La FDC des Vosges appelle les chasseurs à intensifier la pression sur le sanglier

Par Nicolas Liégeois | 18 octobre 2026 à 07h53 0
La FDC des Vosges appelle les chasseurs à intensifier la pression sur le sanglier
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Frédéric Tissier, président de la Fédération Départementale des Chasseurs des Vosges, tire la sonnette d’alarme face à la flambée des dégâts causés aux cultures et dans les prés. Malgré des prélèvements déjà doublés en septembre, l’institution demande à chaque territoire de chasse de redoubler d’efforts sans attendre.

Des tableaux en nette hausse mais qui ne suffisent pas à enrayer les dégâts.

Dans les Vosges, les sangliers restent nombreux dans bien des secteurs et les dommages agricoles progressent sur une large partie du département, à tel point que la FDC des Vosges a lancé un appel à l’ensemble des territoires.

Les chasseurs n’ont pourtant pas tardé à réagir puisque le nombre d’animaux tirés a doublé sur ce premier mois de chasse par rapport à septembre 2025.

Un effort bien réel qui n’a visiblement pas suffi puisque la situation continue de se dégrader tandis que les agriculteurs traversent déjà une crise économique difficile.

Une facture qui finit toujours par retomber sur les chasseurs.

Au-delà de la gestion des populations, l’enjeu est aussi financier, car ce sont les chasseurs eux-mêmes qui financent les indemnisations versées aux exploitants, à travers la validation de leur permis et les cotisations réglées à leurs territoires.

Plus les sangliers sont nombreux, plus la note grimpe, et forcément les contributions demandées suivent la même pente.

La Fédération encourage donc les territoires voisins à organiser ensemble des actions de chasse et invite chacun à échanger avec les agriculteurs du secteur pour mieux connaître leurs besoins.

Le conseil d’administration doit par ailleurs se réunir dans les prochains jours pour étudier des mesures renforcées pour continuer à enrayer les dégâts.

Le président a également tenu à saluer les territoires mobilisés dès le printemps, qui ont protégé les semis, multiplié les affûts durant l’été et organisé des battues dès que la réglementation l’autorisait.

Le message envoyé aux chasseurs vosgiens a le mérite d’être clair : chaque sanglier qui échappe aux battues risque fort de réapparaître un peu plus tard, pas dans les champs ni dans les bois, mais sur la ligne des cotisations.

Article mis à jour le 16 octobre 2026 à 18h00

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