Dordogne : des présidents de sociétés de chasse en colère face à l’augmentation des cotisations

En Dordogne, un collectif de chasseurs a vu le jour car ils ne parviennent plus à assumer les montants demandés par leur Fédération de chasse en raison des dégâts commis par les sangliers. Les chasseurs doivent sans cesse assurer plus de prélèvements alors que le nombre de bracelets vendus par la FDC ne cesse d’augmenter. Dans certains secteurs, la coupe est pleine et les chasseurs ont l’impression de ne pas être écoutés.
Une augmentation financière qui met en péril les sociétés de chasse.
Dans certains secteurs, les territoires ne sont pas répartis de manière équivalente entre les sociétés de chasse et certaines doivent gérer plusieurs milliers d’hectares quand d’autres n’ont que 500 hectares à couvrir.
Cette couverture du terrain invite la Fédération des chasseurs à imposer plus de bracelets pour les sangliers à acheter pour les sociétés de chasse afin qu’ils en assurent les prélèvements.
Leur point de vue est assez simple à comprendre par l’exemple (qui n’est pas la réalité mais juste une mise en contexte) : une société de chasse qui possède 20 adhérents et couvre 500 hectares se voit attribuer 50 bracelets vendus aux alentours de 15 euros va pouvoir plus facilement les financer et réaliser les prélèvements qu’une société de chasse identique, mais qui va devoir couvrir 2000 hectares et assurer le financement ainsi que le prélèvement de 200 sangliers.
De même si une taxe à l’hectare est attribuée aux sociétés de chasse, le gap financier à combler est immense.
Pour tenter de trouver des solutions face à ces mesures financières qui incitent les chasseurs de Dordogne à ne plus reprendre leur carte, une trentaine de présidents de sociétés de chasse se sont réunis et ont interpellé la Fédération.
Pas de réponse depuis la fin du mois de février.
Près d’un mois après leurs demandes au sujets des taxes proportionnelles et de l’attribution des bracelets, les chasseurs concernés n’ont toujours pas reçu de réponse.
Ce silence leur pèse et le 12 mars dernier, le collectif a rédigé un nouveau courrier adressé au Président de la Fédération des chasseurs de Dordogne. Une copie de cette missive a également été envoyée à la préfecture de Dordogne, à la Chambre d’Agriculture ainsi qu’à la Fédération Nationale des Chasseurs.
Si la fronde des présidents continue, ils assurent qu’ils souhaitent juste être entendus et reçus afin de mettre le problème sur la table.
Les nemrods expliquent ne pas vouloir mener une révolution, ni vouloir destituer les personnes à la tête de la Fédération mais pouvoir trouver des solutions concernant le financement de la chasse aux sangliers qui risque de détruire tout simplement les sociétés de chasse.
Dans toute la France, la question des dégâts causés par le grand gibier pèse sur les finances des chasseurs. Bien que le sujet soulève de nombreux débats, la ligne directrice de Willy Schraen et de la FNC reste de faire changer la loi pour que les indemnisations ne soient plus à la charge des chasseurs, qui participent finalement à la régulation des sangliers mais ne devraient plus être les seuls à devoir payer la facture.
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