« Un lynx caillassé par des chasseurs » : la version du centre Athénas remise en cause par le chasseur concerné qui devrait porter plainte

Par Nicolas Liégeois | 8 janvier 2026 à 16h46 6
réintroduction de lynx dans le Jura
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Un président d’ACCA du Haut-Bugey se retrouve actuellement au cœur d’une tempête médiatique après la publication d’accusations graves par le centre Athénas. Mais la version des faits pourrait être bien différente de celle relayée sur par le centre sur ses réseaux sociaux…

Une dénonciation publique aux conséquences immédiates.

Le 4 janvier dernier, le centre Athénas (structure jurassienne spécialisée dans la protection du lynx) publie un message sans détours sur les réseaux sociaux. Un président d’ACCA de la région aurait poursuivi durant deux jours un lynx orphelin déjà victime d’un traumatisme crânien, avant de le caillasser avec d’autres chasseurs.

La publication, accompagnée d’une photo et d’un dessin, déclenche une avalanche de commentaires hostiles envers le chasseur. Une plainte est annoncée et l’Office Français de la Biodiversité a été saisie. Le centre demande également la dissolution des ACCA qui seraient concernées « ainsi que le retrait de l’agrément de la Fédération de chasse laissant prospérer de tels comportements contraires à l’intérêt général. »

Dès le lendemain, le lynx est capturé par les équipes du centre.

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Son directeur, Gilles Moyne, maintient alors que les jets de pierre sont « inadmissibles », tout en reconnaissant que les blessures crâniennes du lynx résultaient vraisemblablement d’une collision routière.

Le chasseur mis en cause livre sa version et prépare sa riposte.

L’homme désigné comme responsable sort désormais du silence pour livrer un récit sensiblement différent comme le rapporte Le Dauphiné Libéré.

Ce jour-là, il observe un lynx au comportement inhabituel le long d’une haie. Par réflexe, il jettes deux pierres dans sa direction, sans même l’atteindre, afin de l’éloigner comme chacun l’aurait fait pour sa propre sécurité.

Il a donc suffit qu’un témoin assiste à la scène et alerte le centre Athénas qui a volontairement posté un message à charge contre les chasseurs et déclenché une vague de haine sur la base d’une histoire rapportée, manifestement de façon très approximative.

Face à ce qu’il considère comme une mise au pilori injustifiée, le chasseur concerné envisage désormais de déposer plainte pour diffamation. L’enquête suit son cours et devra déterminer ce qui s’est réellement passé ce jour-là.

Article mis à jour le 8 janvier 2026 à 16h46

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