Willy Schraen et SIA : « Je n’accepte pas la paranoïa dont l’État fait preuve sur la détention d’armes de chasse »

Par Nicolas Liégeois | 31 décembre 2024 à 15h47 22
Willy Schraen SIA
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Lors de ses vœux adressés aux chasseurs de France, Willy Schraen a pris la parole dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux. Plusieurs thèmes ont été abordés lors de cette intervention qui méritent que l’on s’arrête sur chacun d’entre eux et comme l’actualité est forte en ce moment sur ce sujet, la question du SIA est revenue lors de son élocution.

Un SIA qui n’a pas convaincu les hautes sphères de la chasse Française.

Si la mise en place du SIA est prévue de longue date, ce système n’a jamais réellement convaincu Willy Schraen qui disait encore en avril dernier qu’il n’était pas prêt à franchir le cap sur son inscription personnelle au SIA.

C’est une prise de position forte mais qui n’a pas vraiment eu d’incidence puisque finalement, le législateur a imposé sa loi et les chasseurs de France seront dans l’illégalité s’ils n’ont pas effectué leur inscription au Système d’Information sur les Armes d’ici ce soir.

Aujourd’hui encore, lors de ses vœux adressés aux chasseurs et aux ruraux pour 2025, Willy Schraen enfonce le clou et avertit les chasseurs sur les risques liés à la justice dans ce genre de systèmes.

« Il ne faudrait pas non plus que l’on paye la non-réactivité de la justice »

Lorsqu’il aborde ce sujet, Willy Schraen est lapidaire. Le SIA est relié avec d’autres bases de données qui peuvent procéder à diverses vérifications et il n’est pas impossible que des chasseurs se voient dans l’obligation de se défaire de leurs armes pour des affaires antérieures pas encore gommées par la justice malgré la loi ou par des affaires n’ayant rien à voir avec la chasse.

Il ne remet pas en cause les contrôles ni la nécessité de disposer de forces de police très présentes, mais il alerte sur les risques d’un système informatisé qui risque de créer des problèmes s’il n’est pas à jour ou mal entretenu :

« Oui, il faut plus de police dans ce monde, mais je n’accepte pas la paranoïa dont fait preuve l’État sur la détention d’armes de chasse. Je ne tolère pas que nous soyons présumés coupables à la suite de notre inscription au SIA, le nouveau système d’information sur les armes. Chaque détenteur d’armes fera l’objet de vérifications périodiques avec le casier judiciaire et certains fichiers du ministère de l’Intérieur, afin de s’assurer de sa capacité à acquérir et à détenir des armes. Il ne faudrait pas non plus que l’on paye la non-réactivité de la justice à effacer certains casiers judiciaires au bout de cinq ans, comme la loi le prévoit.« 

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