La ville de Montpellier retire le droit de chasse sur les biens municipaux

Par Nico Amberian | 30 décembre 2020 à 15h02 9
La ville de Montpellier retire le droit de chasse sur les biens municipaux
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Comme c’est le cas dans beaucoup de villes en France, la ville de Montpellier avait jusqu’ici établi des conventions avec les associations de chasse locale afin de permettre celle-ci sur les biens appartenant à la ville. L’équipe actuellement élue à la municipalité de Montpellier a décidé de mettre fin à cette pratique et de résilier les conventions concernées afin de rendre impossible la chasse sur les terrains appartenant à la ville.

Depuis la fin du mois de décembre, plusieurs élus de la mairie ont communiqué sur les réseaux sociaux et notamment Eddine Ariztegui, élu du parti animaliste et adjoint du Maire délégué au bien-être animal à Montpellier, qui se félicite de cette décision.

Les raisons les plus avancées à la résiliation des conventions qui autorisaient la chasse sur les biens communaux sont apparemment en lien avec une volonté de dire stop à la chasse (plutôt un engagement politique donc) et une volonté de protéger les habitants de Montpellier des « faits divers » engendrés par les accidents de chasse.

Pour le moment, il est impossible de savoir combien de parcelles seront concernées et si il s’agit d’une réelle décision politique contre la chasse. La ville de Montpellier connait un essor économique et démographique important depuis plus de 10 ans ce qui fait donc évoluer le nombre d’habitants et donc l’urbanisation de la zone.

Difficile de savoir à ce stade si il s’agit d’un coup de communication de certains élus qui relaient des publications comme celles du parti animaliste et de L214 afin de gagner en popularité ou si c’est un véritable coup de force contre la chasse. Sans plus d’informations sur les territoires dont il est question, il peut tout à fait s’agir d’un hectare en pleine zone résidentielle et donc, la décision pourrait se comprendre même s’il est difficile de voir disparaître des zones naturelles au profits d’immeubles en béton.

Les élus concernés ont par ailleurs fait l’objet d’insultes racistes abjectes à la suite de cette décision, ce qui est parfaitement intolérable peu importe les circonstances et ne seront pas tolérées ici.

Article mis à jour le 30 décembre 2020

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