Sanglier achevé près d’une route dans l’Indre : le parquet fait appel et s’acharne sur les deux chasseurs

Par Nicolas Liégeois | 6 octobre 2026 à 08h19 1
justice France
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Relaxé en première instance après avoir mis fin aux souffrances d’un sanglier blessé le long d’une départementale, un chasseur de 76 ans pensait pouvoir enfin tourner la page. Le parquet de Châteauroux en a visiblement décidé autrement puisque les deux chasseurs seront poursuivis en appel.

Un animal blessé et une intervention filmée qui a fait le tour des réseaux sociaux.

Le samedi 6 décembre 2025, un sanglier touché au cours d’une action de chasse avait réussi à s’échapper avant d’être retrouvé quelques heures plus tard au bord de la D67, à deux pas de la zone commerciale Cap Sud de Saint-Maur.

Un chasseur qui passait par là s’était arrêté pour aider à maîtriser la bête et avait d’abord tenté de l’achever à la dague, sans y parvenir.

C’est finalement l’autre chasseur présent, âgé de 76 ans, qui avait sorti son fusil pour abréger l’agonie de l’animal, sous l’œil du téléphone d’une passagère installée dans une voiture toute proche.

Celle-ci avait partagé la vidéo sur le web qui n’a pas tardé à devenir virale et si la majorité des gens ont trouvé l’intervention du chasseur logique, les anti-chasse ont monté l’affaire en épingle jusqu’à ce que la justice s’empare de l’histoire.

Le parquet ne se satisfait pas du premier jugement et veut s’acharner sur les chasseurs.

À l’audience, le procureur David Marcat avait reproché au tireur la présence d’une arme sur la voie publique, estimant que la police ou l’OFB auraient dû être appelés pour encadrer l’opération sur le domaine public.

Voilà quelqu’un qui ne connaît pas les réponses que les chasseurs peuvent recevoir si on contacte l’OFB pour un sanglier blessé…

En attendant, le chasseur concerné par les faits a été poursuivi pour mise en danger d’autrui.

Si l’homme a été relaxé à la fin du mois de septembre, l’autre chasseur écopait, on ne sait pas trop pourquoi, de 500 euros d’amende avec sursis pour port illégitime d’arme en raison de sa dague.

La volonté du procureur et du parquet de renvoyer les deux chasseurs devant la Cour d’appel remet donc les deux hommes sur le banc des prévenus, ce que l’avocat de la défense, Me Jérémy Schuletzki, dénonce comme un véritable acharnement.

Présent lors du premier procès, Laurent Gandillot, Président de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Indre, avait salué le courage de ces deux hommes qui ont pris un risque personnel, disant préférer ce civisme au « voyeurisme lâche et inactif ».

Reste à savoir si la cour d’appel jugera, elle aussi, qu’un sanglier achevé valait mieux qu’un sanglier blessé laissé à son sort en bord de route.

Article mis à jour le 6 octobre 2026

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