Interdiction de l’agrainage des sangliers dans l’Aisne : les chasseurs ne seront pas écoutés

Consultés par leur Fédération Départementale, les chasseurs de l’Aisne ont rejeté à 63,9 % l’interdiction d’agrainer le sanglier entre le 15 octobre et le 15 février via un référendum. Le résultat n’a pourtant pas suffi à faire bouger les lignes et l’interdiction sera malgré tout maintenue.
Un scrutin sans appel chez les chasseurs.
La Fédération des Chasseurs de l’Aisne a voulu connaître l’avis de ses adhérents avant que l’interdiction ne s’applique.
Ils sont donc 2 250 à avoir répondu a un référendum qui leur permettait de répondre à la question de savoir s’ils étaient pour ou contre une interdiction de l’agrainage des sangliers du 15 octobre au 15 février et près de deux sur trois ont refusé cette restriction.
Le président de la Fédération, Nicolas Hansen, avait promis de relayer le verdict des urnes auprès de l’administration.
Il l’a fait dès le 1er octobre en rencontrant la préfète, chiffres à l’appui, pour lui exposer la position majoritaire des votants.
Le comité de pilotage n’a pas tenu compte de l’avis des chasseurs.
La préfète lui a ensuite demandé de présenter ces résultats au comité de pilotage grand gibier.
Cette instance réunit autour de la table les chasseurs, les agriculteurs, les forestiers privés et publics ainsi que les services de l’État.
Les échanges y ont été nourris, mais aucun consensus ne s’en est dégagé.
Or toute évolution réglementaire exige l’unanimité de ses membres, ce qui n’a pas été le cas et l’interdiction de l’agrainage entre le 15 octobre et le 15 février étant déjà inscrite au schéma départemental de gestion cynégétique, elle s’appliquera qui qu’il arrive.
Le président de la Fédération des chasseurs de l’Aisne admet que cette issue ne répond pas à ce que souhaitait la majorité des chasseurs. Il insiste toutefois sur le fait que leur parole a bien été portée devant les autorités et les partenaires, avec la légitimité des 2 250 voix exprimées.
Il va falloir malgré tout rester efficace sur le terrain et Nicolas Hansen appelle déjà les chasseurs à montrer qu’ils savent contenir les populations de sanglier et préserver l’équilibre entre agriculture, forêt et faune sauvage, même sans utiliser l’agrainage préventif.
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