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Le
grand tétras
Espèce
: Tetrao urogallus
Genre
: Tetrao
Famille
: Tetraonidés
Ordre
: Gallinacés
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Galerie photos |
Encore appelé coq grand tétras ou tétras
urogalle, cet oiseau est le plus grand représentant de la famille des
tétraonidés. Dans le Jura, les Vosges et les Alpes, on trouve la forme
type. Dans les Pyrénées, il s'agit d'une forme spéciale : Tetrao
aquitanicus.
Le dimorphisme sexuel est très accusé. Le mâle, dont la longueur totale
va de 0,90 m à 1 m et le poids de 3,300 kg à 4 kg dans les Pyrénées,
pèse de 3,800 kg à 5 kg, rarement plus, dans le reste de la France.
L'ensemble du plumage est sombre, noirâtre, mais avec du gris cendré au
cou, du marron sur les ailes, une tache blanche à l'aisselle et surtout
un plastron aux reflets métalliques verts et violets viennent égayer ce
plumage. Parfait éventail de 18 rectrices noires, la queue est marbrée
de blanc. Une partie nue , d'un rouge écarlate, située au dessus de
l'oeil, une véritable barbe de petites plumes, un bec crochu de rapace
donnent à la tête un air presque menaçant. La femelle d'un format plus
réduit, ne pesant que 2 kg en moyenne, est vêtue d'un plumage roux mêlé
de marron, de gris, de blanc, de noir, qui lui a valu le nom de rousse
Le coq de bruyère se nourrit de baies
variées, surtout myrtilles et framboises; il ne dédaigne pas les
insectes, les vers, les petits mollusques. En hiver et au printemps, il
recourt aux aiguilles et aux bourgeons du hêtre.
Le milieu biologique du grand tétras est
la forêt de conifères (sapins, épicéas, pins et mélèzes), souvent
parsemée de hêtres, avec un sous-bois épais où abondent les arbustes et
les plantes à baies. L'oiseau y trouve l'ombre et la fraîcheur qu'il
affectionne. Si, dans les Pyrénées, il doit se tenir en 1 400 et 1 900 m
pour trouver ces conditions écologiques, dans le Jura et les Vosges il
les rencontre entre 900 mm et 1 400 mm. Comme beaucoup de gallinacés
lourds et aux ailes courtes, il prend son essor par un vol ramé, puis se
laisse tomber dans le vide, en un long vol plané qui lui permet de
franchir plusieurs kilomètres.
La femelle pond à terre, au pied d'un arbre ou d'une souche, 6 à 8 œufs
de la tailles de ceux de la poule domestique. Les poussins éclosent
après 4 semaines d'incubation; ils ont le dessous du corps jaune clair,
le dos plus foncé, avec du beige, du brun, du noir et rayé de bandes
noirâtres.
Alors que l'espèce est pratiquement invisible presque toute l'année, au
printemps, époque des amours, il en est tout autrement. Cette période,
dite "du chant", appelée "Balz" dans les pays de langue allemande, se
situe en Avril dans les Vosges et le Jura, en mai dans les Pyrénées. Une
heure avant l'aube, le mâle commence ses ébats, soit à terre, soit
plutôt sur un arbre, pin sapin ou bouleau; il choisit une branche nue et
horizontale qui favorise ses rapides allées et venues. Puis il fait
entendre une phrase dépourvue de toute musicalité qui débute par des
claquements du bec (tek-tek-tek) suivis d'une explosion sonore
comparable au bruit produit par le débouchage d'une bouteille, et se
termine par un grincement métallique, ou cisaillement, de quelques
secondes. Le coq répète cette phrase toutes les minutes environ,
jusqu'au point du jour. Sur un arbre voisin ou à terre, la femelle,
immobile, fait entendre un son sourd (back-back-back) qui précède
souvent l'accouplement.
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