Plus de 7000 chasseurs contrôlés lors d’une opération de l’OFB pour quasiment aucune infraction

Par Nicolas Liégeois | 23 janvier 2024 à 09h18 29
Plus de 7000 chasseurs contrôlés lors d’une opération de l’OFB pour quasiment aucune infraction
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Dans un communiqué de presse, l’Office Français de la Biodiversité a expliqué la mise en place d’une grande opération de contrôle au niveau national et quels ont été les résultats obtenus. Sur 961 opérations menées au début du mois de décembre 2023, les choses ont rapidement dérivé sur de la pédagogie de la part des agents, faute d’infractions à relever.

Plus de 7 000 chasseurs contrôlés.

Entre le 4 et le 17 décembre, l’OFB accompagnée de la gendarmerie a mené sur le territoire de nombreux contrôles sur toute la France.

Les chiffres annoncés par l’Office Français de la Biodiversité sont impressionnants car les contrôles ont été effectués sur 2 187 actions de chasse et 7 766 chasseurs ont été passés en revue.

Les fonctionnaires le disent eux-mêmes : « Une très large majorité des contrôles n’a révélé aucune infraction ».

Toujours selon les chiffres publiés par l’OFB, seulement 169 infractions ont été relevées par les agents dont la grande majorité concernent le non respect du schéma départemental de gestion cynégétique comme le manque de panneaux de signalisation aux abords d’une battue par exemple.

L’autre infraction majoritaire observée sur le terrain est le transport d’une arme non démontée ou placée dans un étui adapté dans un véhicule.

On peut donc affirmer que sur la quantité de contrôles, les infractions relevées sont minimes.

Les chasseurs toujours bons élèves mais toujours contrôlés.

Certains chasseurs de France s’interrogent sur la manière dont ces contrôles continuent d’être mis en place. Les chasseurs montrent patte blanche depuis des années et l’extrême majorité des contrôles réalisés démontrent que 99.9% des chasseurs sont irréprochables. S’ils sont verbalisés, il s’agit dans la grande majorité des cas d’infractions mineures.

Certes, il faut continuer sur cette voie et s’assurer que les chasseurs restent irréprochables à l’avenir mais il reste difficile de comprendre pourquoi les services de l’État continuent à déployer autant d’énergie, alors qu’il y a bien d’autres endroits ou ils seraient bien plus utiles.

Les intrusions dans les fermes, dans les locaux de chasse, les dégradations en milieu rural, le braconnage, les vols, les dégâts causés par le grand gibier et les prédateurs, etc.

Les dossiers ne manquent pas.

La grogne commence donc à s’installer doucement mais surement dans le monde cynégétique qui a l’impression d’être un peu trop sollicité par des durcissements de la réglementation et par des contrôles faciles quand d’autres personnes attendent une réelle intervention des services de l’État.

Article mis à jour le 23 janvier 2024

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