Les néo-ruraux interdisent la chasse mais se ravisent après avoir constaté des dégâts sur leurs terrains

Depuis l’épidémie qui a forcé une grande partie du monde à se mettre en confinement, un nouveau phénomène existant a pris une ampleur bien plus grande : l’arrivée des néo-ruraux dans les campagnes. La cohabitation avec les ruraux établis dans les villages depuis des générations n’est pas toujours idéale, la faute à des manies qui finissent par disparaître.
Pourquoi le néorural n’est pas très apprécié?
Tout d’abord, il faut bien comprendre ce que l’on appelle un « néo-rural » avant de pousser un peu le raisonnement des gens de la campagne.
Du côté du Larousse, la définition qui est retenue est la suivante :
« Néorural : Se dit de quelqu’un (d’origine urbaine) qui s’installe dans des zones rurales en voie d’abandon pour se lancer dans des systèmes de production se prêtant à une exploitation communautaire.«
Aujourd’hui, le terme est un peu galvaudé et désigne la majorité des personnes qui viennent de la ville pour s’établir à la campagne.
S’il vient de la ville pour se lancer à la campagne, changer de vie et dynamiser par la même occasion une région qui en a besoin, quel est le problème me direz-vous?
Les ruraux n’ont absolument aucun grief contre les néoruraux, jusqu’au moment ou ces derniers essaient d’imposer leur loi comme si le village faisait partie d’une copropriété. Le coq chante trop fort, les vaches sentent mauvais, le clocher sonne trop tôt, et l’agriculteur n’arrête pas de passer dans la rue avec son tracteur!
Après ces quelques mots, tout le monde a compris où le bât blesse, et il en va de même pour la chasse, car le néorural a généralement des accointances avec les idées des verts.
C’est le cas dans la région de Monein, dans les Pyrénées-Atlantiques, ou les néoruraux ont été un sujet de discussion lors de l’assemblée générale des chasseurs. Ces derniers arrivent et tentent d’interdire à l’Association de chasse intercommunale de chasser sur certains terrains.
Ces nouveaux arrivants ne savent majoritairement rien de la chasse ni de comment elle se pratique et n’ont souvent entendu que des leaders animalistes parler des animaux du haut de leurs tours d’ivoires Parisiennes.
Pourtant, il y a du chemin de parcouru.
Souvent, les chasseurs essaient de se battre pour continuer à pouvoir chasser sur toutes les terres dont ils disposent mais le dialogue reste en général bien stérile.
Même le maire de Monein a exprimé ses regrets lors de l’assemblée, en encourageant les chasseurs à « rester droits dans leurs bottes » et à communiquer davantage.
C’est une stratégie payante car, en général, les dégâts commis par le grand gibier sur les terrains interdits à la chasse deviennent bien trop importants ce qui oblige les néoruraux à revoir leur copie et à faire machine arrière.
Si les chasseurs sont conscients de cet état de fait, comme dans d’autres régions, ils restent tout de même les seuls à payer les indemnisations bien qu’on ne leur facilite pas les choses sur le terrain.
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