Les chasseurs accusés à tort par Luc Besson : l’enquête prouve que le cerf n’a pas été tué à la chasse

Par Nicolas Liégeois | 15 octobre 2026 à 13h25 0
Luc Besson a la wondercon
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Le parquet d’Argentan vient de confirmer que le cerf retrouvé sans tête sur la propriété de Luc Besson n’avait jamais été tiré. Une conclusion qui donne raison à la Fédération des chasseurs de l’Orne, accusée un peu vite par le cinéaste.

Luc Besson accuse les chasseurs dès la découverte de l’animal.

C’est le 20 septembre dernier, en plein week-end d’ouverture dans l’Orne, que Luc Besson publiait sur X la photo d’un cerf mort, privé de sa tête et étendu le long d’un grillage près de sa propriété.

Le réalisateur, qui avait déjà dénoncé l’an passé la mise à mort d’un cerf à la dague sous les yeux de sa mère, affirmait cette fois que les chasseurs « décapitent les cerfs devant chez moi » avant d’abandonner les carcasses.

Le message a rapidement enflammé les réseaux, entre soutiens indignés et internautes rappelant qu’un tel acte relèverait du braconnage et certainement pas de la chasse.

La Fédération Départementale des chasseurs de l’Orne est rapidement montée au créneau pour remettre les choses à leur place.

L’animal ne portait aucune blessure par balle et se trouvait dans un état de décomposition avancé, ce qui excluait forcément un prélèvement lors de l’ouverture de la chasse.

Elle penchait plutôt pour une mort liée au brame, à une collision routière ou à ce grillage jugé particulièrement dangereux pour la faune, en précisant que le cadavre avait été signalé à l’OFB plus d’une semaine auparavant.

L’enquête confirme une mort naturelle et une tête prélevée après coup.

Restait pourtant la question de la tête disparue, que personne ne pouvait balayer d’un revers de main.

Le parquet d’Argentan a donc mené l’enquête et s’est appuyé sur les relevés de l’OFB, qui n’ont révélé aucune trace de tir mais juste une découpe réalisée au couteau sur le cou de l’animal.

Pour Christophe Bogliolo, procureur de la République, le scénario le plus probable reste celui d’un cerf mort naturellement dont un collectionneur de massacres aurait ensuite récupéré la tête.

Aucune plainte n’ayant été déposée, le parquet n’envisage pas d’aller plus loin.

Les chasseurs de l’Orne sortent donc totalement blanchis d’une affaire dans laquelle on les avait jugés coupables avant même le moindre examen du cerf…

Article mis à jour le 15 octobre 2026 à 13h26

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