Loups en Suisse : Berne autorise le tir de 39 meutes, un record pour un début d’automne

Par Nicolas Liégeois | 10 octobre 2026 à 07h16 0
attaque de loup en suisse
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L’Office Fédéral de l’Environnement Suisse a validé deux fois plus de tirs préventifs qu’à la même période en 2025. Les cantons de montagne, en première ligne face à la prédation, obtiennent des marges de manœuvre élargies.

Une procédure assouplie pour réagir plus vite.

Au 8 octobre 2026, la Confédération Hélvètique a approuvé la régulation de 39 meutes réparties dans sept cantons, contre 22 un an plus tôt.

Une quarantième demande, venue du Valais pour le Vallon de Réchy, reste en cours d’examen. Cette quatrième campagne de régulation préventive court du 1er septembre au 31 janvier.

Le changement tient d’abord à une modification de l’ordonnance sur la chasse. L’OFEV peut désormais délivrer l’autorisation avant même que la présence de louveteaux soit établie, ce qui évite aux cantons de perdre des semaines.

Le tir lui-même reste conditionné à la preuve de leur présence. L’Office rappelle aussi que les demandes se multiplient parce que les meutes le sont, leur nombre étant passé de 26 à 40 entre 2022 et 2025.

Des mesures très différentes d’un canton à l’autre.

Les Grisons concentrent 20 meutes visées. Pour 18 d’entre elles, deux tiers des jeunes nés en 2026 peuvent être prélevés, tandis que les meutes de Calderas et de Giarsiom sont vouées à une élimination complète.

Le Tessin compte neuf meutes concernées par un prélèvement partiel, et Saint-Gall, Glaris et Schwyz ont obtenu le même cadre des deux tiers.

En Valais, les meutes des Toules et de Nendaz-Isérable font l’objet d’un tir partiel, alors que celles de Nanz, depuis le 29 septembre, et d’Augstbord devront disparaître entièrement.

Côté Neuchâtel et Vaud, les meutes de la Vallée de la Brévine et de Jougne-Suchet voient s’ajouter, aux deux tiers des louveteaux, l’abattage d’un adulte reproducteur, une première dans ce bilan.

L’an dernier, la campagne avait touché 28 meutes dans huit cantons, dont six avaient été éliminées intégralement, et les tirs partiels ne visaient alors que les jeunes de l’année.

Pour les éleveurs et les chasseurs d’altitude, ce durcissement répond à une pression devenue quotidienne sur les troupeaux. Reste à savoir si cette régulation accélérée suffira à apaiser des territoires où la cohabitation avec le loup se tend à chaque saison.

Article mis à jour le 9 octobre 2026

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