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Dressage
Principes généraux :
Calme, patience et fermeté
Il est toujours facile, sur le papier, de
tracer le portrait théorique du dresseur idéal et d’énumérer
d’innombrables qualités, toutes plus indispensables les unes que les
autres pour réussir.
Hélas, vous lecteur débutant confronté à la mise en pratique et à la
réalité du terrain avez parfois tendance à laisser ces conseils à la porte
de la maison tant leurs nombres sont importants et tant leurs
applications peuvent vous sembler paralysantes.
Dans un souci d’efficacité, je me suis donc limité ici à la présentation
de quelques règles simples :
Retenez que l’on arrive à rien en utilisant certains procédés. On ne
hurle pas et on ne frappe pas quand on travaille un chien. Outre le
spectacle déplorable qu’ils donnent, cris et coups deviennent rapidement
inefficaces dés lors qu’ils se multiplient et qu’ils sont érigés au rang
de dressage. Cet engrenage conduit inexorablement à monter d’un cran à
chaque fois, alors que dans le même temps, ces procédés ont de moins en
moins d’effet.
Mieux vaut garder son calme et son énergie pour hausser le ton au moment
opportun. Car le moment où la sanction est appliquée compte autant,
voire plus, que son intensité. La réprimande doit être faite à l’instant
même de la faute, pas après car il est trop tard. L’exemple le plus
frappant est celui du chien qui désobéit en refusant de venir au pied,
puis s’exécute enfin au bout de longues minutes et que son maître,
excédé, corrige une fois qu’il est au pied.
Cet exemple d’incohérence et d’intervention à contre temps, (le chien
doit être sanctionné au moment précis ou il fait le contraire de ce
qu’on lui demandait) incarne le type de comportement à proscrire. Le
chien risque rapidement de ne plus comprendre à ce qu’on attend de lui
et surtout, il va perdre toute confiance en son maître. Dans ce cas
d’exemple, féliciter le chien même s’il est revenu bien après le
commandement. Même si c’est dur pour le maître, car assez énervé par le
comportement du chien, c’est en le félicitant d’être revenu au pied
qu’il prendra confiance et s’exécutera plus facilement les prochaines
fois.
Retenez également qu’un ordre doit toujours être exécuté. Ne laissez
jamais votre chien n’en faire qu’à sa tête, c’est le meilleur moyen de
le rendre inutilisable. Si vous avez demandé « stop », votre élève doit
s’arrêter. Insistez, jusqu'à l’exécution. Quand il obéit, flattez-le. Si
tel n’est pas le cas, réprimandez-le ; La patience, n’exclut pas la
fermeté.
Vous avez à votre disposition toute une gamme d’intonations en fonction
de la faute commise. Dans les cas graves, (donc très rare) corrigez-le,
non pas en le frappant, mais soulevez-le en le tenant de part et d’autre
du coup et secouez-le fermement pendant quelques secondes. Cette
méthode, sans danger et très efficace, impressionne énormément le chien.
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