Perdrix grise des Pyrénées : la justice s’oppose à One Voice et refuse de suspendre la chasse

Par Nicolas Liégeois | 7 octobre 2026 à 11h11 0
Perdrix grise des Pyrénées : la justice s’oppose à One Voice et refuse de suspendre la chasse
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Le juge des référés du tribunal administratif de Montpellier a écarté la demande de One Voice visant à suspendre la chasse de la Perdrix grise des Pyrénées dans l’Aude. La Fédération des Chasseurs et de la Nature de l’Aude y voit la confirmation d’une gestion fondée sur les données plutôt que sur le recours.

Le tribunal ne retient ni urgence ni menace pour l’espèce.

Une requête déposée par One Voice réclamait récemment la suspension en urgence de la chasse de Perdrix des Pyrénées, mais le juge des référés de Montpellier a considéré que la condition d’urgence n’était tout simplement pas remplie.

Les prélèvements annuels, démontrés comme faibles, ne permettent pas selon lui de parler d’une mise en danger de l’espèce, ce qui a suffit à balayer la demande sans avoir à aller plus loin.

La Fédération Départementale des Chasseurs de l’Aude s’est empressée de le rappeler, en soulignant que la Commission départementale de la chasse et de la faune sauvage (CDCFS) avait elle-même rendu un avis favorable sur les mesures concernant la perdrix.

Cette instance n’est pas à prendre à la légère par les anti-chasse puisqu’elle accueille notamment deux associations environnementales et deux scientifiques à côté des autres représentants et l’on ne peut donc pas vraiment la soupçonner de complaisance envers les chasseurs.

Les chasseurs de montagne suivent l’oiseau depuis des années.

Pour la Fédération, la décision ne fait que traduire ce qui se passe sur le terrain car les chasseurs et les ACCA de montagne multiplient depuis longtemps les comptages, financent et réalisent des études, ouvrent et entretiennent les milieux, et améliorent sans cesse les habitats de l’oiseau.

Ils repèrent aussi les clôtures dangereuses et travaillent avec les éleveurs afin de préserver les secteurs les plus sensibles.

Le programme « PERPYR11 » pousse d’ailleurs l’exercice encore plus loin avec la pose de balises GPS qui permettent de mieux comprendre les déplacements de la perdrix et la manière dont elle utilise son territoire.

S’y ajoutent aussi la gestion des sites Natura 2000 et la restauration des habitats naturels de la perdrix des Pyrénées, ce qui montre que l’engagement des chasseurs dépasse largement la seule question de sa chasse.

Gérer une espèce, c’est la connaître, la suivre, mesurer les prélèvements et adapter les règles en conséquence, ce que les chasseurs Audois respectent à la lettre.

Pendant que certains préfèrent saisir les tribunaux, eux continuent de passer du temps en montagne, et le juge de Montpellier a donc confirmé que les chiffres plaidaient pour le moment en leur faveur, même si une procédure sur le fond va tout de même continuer.

Article mis à jour le 7 octobre 2026

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