Le piégeage des sangliers autorisé partout en Dordogne

La prolifération des sangliers doit être endiguée coûte que coûte dans les départements ou ils font le plus de dégâts. Des expérimentations de piégeage des sangliers ont eu lieu dans quelques communes de Dordogne depuis quelques mois mais suite à une réunion des différents acteurs la semaine dernière, la mesure a finalement été adoptée sur tout le département.
Une mesure saluée par les syndicats agricoles.
C’est lors d’une réunion qui s’est déroulée ce vendredi 29 novembre que les représentants des syndicats agricoles de la FDSEA, des JA de la Fédération des chasseurs de Dordogne et de la DDTM ont accouché d’une mesure forte dans la lutte contre les sangliers a été prise.
Depuis plusieurs mois, les sangliers faisaient l’objet d’une expérimentation sur plus d’une centaine de communes pilotes : le piégeage.
Des formations dispensées par les chasseurs permettent aujourd’hui aux agriculteurs d’installer des dispositifs de capture des sangliers, permettant d’en piéger plusieurs en une seule fois.
La réunion de vendredi a officialisé la mise en place du piégeage des sangliers dans tout le département.
L’objectif n’est pas de remplacer la chasse qui permet le plus gros de la régulation de l’espèce mais d’augmenter les prélèvements afin d’atteindre les objectifs prévus.
Le piégeage des sangliers mais pas que.
Les sangliers sont largement chassés en Dordogne mais cette chasse intensive n’aura permis de prélever que 20 000 individus l’année dernière là ou les agriculteurs en demandent 30 000. Il fallait donc augmenter les capacités de prélèvements et les agriculteurs se sont proposés pour, eux-aussi, mettre la main à la pâte.
Ils pourront donc installer des pièges sur les territoires les plus touchés par les dégâts de sangliers. Cela ne se fait pourtant pas du jour au lendemain. Les détenteurs du droit de piégeage devront avoir suivi les formations adéquates et être titulaires d’une autorisation délivrée par la DDTM.
Des tirs de destruction seront également organisés en période de semi et probablement lors des travaux agricoles capables de faire bouger les compagnies.
Le cas de la palombe a également été mis sur la table. Des mesures vont être adaptées pour pouvoir tirer l’oiseau qui commet aussi de grands dégâts sur les cultures dans les mois à venir.
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