Vers une police de l’environnement et de la chasse qui s’appuie sur les Fédérations et leurs agents?

Par Nicolas Liégeois | 2 janvier 2025 à 13h27 12
Voeux Willy Schraen 2024
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La police de l’environnement telle qu’on la connaît aujourd’hui à travers l’OFB laisse depuis quelques années des trous difficiles à combler. Nombreux sont les chasseurs qui déplorent des actions de l’OFB parfois sans conséquences alors que la pression est mise sur d’autres thèmes comme les contrôles de chasseurs ou d’agriculteurs. Dans son intervention de fin d’année, Willy Schraen est revenu sur la question.

Un manque cruel de personnel sur le terrain.

Les actions d’ampleur menées par l’Office Français de la biodiversité ces derniers temps en ce qui concerne les contrôles de chasseurs ont été bien accueillies par le monde de la chasse mais en dehors de cela, le monde rural peine à y trouver son compte.

Trop souvent, des remontées d’informations restent sans retour lorsqu’il s’agit de braconnage, de dépôt d’ordures sauvages ou d’autres méfaits perpétrés par des personnes qui n’ont pas la notion de la gravité des actes commis.

Pour lutter contre ces actes, Willy Schraen est revenu sur le constat réalisé par les ruraux et fait remarquer que de nombreux élus lui ont parlé de cette problématique.

A lire aussi : Willy Schraen propose que les agents de Fédérations puissent jouer un rôle de police de proximité au niveau rural

Il remet donc sur la table la nécessité pour l’État d’intégrer plus encore les chasseurs dans cette boucle de protection de la nature et des territoires.

« Il serait temps que l’État comprenne l’urgence de la situation ».

Lors de ses vœux adressés aux chasseurs et aux ruraux pour 2025, Willy Schraen a donc expliqué qu’il est devenu nécessaire pour l’État de s’appuyer sur les gens qui sont tous les jours sur le terrain, à savoir les agents de Fédérations et les gardes particuliers pour appuyer la police de la chasse et de l’environnement.

Bien que les gouvernement se succèdent à grande vitesse en France ces derniers temps, il rapporte qu’il a pu s’entretenir avec Bruno Retailleau, l’actuel Ministre de l’Intérieur, à ce sujet :

« Responsables nous le sommes toujours quand nous affirmons que nos territoires ont besoin plus que jamais d’une police de proximité à la fois cynégétique et environnementale. Je rappelle régulièrement à l’État que nous avons des compétences en la matière. Il pourrait s’appuyer sur le réseau des Fédérations des chasseurs au travers des agents de développement qui sont assermentés. J’ai rencontré le ministre de l’Intérieur du gouvernement Barnier, Bruno Retailleau, qui s’est montré très à l’écoute. Des pistes s’ouvrent enfin, et il est temps ! Ce dossier fait partie des réformes urgentes à mener pour la ruralité française. De nombreux maires nous demandent chaque année de leur venir en aide, il serait temps que l’État comprenne l’urgence de la situation.« 

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