Dossier chasse Voyage de chasse Chasse à la bécasse et aux petits gibiers au Québec
CINQUIÈME ET DERNIER JOUR
 
Nous arrivons à notre ultime jour de chasse et avons pour intention d’en profiter au maximum.


Quelques oies bernaches recontrées au détour d'un chemin

En route il règne dans l’habitacle un calme étrange produit de notre fatigue et de la fin de plus en plus proche de notre voyage. Dans ce climat quasi nostalgique, nous observons les paysages, histoire  de s’en mettre plein les yeux et, soudain, nous distinguons dans les méandres d’un lac quelques formes inhabituelles.   Nous nous lançons alors dans l’approche silencieuse d’une dizaine d’outardes dissimulées dans les roseaux.  En ce moment fatidique, notre complicité est un réel atout, nul besoin de palabres, tel un orchestre, chacun d’entre nous avance à pas de loup et se positionne … 
Arrivés à une vingtaine de mètres nous stoppons notre progression. Nous nous regardons, et entamons un court décompte qui s’achève par un parfait tir en accord, suivi de deux nouvelles détonations et du cri caractéristique de la bernache au vol. Notre stratégie a été payante puisque trois oiseaux sont à terre, nous exultons et profitons de ce moment pour nous congratuler.

Sublime lac perdu dans la brume

Bien que ce moment soit très plaisant il était inattendu et ne fait pas partie du programme de la matinée, nous ré-embarquons dans notre 4×4 en direction d’un certain nombre de spots déjà explorés durant la semaine. Nous y lèverons quelques bécasses mais la densité est sans commune mesure avec ce que nous avions pu voir dans ces secteurs.
Nous en restons là, et après un bref déjeuner, nous regagnons un coin très prisé des chasseurs de gélinotte dans lequel nous avons l’habitude de rencontrer notre oiseau fétiche.

Sur place, dame nature nous ensorcelle et, pas à pas, nous nous heurtons à l’été indien qui le temps d’un instant nous fait oublier que la belle saison est passée.  Déclic semble fondre sous la chaleur pesante, il devient pour nous très compliqué de chasser dans ces conditions à tel point qu’après trois levées nous renonçons à la zone pourtant très prometteuse.
Après un bain rafraîchissant dans la rivière nous regagnons l’aulnaie par laquelle nous avions commencé notre périple.  Sur place la nature a revêtu les plus belles parures de l’automne et la chaleur est toujours présente. Il semble que Déclic ai compris qu’il est temps pour elle de mettre à contribution ses dernière ressources. En l’espace de quelques centaines de mètres, pour le bouquet final, elle nous fournis plusieurs oiseaux, nous profiterons alors de ces derniers instant pour prélever deux dernières bécasses et, dans un élan de traditions, nous tuerons la chasse comme il se doit…

L'immensité de la réserve de Mastigouche

 

 

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