La chasse du gibier d’eau remise en cause près des Vieux Salins à Hyères

Une association varoise réclame une zone sans chasse autour des Vieux Salins d’Hyères, dans le Var, où les chasseurs de gibier d’eau pratiquent pourtant en toute légalité. La pétition, lancée fin septembre, relance un débat que le site naturel avait déjà connu.
Les chasseurs de canards opèrent sur le domaine public maritime avec un bail délivré par l’État.
Depuis l’ouverture de la saison du gibier d’eau à Hyères dans le Var, des coups de fusil résonnent régulièrement sur la plage qui jouxte les Vieux Salins.
En effet, le territoire attribué aux chasseurs se situe juste à côté d’un espace naturel protégé, ce qui chagrine évidemment une association anti-chasse qui aimerait que les nemrods quittent le voisinage.
Les tirs ont pourtant lieu en dehors des 350 hectares du site, où la chasse est interdite et les chasseurs rappellent que leur bail court jusqu’en 2031 pour chasser sur le DPM.
Le président de l’association loclae, Lionel Queno, assure que les prélèvements restent limités et qu’ils sont systématiquement déclarés aux autorités, comme l’exige la réglementation.
L’association Explore and Preserve juge la proximité des tirs incompatible avec la vocation du site.
De son côté, Explore and Preserve estime que les détonations en bordure du refuge dérangent les oiseaux qui s’y trouvent.
Sa présidente, Anne Settimelli, s’en prend aussi aux appelants, ces canards vivants qui servent à attirer leurs congénères et affirme en avoir vu certains retenus dans l’eau par un poids à la patte.
Lionel Queno rejette toute maltraitance et affirme que ce mode de chasse est peut-être découvert par les anti-chasse mais qu’il est ainsi utilisé depuis des générations et qu’il respecte le cadre légal.
L’association compte sur la présence de promeneurs sur le chemin voisin de la plage concernée pour faire interdire la chasse et prépare une tribune pour obtenir une évolution des règles avant l’échéance du bail.
Entre une pratique encadrée, déclarée et autorisée de longue date et une pétition qui peine visiblement à s’appuyer sur une infraction précise, la balle est désormais dans le camp des services de l’État, qui devront dire si le bail tient toujours malgré les gesticulations des écologistes radicaux.
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