RIP de la cause animale : ce nouveau combat écolo/bobo/marketing

Par Jacques Cheval | 4 juillet 2020 à 18h22 6
RIP de la cause animale : ce nouveau combat écolo/bobo/marketing
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Tel un écho aux résultats des élections municipales quelques jours avant, même si on imagine que cela était dans les tiroirs depuis quelques temps, le lancement d’un projet de référendum sur la cause animale a vu le jour jeudi sous l’impulsion du nouvel ayatollah vert, Hugo Clément.

Ce RIP comme on l’appelle, pour Référendum d’Initiative Populaire, va à n’en pas douter devenir dans les mois à venir le combat de toute une frange de la population écolo/bobo/déconnectée à laquelle s’ajouteront, et c’est une première, des industriels et des personnalités de tout bord, enfin surtout du showbiz !

Ce RIP de la cause animale s’articule autour de 6 points majeurs que sont : sortir de l’élevage intensif, interdire l’élevage en cage, les élevages à fourrure, la chasse à courre et traditionnelle, les spectacles d’animaux sauvages et l’expérimentation animale si les alternatives existent, rien que ça. Le principe RIP est de soumettre une proposition de loi au référendum. Pour cela il faut obtenir le soutien de 185 députés ou sénateurs (soit un cinquième des parlementaires) puis être examinée par le Conseil constitutionnel. C’est seulement après validation par ses membres que s’ouvre une période de neuf mois permettant de réunir 4,7 millions de signatures.

Il faut donc, vous l’aurez compris, déjà convaincre de nombreux parlementaires puis ensuite rallier un maximum de personnes à sa cause pour atteindre le chiffre fatidique des 4.7 millions de signatures. On se rappelle qu’en 2008 un projet de RIP sur la privatisation d’Aéroport de Paris avait eu lieu, mais n’avait finalement réussi à réunir qu’un million de signatures, trop peu donc.

Pour éviter un tel échec, 12 ans plus tard et avec une armée de citadins remontés comme des coucous grâce aux réseau sociaux, Hugo Clément et ses nouveaux amis comptent bien réussir leur pari. Ses nouveaux amis ce sont Xavier Niel (propriétaire de Free), Marc Simoncini (fondateur de Meetic) ou encore Jacques-Antoine Granjon (fondateur de Vente-privée.com). Bien sûr on ne parle pas de l’ensemble des associations pour la protection animale qui ont bien entendu adhéré au projet (une vingtaine au bas mot).

Hugo Clément a réussi à s’attirer la sympathie de poids lourds, dont bien évidemment les moyens de communication sont énormes (qui a dit de propagande ?). Comment ne pas dès lors être consterné par cette récupération médiatique par de tels acteurs du monde digital ou de la presse, sentant inexorablement une puissance verte monter ?

Pourquoi ces hommes aux bras aussi longs qu’un jour sans pain, ne se sont pas plutôt associés à un projet pour l’avenir de notre planète qui est un enjeu pour le coup majeur, indispensable même. Bien plus que celui que d’interdire la chasse à courre ou les chasses traditionnelles, dont ils ignorent, c’est certains, absolument tout.

Et que dire des éleveurs français qui sont tout simplement cloués au pilori et voués à l’extinction en cas de succès du référendum…

Dire que ce sont les chasseurs que l’on veut stigmatiser de violents alors que certains sont prêts à tout pour imposer leurs idées, leurs visions, menaçant de faillite, de dépression et plus encore de pauvres et honnêtes gens qui n’ont rien demandé d’autre que de vivre ou de pratiquer une tradition…

Article mis à jour le 4 juillet 2020 à 18h22

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