Inde-et-Loire : 54 sangliers prélevés lors d’une battue imposée par la préfecture

La pression des sangliers en Indre-et-Loire a été jugée trop importante ces derniers temps par le préfet du département. En conséquence, le 26 mars dernier, une battue administrative a été organisée sur trois communes du département.
Quand la prolifération dépasse les capacités de régulation locale.
Les chasseurs d’Indre-et-Loire n’ont pas ménagé leurs efforts.
Sur les communes de Continvoir, Benais et Gizeux, c’est pourtant la pression des sangliers qui a fini par déborder.
Malgré tout, des dégâts répétés aux cultures, un espace forestier mis à mal, et des accidents routiers en hausse ont fait que la préfecture a décidé de passer outre les sociétés de chasse et a demandé la tenue d’une battue administrative.
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C’est à ce stade que le préfet a jugé bon d’intervenir directement, en lien avec la fédération départementale des chasseurs d’Indre-et-Loire.
La chasse traditionnelle reste le premier outil de régulation du gibier, mais elle ne peut pas tout absorber, surtout lorsque les densités atteignent des niveaux que les territoires de chasse ne sont pas toujours capables d’absorber et que les chasseurs sont sans cesse face à des complications (territoires interdits, urbanisation extrême, baisse des effectifs, etc.).
54 sangliers au tableau, dont une majorité de laies.
L’opération a mobilisé sept lieutenants de louveterie bénévoles, appuyés par le groupement de gendarmerie et la Direction départementale des territoires.
Menée en accord avec la Fédération Départementale des Chasseurs d’Indre-et-Loire, la battue s’est soldée par le prélèvement de 54 animaux.
Le détail retient l’attention car 80 % des bêtes abattues étaient des femelles, ce qui témoigne d’une stratégie délibérément orientée vers la limitation de la reproduction dans les mois à venir.
Ce résultat illustre une réalité que les gestionnaires de territoire connaissent bien. Là où la chasse traditionnelle bute sur des densités difficiles à maîtriser, l’intervention administrative finit par s’imposer quoi qu’il arrive.
On peut tout de même se demander si des mesures aussi lourdes seraient nécessaires si les outils de régulation ordinaires disposaient de davantage de moyens et de souplesse…
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