Un an de prison pour l’agriculteur qui avait foncé sur des chasseurs

Par Nicolas Liégeois | 20 mars 2026 à 10h29 11
agriculteur attaque voitures de chasseurs
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Il y a quatre mois, les images impressionnantes d’un tracteur fonçant sur des voitures de chasseurs ont fait le tour du web. La justice n’a pas laissé passé ce déchaînement de violences et l’agriculteur de 60 ans qui avait foncé dans les trois véhicules avec son tracteur avant de fracasser des vitres à coups de marteau écope d’un an de prison avec sursis.

Le tribunal correctionnel d’Épinal a jugé l’affaire en l’absence des principaux intéressés.

L’audience s’est tenue un jeudi matin à 8h30, devant le juge unique du tribunal correctionnel d’Épinal, sans que ni l’agriculteur ni les victimes ne se déplacent.

Seuls les avocats étaient présents. Me Thomas Hellenbrand, conseil de la défense, a rappelé que son client, sans antécédent judiciaire, a toujours reconnu les faits et qu’il « assume et regrette » ce qu’il qualifie de « coup de sang ».

Le 7 novembre 2025, sur un chemin traversant sa parcelle à Aouze, l’homme avait d’abord brisé les vitres de trois véhicules à la massette alors qu’une passagère se trouvait encore dans l’un d’eux, avant de les emboutir au tracteur.

Ce « coup de sang » aurait été provoqué par des dégâts importants causés par les sangliers sur les cultures dont les chasseurs seraient responsables selon l’agriculteur.

Une peine de prison assortie d’une série de restrictions pour les années à venir.

Le tribunal d’Épinal a rendu son jugement et l’agriculteur a été condamné à un an de prison avec sursis. A cela s’ajoutent une interdiction d’entrer en contact avec les victimes pendant trois ans et celle de détenir une arme pendant cinq ans.

Sur le plan civil, Me Bartlomiej Jurek, avocat de trois parties civiles, a indiqué que les dégâts s’élèvent à 10 000 euros par véhicule.

Trois parties civiles ont obtenu 1 000 euros chacune au titre de la provision, deux autres respectivement 1 000 et 600 euros pour préjudice moral.

La passagère, aujourd’hui suivie par un psychologue, fera l’objet d’une expertise médicale pour évaluer l’étendue de son préjudice.

Que le climat tendu autour des dégâts de gibier ait pu alimenter ce « coup de sang », l’avocat de la défense l’a mentionné mais briser les vitres d’un véhicule occupé à coups de marteau avant de foncer dedans au tracteur, c’est un déchaînement de violences que la justice ne pouvait pas laisser sans suite.

Article mis à jour le 20 mars 2026 à 10h29

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