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Armes, optique et munitions par Jacky Brusspn, Armurier Dipl

3 sujets de 1 à 3 (sur un total de 3)
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    lemon
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    Armes, optique et munitions pour l’Afrique
    Par Jacky Brusson, Armurier Diplômé de l’École de Liège

    Un safari peut représenter un effort financier important. On y part plein d’espérance et, s’il a été bien préparé, il y a toutes chances que, dès son retour, le chasseur ne rêve que d’y repartir. Il serait dommage de gâcher ses chances de succès par un mauvais choix d’armes, optique ou munitions, ou faute du réglage ou de l’entraînement nécessaires.

    Le choix du calibre

    Le choix du calibre dépend fondamentalement de l’animal à tirer mais aussi de la distance habituelle de tir.

    Devant l’extraordinaire diversité de la grande faune africaine, allant du minuscule dik dik de moins de dix kilos au buffle caffer et aux élands d’environ huit cents kilos en passant par les antilopes de toutes tailles –sans oublier l’éléphant- on conçoit que le choix du calibre de l’arme ou des armes à emporter soit délicat. Pour nous y aider, respectons la règle suivante pour tous les animaux à l’exception seulement des plus lourds (élands, buffles et éléphant) : l’énergie de la balle à cent mètres doit être d’au moins 100 kg/m supérieure au poids de l’animal.

    A titre d’exemple, l’énergie à cent mètres de la 7×64 est d’environ 290kg/m. On peut tirer avec ce calibre des animaux ne dépassant pas 190 Kg , donc les antilopes légères et moyennes que sont impala , gazelle.

    L’énergie à cent mètres de la 300 Winchester magnum est d’environ 400 kg/m. On peut tirer avec ce calibre des animaux ne dépassant pas 300Kg, donc les hippotragues sables et rouans, les gnous et bubales,…

    Dans la pratique, le calibre roi incontesté pour l’Afrique reste le 375 Holland et Holland. Son excellente précision, la vitesse de sa balle voisine de 650 m/seconde à cent mètres, son énergie moyenne de 450 kg/m à la même distance, sa flèche faible à deux cents mètres voisine ou inférieure à dix centimètres pour un réglage à la DRO, font qu’il convient à de nombreuses conditions de tir depuis les petites antilopes (qui peut le plus peut le moins) jusqu’au buffle (c’est parfois le calibre minimum imposé par la réglementation) et même à l’éléphant.

    A condition d’épauler bien, son recul est assez facilement supporté par les chasseurs et chasseresses plutôt légers, ce qui n’est pas toujours le cas des calibres plus puissants.

    Certes, pour le buffle et surtout l’éléphant, de nombreux chasseurs utilisent maintenant des calibres plus puissants, le 416 Rigby pouvant en particulier être un excellent choix. Le 375 HH reste cependant parfaitement efficace sur ces animaux lourds et résistants, sous réserve d’un bon placement de la balle et de l’utilisation de balles blindées dans tous les cas pour l’éléphant.

    Pour un safari ne comportant ni buffle ni éléphant, le 300 Winchester magnum peut être un excellent choix. C’est un calibre très apprécié en particulier des guides sud africains et namibiens pour les safaris limités aux antilopes même lourdes. Si l’on doit tirer un éland, c’est cependant un minimum, imposant pour le moins une balle bien placée.

    Dans des gammes de puissance proches, permettant donc de chasser à peu près les mêmes animaux, on trouve le 7 mm Remington magnum, le 8×68 S ; le 300 Weatherby magnum, le 338 Winchester magnum.

    Les 9,3×74 R et 30 R Blaser qui sont des calibres de carabines express ne sont guère adaptés à l’Afrique.

    Pour un premier safari africain dont les animaux recherchés ne sont que des antilopes ne dépassant pas cent cinquante voire deux cents kilos, le chasseur peut emporter la carabine qu’il utilise peut-être pour ses chasses au grand gibier européen, 7×64, 270 Winchester, 280 Remington ( attention ce calibre n’est qu’en carabine semi auto donc interdit en afrique), 9,3×62 en particulier.

    Aujourd’hui, les fabricants proposent sur le marché un grand nombre de nouveaux calibres très puissants dont l’ensemble nous vient des Etats-Unis. Nous avons pu voir en quelques années apparaître des calibres que l’on peut qualifier d’exotiques et dont certains si ce n’est tous ont été éphémères. La plupart de ces nouveaux calibres ont repris la numéralogie des anciens. C’est ainsi que nous avons pu découvrir un 375 A. Square, un 375 Weatherby ou encore un 416 Remington, un 416 Weatherby et bien d’autres. Cette multiplication des nouveautés s’oppose au souci de trouver des munitions facilement. De ce fait, la sagesse implique de rester traditionnel : si vous manquez de munitions, vous en trouverez facilement en voyage pour votre carabine de calibre « universel ».

    Pour conclure sur le calibre, résumons dans un tableau les calibres courants adaptés pour les grands groupes d’animaux africains.

    Calibres Animaux
    270 w -7 x 64 Petite et moyennes antilopes-Gazelle – Phacochère

    7mmRM – 300 WM – 300 Weath. – 8 x 68 S – 338 WM – 9,3 x 62 Moyennes et grandes antilopes-Léopard-Lion

    375 HH – 416 Rigby – 458 WM Grandes antilopes-Lion-Buffle- Eléphant

    Le chasseur ne s’étonnera pas que les guides soient équipés d’armes plus puissantes que le 375 HH : 416 Rigby, Remington ou Weatherby, 458 Lott, voire 470 NE et même plus. Ils doivent en effet être en mesure d’arrêter la charge d’un buffle ou d’un éléphant qui chargerait.

    Le choix de la carabine

    Choisir une arme pour la chasse en Afrique demande un peu attention à certains critères compte tenu des difficultés que l’on va rencontre dans un milieu rude.

    Voici quelques conseils qui vous permettront de mieux aborder le choix de cette nouvelle carabine qui sera votre compagne de chasse et qui vous servira de nombreuses années pendant votre carrière de chasseur de grand gibier.

    La culasse
    Il faut un système de culasse robuste et une griffe d’extraction large, ce qui permet, dans le cas ou une munition resterait coincée dans la chambre après le tir, de bien agripper le culot de la douille et d’extraire cette dernière sans problème afin de ré-alimenter la suivante. Dans le cas contraire, une petite griffe d’extraction pourrait se dégager de la douille coincée sans l’extraire ; alors, la réalimentation serait impossible, ce qui pourrait mettre votre vie et celle des autres en danger.

    La culasse doit être fluide, sa manipulation silencieuse et aisée ; le levier doit être facilement pris en main afin d’avoir un geste naturel. La boule de ce levier peut également avoir un moletage ou quadrillage ce qui, en cas de forte transpiration, permet à la paume de la main de ne pas glisser.

    Le poids
    Le poids de cette future carabine de calibre adapté au grand gibier recherché ne doit être trop léger. En effet, une arme trop légère relève et son recul se fait plus sentir lors du tir, ce qui vous fera appréhender les coups suivants.

    A titre indicatif, on peut conseiller qu’une carabine de calibre 375 HH ne pèse pas moins de 3Kg 400, hors lunette de visée.

    La crosse
    La crosse doit être assez longue et finie par un très bon sabot en caoutchouc , si possible posséder une joue et avoir une bonne couche. La prise en main doit vous faire ressentir un confort et vous permettre d’aligner les organes de visée sans contrainte de positionnement de la tête.

    Si elle est en bois, assurez vous que les fibres sont bien en long surtout entre le fût et la poignée de crosse. N’acceptez jamais une carabine dont un nœud serait apparent près de la poignée . Pour une carabine de très gros calibre, contrôlez les renforts ; au-delà du 375 HH, deux renforts sont nécessaires si un bedding en résine n’a pas été réalisé entre la crosse et le canon.

    Le bedding est un lit en résine positionnant le boîtier de culasse parfaitement dans la crosse supprimant ainsi tout jeu qui occasionnerait un fragilité et une cassure certaine de la crosse ,il y a aussi des fabricants qui utilise le bedding tout le long du canon afin que ce dernier ne puisse vibré .

    La détente
    La détente doit être un peu large et bien placée, pas trop en avant dans le logement du pontet. La double détente ou encore le stecher à la française ne sont pas obligatoires sur une carabine de fort calibre et même parfois déconseillés pour le tir des animaux dangereux, qui se fait toujours à distance modérée. Par contre, il est très important que la détente directe soit bien réglée, sans trop de course avant le départ et surtout quelle ne gratte pas. Il est souvent nécessaire de faire reprendre le départ par un armurier compétent.

    Le poids de départ ne doit pas être trop bas pour éviter tout accident par un départ inopiné. Il serait déraisonnable de régler le poids de départ à moins de 1,2 kg.

    La sûreté
    Le système de sûreté devra avoir une maniabilité rapide, être silencieux et de préférence à trois positions comme dans le cas d’un drapeau de type Mauser mais sur le côté car dans le cas d’un système Mauser d’origine son utilisation est quasi impossible avec une lunette.

    Le magasin
    Il est préférable d’avoir un magasin plutôt qu’un chargeur car le magasin possède un ressort de planchette élévatrice beaucoup plus ferme que celui d’un chargeur. De plus, il n’y a pas de risque de perdre ou abîmer le chargeur.

    Si vous utilisez une carabine ayant un chargeur, il faut en emporter un de rechange.

    Les grenadières
    Un petit détail qui a son importance concerne la position du pied de la grenadière avant. S’il se trouve sur le fût en bois au niveau de la main gauche (chez un droitier), il risque de vous blesser lors du tir avec une carabine au recul vigoureux. Un anneau de grenadière au canon est bien plus agréable et évite ce genre de petit désagrément. Un grand nombre de fabricants proposent des anneaux démontables. Assurez-vous qu’ils sont de bonne qualité et qu’ils se verrouillent par un petit mécanisme à mollette ; cela vous évitera qu’ils s’ouvrent par inadvertance et que votre carabine tombe quand vous la portez à la bretelle.

    La visée
    Les organes de visée doivent êtres solides. Un seul feuillet de hausse est suffisant. Certaines carabines et principalement les très anciennes possèdent des hausses à trois feuillets. Il faut rappeler que certaines armes n’étaient pas équipées d’optique et que ce type de hausse permettait de faire des tirs à grandes distances. Aujourd’hui, il est rare qu’une arme ne reçoive pas une lunette pour les tirs à moyenne et grande distances.

    Le guidon doit être placé dans son porte guidon en queue d’aronde longitudinal, ce qui en cas de choc latéral évite un déréglage. Ceux placés latéralement sont à proscrire sauf si un protège guidon solide est mis en place.

    La forme de la hausse la plus aisée visuellement est un V bien ouvert permettant d’inscrire dans le bas de ce V le guidon en forme de rond.

    En observant tous ces petits détails, vous pourrez mieux affiner votre choix parmi les armes proposées sur le marché. Il ne s’agit que de conseils et non d’obligations, chaque chasseur pouvant avoir ses préférences ou habitudes.

    Les types d’armes
    Avec quel type d’armes partir en voyage, carabine double express, carabine démontable ou carabine conventionnelle ?

    Les chasseurs n’utilisent plus guère en Afrique de carabines double express, ne fût-ce que parce qu’elles ont une précision toute relative au-delà de soixante mètres, en raison des problèmes de convergence des canons. Les carabines à verrou équipées de lunette de visée ont en tout cas une beaucoup plus grande précision à moyenne et grande distance.

    L’explosion du marché de la carabine démontable incite un grand nombre de chasseurs à les utiliser. Ces carabines offrent souvent la possibilité des changer les canons donc de pouvoir changer de calibre. Elles sont généralement assez bien étudiées et l’on peut avoir confiance dans leur mécanisme et dans la régularité de la remise en place parfaite du canon au remontage. Ces mécanismes ne supportent cependant pas les très gros calibres, supérieurs au 375 HH sauf dans quelques marques prestigieuses à des prix également prestigieux.

    Ce type d’arme a aussi l’avantage de voyager dans des étuis plus courts, donc plus discrets et plus légers.

    La carabine conventionnelle à verrou offre une grande résistance ou rusticité, une grande fiabilité mais il est impossible d’avoir avec soi un deuxième canon. Il faut donc emporter une autre arme si l’on décide d’utiliser deux calibres différents. Les forts calibres sont acceptés sans aucune réserve sur les types de mécanisme magnum.

    Choix de l’optique de tir

    Tout comme pour la carabine, il faut choisir une optique de qualité. N’hésitez pas à mettre dans une lunette le prix nécessaire à l’obtention de cette qualité. La solidité est l’un des premiers critères à retenir. Achetez de préférence une optique dont le réticule est gravé au laser sur une lentille et donc incassable. Veillez également à choisir un corps de type mono bloc, ce qui a pour avantage d’obtenir une étanchéité à l’humidité et surtout à la poussière.

    Ne perdez pas de vue que vous serez à plusieurs milliers de kilomètres de votre armurier et qu’il est toujours frustrant de finir un safari avec la carabine de son guide

    Achetez de préférence une lunette à rail car il est important qu’elle ne bouge pas au tir. Dans le cas d’une lunette à colliers et si le montage a mal été effectué, votre lunette avancera lors du tir, ce qui occasionnera un dérèglement. Lors d’un montage pivotant, le rail augmente la hauteur de mise en joue de quelques millimètres mais cela est préférable.

    On utilise le plus souvent des lunettes à grossissements variables. Le choix du grossissement dépend de la distance de tir et donc souvent du calibre. La plus utilisée est incontestablement la 1,5 à 6 avec une sortie de 42 mm. Elle offre un choix de grossissements convenant à toutes sortes de tirs à petites et grandes distances. Sur une carabine de très gros calibre comme le 416 Rigby, le grossissement 1,25 à 4 est suffisant car ce calibre est destiné à des tirs à plus courtes distances ; en outre, le champ est plus large de dix mètres.

    Le réticule idéal est le n° 4 ou 4 A. Il s’agit d’une croix fine en son centre et de trois autres barres plus grosses sur les côtés droit et gauche ainsi qu’à la verticale inférieure, ce qui permet une visée rapide et précise. La différence entre ces deux reticules n’est qu’un écart des branches horizontales.

    D’autres réticules conviennent également pour la chasse en Afrique mais évitez les réticules de type croix de cheveux qui sont réservés au tir sur cibles. La finesse de cette croix la rend parfois peu visible.

    Pour les inconditionnels de la haute technologie et du derniers cri, le réticule lumineux n’est pas une obligation.

    Choix du montage

    La carabine est choisie ainsi que la lunette. Il ne vous reste plus qu’à bien définir le montage que vous allez faire exécuter par un professionnel.

    Les carabines sur le marché à l’exception d’une ou deux sont pré-percées et taraudées pour la pose d’un montage.

    Trois choix s’offrent à vous : le fixe amovible, le pivotant et le montage à crochets.

    Le montage fixe amovible
    Certains sont pour, d’autres contre. Ce type de montage concerne principalement le système à colliers. Il a l’avantage d’être très bas. En tout état de cause, il faut un montage de très haute qualité et ne pas hésiter sur le prix. Ne pensez pas qu’il est plus facile à faire et donc moins cher. Si un professionnel exécute ce montage dans les règles de l’art, le prix sera élevé, approchant celui de certains montages pivotants. En plus du fait que la lunette est bridée dans ses colliers, il est important de rectifier ces derniers afin d’obtenir un axe parfait. Le collage doit également être rigoureux et le temps de séchage de la colle utilisée (principalement de l’époxy lente) respecté.

    Le montage pivotant
    C’est le plus commercialisé. Ce montage permet une utilisation souple de sa lunette entre la chasse et le transport. Comme pour tous les montages, adressez vous à un professionnel qui vous conseillera une marque de qualité ayant fait ses preuves et insistez sur la hauteur de ce montage, pour qu’il soit le plus bas possible.

    Assurez-vous que ce professionnel vous installe une série magnum pour les calibres puissants et à fort recul. N’oubliez pas qu’une lunette à rail possède un ancrage plus solide.

    Si vous devez pister avec votre guide un buffle blessé, ce montage, comme le suivant, permet d’enlever facilement la lunette pour un tir rapide sur un animal qui chargerait de près.

    Le montage à crochets
    Ce montage est le meilleur de tous les montages mais ne peut être réalisé que par un spécialiste ayant une très grande expérience et respectueux de l’ajustage. Actuellement, en France, peu de gens sont capable de réaliser ce type de montage. Demandez toujours à voir un montage exécuté par cette personne afin de juger la qualité proposée.

    Il a l’avantage de permettre un positionnement bas de la lunette.

    Partir en safari avec une ou plusieurs armes ?

    Doit-on partir en safari avec deux armes de calibres différents ?

    Pour une première expédition de découverte qui n’inclura pas l’éléphant et probablement pas de buffle, certainement pas. On peut considérer que le 375 HH conviendra à tous les chasseurs et à tous les animaux envisagée (même le buffle s’il est sur la liste).

    Si les animaux à chasser ne comportent ni buffle ni les antilopes les plus lourdes (élands), le 300 Winchester magnum ou une arme de puissance équivalente fera très bien l’affaire. Si vous aviez cependant l’opportunité de chasser des animaux pour lequel le calibre choisi paraîtrait inadapté, le guide se ferait un plaisir de vous prêter une arme. La prudence voudrait alors que vous l’essayiez en tirant deux ou trois balles à la cible, pour vérifier à la fois son réglage, sa conformation à votre morphologie et la sensibilité de sa détente.

    Dans la grande majorité des safaris ultérieurs, une seule carabine de calibre 375 HH avec laquelle vous êtes bien familiarisé conviendra parfaitement.

    Si l’arme et l’optique sont en bon état, de marques connues pour leur qualité, si vous veillez à les manier avec précaution en Afrique où les conditions sont cependant rudes, il n’y a pas de raison que vous soyez confronté à une panne pouvant justifier une carabine de rechange.

    Il y a cependant des cas où l’on peut envisager de partir en safari avec deux armes de calibres différents, en particulier lorsque le buffle et / ou l’éléphant sont sur la liste des animaux recherchés. Compte tenu de la polyvalence du 375 HH déjà signalée, ce sera plutôt pour tirer le buffle, l’éléphant, voire un lion ou une très grosse antilope comme un éland avec un calibre plus puissant, par exemple un 416 Rigby ; tous les autres animaux y compris les autres grandes antilopes et le léopard peuvent alors être tirés avec un calibre un peu moins puissant, par exemple un 300 WM.

    Chaque arme est alors équipée de son optique, selon les principes précédemment exposés.

    Le nettoyage des armes

    Loin de chez soi, on à tendance à oublier quelques règles fondamentales du nettoyage. Voici la liste de ce qu’il faut emporter avec soi pour assurer un nettoyage simple mais efficace.
    – une petite burette ou bombe d’huile multifonctions, nettoyante, désoxydante, graissante,

    – un petit chiffon,

    – une petite brosse ou une vieille brosse à dents,

    – une baguette et écouvillon ou un nécessaire souple incluant l’écouvillon.

    En prenant ce strict nécessaire, il vous sera possible de bien nettoyer votre arme au retour de chasse en appliquant la procédure suivante :

    1. Vérifiez qu’aucune munition ne reste ni dans la chambre ni dans le magasin ou le chargeur. Pour cela, manipulez en premier votre culasse et sortez les éventuelles munitions restées.

    2. Sortez la culasse de son boîtier.

    3. Prenez la carabine et éliminez la poussière du boîtier de culasse à l’aide de la brosse.

    4. Si vous avez emporté avec vous un nécessaire de nettoyage complet, montez sur la baguette la brosse en crin et passez la baguette dans le canon pour éliminer les salissures de la poudre. Attention, cette opération doit s’effectuer sans huile.

    5. Injectez un jet d’huile dans la chambre et le canon et laissez agir quelques minutes puis, après avoir monté sur la baguette l’écouvillon en bronze, passez ce dernier dans le canon dans le sens de sortie du projectile. Ne jamais revenir en arrière. L’écouvillon étant sorti de la bouche du canon, devisez le puis ressortez votre baguette sur laquelle vous revisserez l’écouvillon afin de renouveler l’opération de nettoyage une seconde fois.
    Si vous avez emporté avec vous un nécessaire souple, utilisez le sans passer par l’opération à sec mais directement avec un peu d’huile.

    Ne pas laisser d’huile dans le canon sans l’essuyer : cela nuirait à la précision du tir.

    6. Remplacez l’écouvillon en bronze par celui en laine et asséchez votre canon en le passant deux ou trois fois. Insistez un peu plus dans la chambre car elle est un peu plus large que le canon ; une chambre propre rend l’extraction de la douille plus aisée et limite donc l’effort sur l’extracteur.

    7. Enfin, passez un petit coup de chiffon légèrement huilé sur toute la culasse et remontez la sur le boîtier en vous assurant du bon fonctionnement de l’armement, du départ et de la sûreté. A l’aide du chiffon huilé, passez un coup sur l’ensemble du canon et des parties métalliques ainsi que sur la crosse.

    Ceci étant fait, votre arme sera prête pour passer le lendemain une bonne journée.

    Les armes pour la chasse au petit gibier

    Emportez de préférence un fusil de calibre 12. Les cartouches de calibre 16 sont pratiquement introuvables en Afrique. Celles de calibre 20 sont rares ; il faut alors demander impérativement à l’organisateur ou au guide s’il peut vous en approvisionner au camp.

    Dans la plupart des pays, l’importation des cartouches (sauf balles pour fusil en nombre limité) est interdite ou strictement limitée.

    Les fusils automatiques sont en général interdits.

    On chasse en Afrique avec des vêtements plus légers que pendant nos chasses hivernales en Europe. Faites mettre votre fusil à votre couche pour l’épaisseur des vêtements que vous porterez sur le terrain, l’utilisation d’intercalaires de plaques de couche par votre armurier étant la méthode la plus satisfaisante. Il est en effet indispensable d’épauler bien ; à défaut, le nombre élevé de cartouches tirées vous provoquera un bleu à l’épaule, pouvant vous handicaper pour la suite du séjour.

    Pour un groupe de chasseurs, prévoyez un nécessaire d’entretien car les armes sont mises à rude épreuve tant par le climat et la poussière que par le nombre de cartouches tirées lors des belles passées. Une révision préalable de votre fusil chez votre armurier n’est donc pas un luxe superflu.

    Pendant les chasses au petit gibier en Afrique de l’ouest, il est souvent possible de tirer un ou deux phacochères. Certains chasseurs utilisent alors leur fusil avec des balles. Il vaut beaucoup mieux disposer d’une arme plus puissante telle que la classique carabine double express de calibre 9,3×74 R de vos battues hivernales en France, qui arrêtera mieux un phacochère sortant à grande vitesse d’une termitière. Cependant, pour pratiquer réellement la chasse à l’approche et même à l’affût du phacochère, on conseille à un groupe de chasseurs d’emporter une ou deux carabines classiques à verrou équipée d’une lunette, la puissance minimum nécessaire étant celle du 7×64.

    Munitions de grande chasse

    Le réglage
    La carabine étant choisie, la lunette montée il ne reste que le réglage à effectuer. Le professionnel qui à eu en main l’ensemble de votre nouvelle acquisition vous remettra la fiche de tir qu’il aura exécuté avec soin et avec le type de munition que vous aurez choisi pour partir en safari.

    Je vous conseille de prendre le temps de faire quelques séances de tir afin de vous familiariser avec la détente , la prise en main de la carabine et de son épaulement , garder une distance correcte avec l’objectif de la lunette . Assurez vous que le réglage qui a été effectué correspond à la D.R.O. et vous convient (la distance de tir conseillée pour un premier contact doit se faire à 100 mètres au maximum)

    Dans le cas contraire il vous faudra rectifier de quelques clics ce réglage :

    Voici comment procéder

    1 ère étape : faire une série de 3 tirs afin de bien trouver le bon groupement, pour régler à nouveau votre optique, dévissé les capuchons de protection se trouvant sur les tourelles de réglage. En général vous trouverez à l’intérieur les indications suivantes : sens de la monté ou de la dérive ainsi que la correspondance d’un clic à 100 mètres pour les optiques européennes et à 100 yards pour les autres.

    2 ème étape : L’arme étant parfaitement calée dans un chevalet ou similaire , effectuez les réglages nécessaires ( petite astuce : écrivez sur un morceau de papier le nombre de clic que vous avez effectuez et le sens dans le quel vous les avez fait) puis refaite un tir de control canon froid, renouveler l’opération jusqu’au résultat idéal. Sachez que vous ne pourrez jamais obtenir un groupement dans une pièce de monnaie à 100 mètre ,le groupement dans 5 cm est satisfaisant .

    Vos point d’impact à cette distance de 100 mètre devront êtres d’environ 4 centimètres au dessus du point visé pour respecter la D.R.O. (distance de réglage optimum)

    Qu’est ce que la DRO

    La DRO est le calcul de la trajectoire du projectile sortant d’un canon par la visée d’une lunette. Pour établir ce calcul on part sur le raisonnement suivant : le cœur d’un animal mesure environ 8 cm de haut , la distance de tir moyenne est de 100 mètres , la moitié d’un cœur étant de 4 cm on estime que le point le plus haut pour toucher ce cœur est donc de 4 cm au dessus à 100 mètres , prenant en compte cette définition pour tous les calibre cela nous permet d’établir une règle définitive appeler D.R.O. et utilisable en comparaison . La flèche étant le calcul de la masse et de la vitesse donnera les 2 points de coupure de l ‘axe de visée l’un à courte distance en dessous de 50 mètres l’autre au-delà de 150 mètres c’est la D.R.O.

    Mais rien ne vous empêche de régler votre arme pour une distance plus longue si les animaux que vous aurez à tirez seront au delà de 150 mètres ce qui est souvent le cas pour les grandes antilopes

    Les ogives ou projectiles
    S’il est un domaine ou les nouveautés vont bon train c’est celui des projectiles .

    Depuis quelques années les fabricants de munitions nous proposent une multitude de nouvelles ogives, à tel point qu’il est difficile de si retrouver, les unes sont dites meilleurs pour tel animal, les autres sont trop faibles, sans oubliées celles qui tues mieux et plus rapidement etc.……….

    Comment choisir.

    La conception d’un projectile est réalisée de 2 matières, l’intérieur en plomb et l’extérieur ou appelé chemise en métal. Ce métal peut être de l’alliage de cuivre ou maillechort . Cette enveloppe est la génératrice de l’expansion selon sa forme et ses contraintes de déformation. L’importance dans une ogive est la conservation de sa masse entre son poids d’origine et son poids après impact, il faut pour un bon résultat une très bonne rétention après avoir champignonner .

    Suivant l’animal à tirer il faut étudier le comportement de l’ogive en pénétration , plus un animal est lourd et dur plus il vous faut un projectile dur afin qu’il ne s ‘ écrase pas derrière la peau , l’expansion doit être retardée , un bon projectile doit traversé au maximum l’animal afin de produire un choc nerveux bilatéral pour obtenir la mort par inhibition , si la balle s ‘arrête au milieu du corps elle ne paralysera que la moitié du système nerveux , l’autre partie pourra assurer une survie et des réflexes .C’est pourquoi une bonne balle aura les critéres suivants : grande vitesse, pas de perte de masse, bon champignonnage avec onde choc intense.

    Les bonnes ogives ½ blindées les plus commercialisées sur le marché pour la chasse en afrique sont :

    Nosler Partition , Swift A-Frame , Trophy Bonded , Trophy Bonded Bear Claw ,Fail Safe ,TUG , Woodleigh Weldcore et la G.P.A.

    Les plus rares : Dead Tough et Lion Load de A. Square

    Les Blindées réservées au très gros animaux :

    Trophy Bonded blindée, V. Mantel , Barnes Solid , F.M.C.

    A savoir que certaines munitions ½ blidées ont la partie arrière sur plus d’un 1/3 blindée c’est le cas de l’ogive Trophy Bonded

    #4799738
    eup26
    • Postes : 565

    J’ai adoré la brosse a dent pour le nettoyage de l’arme…. j’y penserais lors de mon prochain séjour :wink: mais pour éviter un excédant de bagages je n’en prendrais qu’une…elle devrait pouvoir tout faire :x
    Il est terrible ce Jacky :mrgreen:
    Belle pub pour Armurerie Jeannot :D

    #4799739
    epagneul francais
    • Postes : 543

    Trés complet comme post

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