Chevreuils, daims, moutons… un parasite géant venu d’Amérique aurait déjà colonisé la Sologne

C’est une première sur le territoire national. L’OFB a récemment annoncé la détection d’un parasite d’origine nord-américaine en Sologne qui semble déjà bien implanté parmi les cervidés du secteur.
Un parasite redoutable pour le chevreuil et le daim.
C’est dans le foie d’un daim de Sologne qu’a été mis au jour un trématode d’environ 5 cm, le Fascioloides magna, aussi appelé « grande douve américaine », un ver plat jamais observé jusqu’ici en France et dont l’origine se situe outre-Atlantique.
Selon l’OFB, tout laisse penser que l’espèce circule déjà parmi les cervidés de la région.
Chez ces animaux, l’infestation freine la prise de poids, dégrade la qualité des bois et perturbe le rut. Le chevreuil et le daim sont les espèces les plus à risques pour ce parasite avec un taux de mortalité plus marquée.
Les petits ruminants ne sont pas épargnés non plus, puisque chez le mouton, la chèvre ou le mouflon, la présence du ver peut se révéler mortelle.
Chevaux, sangliers, bovins, élans, bisons, cerfs sikas et lamas le supportent en revanche plutôt bien et ne participent pratiquement pas à sa propagation.
Les zones humides au cœur du problème.
Les zones humides seront forcément au cœur des investigations car pour boucler son cycle de vie, le parasite se multiplie d’abord chez les limnées (de petits mollusques d’eau douce) avant de trouver un hôte (généralement un cervidé).
On ignore encore comment il est arrivé en France, même si ses œufs, rejetés dans les excréments des cerfs et des daims, peuvent voyager avec les animaux mais aussi à travers les cours d’eau.
Il ne se transmet pas à l’homme, contrairement à d’autres douves, et ne figure pas parmi les maladies réglementées par le code rural.
Le réseau SAGIR et ses partenaires vont renforcer leurs moyens de surveillance afin de mieux cerner sa répartition en Sologne.
Avec ses massifs à grand gibier et ses innombrables étangs, la Sologne offre évidemment à ce visiteur indésirable un terrain d’accueil idéal et les chasseurs, souvent les premiers à signaler un animal trouvé mort ou affaibli, auront forcément leur rôle à jouer dans le suivi de son expansion.
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