ai pas besoin de modifications. Puis il corrige nos défauts ; mauvais épaulé, position des pieds, du buste,les mauvaises habitudes..., éviter les positions extravagantes qu'on voit beaucoup sur les stands, il faut simplifier au maximum nos gestes.Nous fait tirer un par un, lui, placé derrière, commente le bon comme le mauvais pour nous aider a percevoir la qualité de notre mouvement ;cela oblige a comprendre les raisons pour lesquelles on casse ou on rate. Il nous apprend la technique anglaise, pour ceux qui s'interrogent sur la supériorité des anglais dans toutes les compétions internationales, le stage répondra certainement à leurs interrogations. Respectez les fondamentaux répétait-il tout le temps. Les résultats sont obtenus par la répétition des gestes essentiels, jusqu'à ce qu'ils deviennent automatiques, le tir comme le reste cela s'apprend, ce qui compte se n'est pas de tirer beaucoup disait M.Marty, mais c'est de le faire sérieusement le plus fréquemment et surtout régulièrement possible. Les plateaux trop techniques ou trop rapides sont à éviter, on ne devient pas bon tireur sans effort ni persévérance ! Voila en gros les grandes lignes, de ce que j'ai retenu, mais il y a deux mots qui m'ont particulièrement marqué : ? derrière ? et ? simplicité ? Derrière : Car mon coup était souvent derrière ! Sur ce point, je suis très régulier ! ![]() Mais en maîtrisant la technique anglaise, j'espère régler ce problème ; attaquer le plateau juste derrière lui pour pouvoir le suivre le rattraper et tirer en swinguant mais il faut au préalable calculer la fenêtre de tir et bien évidemment respecter les fondamentaux. Simplicité : On a un jour demandé au célèbre grand fusil et écrivain, M.Paul Vialar, quel était le secret du tir de chasse il répondit par citer une phrase célèbre d'Anatole France, en parlant de sa façon d'écrire : ? je mets pas mal de choses d'abord sur mon papier ; ensuite j'ajoute la simplicité ?.le même principe s'applique pour le tir et c'est aussi l'enseignement essentiel que j'ai retenu de l'exemple de la signature de M.Marty ,ceux qui ont fait le stage ; Pascal , Valentin et autres me comprendront. Je conseille vivement ce stage à tous les chasseurs débutants pour acquérir les bases avant de ce lancer à la chasse proprement dite et aux chasseurs qui souhaitent améliorer leur tir (on parlant de chasseurs, je veux parler des chasseurs passionnés avec une certaine éthique pas ceux qui assaisonnent tout ce qui bouge a moins de dix mètres!).Le stage est aussi a conseillé au tireurs débutants ou confirmés, tout le monde peut en tirer profit. Après ce stage le tir devient une drogue, on a besoin d'une dose quotidienne d'entraînement qu'elle soit théorique ou pratique, car on prend plaisir à progresser, ce qui nous motive encore plus. ? Les débutants comme tant d'autres flirtent souvent avec le découragement mais les zéros sont la véritable source de progrès, à condition d'en avoir l'explication. Nous avons tous connu ces périodes difficiles et c'est en définitive le fondement de notre savoir. ? M. RIGAL. ? Il faut savoir que casser le plateau est tout a fait secondaire, seul la cinématique globale du mouvement présente une réelle importance cette notion est capitale, elle doit être constamment présente à l'esprit de celui qui souhaite progresser. ? D.BERGER. MERCI MISTER MARTY ! ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Pascal à la FU ![]() Valentin très bon tireur ![]() tirez les deux yeux ouvert Pascal ![]() ![]() même sans fusil il peut casser ![]() ![]() Il est zoli mon zoli
27 avril 2010
ADIEU LE CYNERGY BONJOUR LE COLUMBUS
Au dernier salon de la chasse, la gamme Zoli ,a particulièrement attiré mon attention, j'ai été tout de suite séduit par leurs ligne élégamment proportionnées,les fusils sont bien fini, intègrent les progrès techniques toute en conservant les lignes familières. celui qui m'intéressais tout particulièrement est a ma connaissance la seule bascule basse raisonnablement abordable, si l'on compare avec les Perazzi ,R.Gamba ... entre autres. Etant chasseur avant tout, mon choix c'est fixé sur la version chasse ? le Columbus ?, mais il faut savoir que chez zoli , toute leurs gammes appelé ? la révolution traditionnelle ? à la même mécanique que ce soit chasse ou sport, fabriqués avec les même exigences, utilisant les dernières technologies contrôlées par ordinateur, en plus Zoli ,se distingue parmi ses pairs par la fabrication de ses propres canons d'une très haute qualité.
Pourquoi ce choix : Une bascule type holland and holland ultra basse (61mm) forgé d'un seul bloc gage de robustesse, avec un verrouillage de type bosse, un système de première classe, c'est simple, efficace et très fiable, de surcroît, il permet de donner au fusil de bonne proportions, une ligne élégante et de la stabilité. Cerise sur le gâteau, la batterie (ensemble du mécanisme de percussion) est amovible, la aussi inspiré du modèle sporting H&H, aisément démontable en utilisant une clé livré avec le fusil, ça nous rappelle aussi les Perazzi, sauf que le système de démontage est différent, pour ces derniers, il suffit simplement de pousser la sûreté en tirant le pontet vers le bas, mais je préfère le système Zoli c'est plus sure. La batterie amovible rends l'entretiens et la réparation une tache facile, tout le mécanisme est traité au titane pour une résistance à la corrosion et à l'usure maximale. J'ai toujours à l'esprit , les conseilles que ma donné mon armurier préféré M.Serge Bouxin: "Si lorsque je démonte la crosse, je vois apparaître une mécanique complexe, faite de petites pièces qui pousse des petites pièces qui pousse des ressorts qui pousse des grosses pièces... Je me dis, "Et ça vieilli comment?". Demande à l'armurier de te démonter la crosse et regarde. Si tu comprends et que ça te parait clair, c'est bon, si tu y vois un fourbi innommable, prudence sur la longévité. Très important également, l'état de finition des pièces, y a t il des traces d'usinage ou toutes les pièces ont été polies? ?La mécanique Zoli m'a l'aire suffisamment simple pour durer!!
La mono détente sélective, contrairement au Cynergy est a inertie, son avantage est plus de sécurité en cas par exemple d'un défaut de percussion. Les percuteurs sont guidés par une bague spécialement conçu pour assurer un fonctionnement parfait, elle est pourvue d'orifices qui permettent la déviation des gaz au cas ou une amorce serais perforée accidentellement, sans dommages pour l'arme ni pour l'utilisateur.
Tout le mécanisme de détente, de percussion et la frette sont obtenus à partir d'ébauches d'aciers forgés. Les canons fabriqués à partir de barres d'acier laminées à chaud ,soudés à l'argent, comme chez Purdey, un procédé qui garantie une liaison plus sure des canons. , une bande ventilée fuyante striée et guillochée.
La bascule en trempe argenté, orné de gravure à l'anglaise et animalière rehaussé d'or représentant des perdrix rasants sur la face droite, des canards sur la face gauche, un coq faisant en vol sur le fond. je la trouve sans faute de goût, ce qui n'est pas toujours le cas chez certains fabricants italiens.
Très élégante crosse pistolet à poignet fuyante et devant enveloppant à la Woodward, finement quadrillé, bois de belle qualité ,autre particularité du Columbus, la plaque de couche est en bois finement quadrillé, la aussi particularité en règle générale réservée pour les armes fines.
Le poids est de 3,2k (200g de plus que le cynergy),pour l'équilibre,je dois admettre que j'ai été très agréablement surpris par le Columbus, le fusil monte à l'épaule comme une fleur! (et oui ! j'aime bien cette expression Les départs sont de bonne qualité, avec un confort de tir et un très faible recule même avec des charges magnum, l'éjection est puissante et bien réglé ,le Colombus est un vrais bijoux que l'on épaule et manipule avec plaisir ,j'ai trouvé les sensations que je cherchais.
? L'un des instants qu'un vrai chasseur savoure entre tous, c'est celui du rendez-vous, quand on libère de leurs étuis de cuir épais les canons d'acier froid noir et brillant ,pour les assembler sur la bascule.Ce mouvement preste et adroit des mains exactement placées, la crosse maintenue sur le coude, est un rite ,il rend l'arme à la vie. Les crochets s'ajustent en douceur, voluptueusement , au centième de millimètre dans la mortaise de la bascule. Quel plaisir pour l'oreille et la main que ce déclic moelleux de fusil refermé,les verrous qui plongent d'un coup, avec une précision parfaite,dans le logement des crochets ?.
|