Les prélèvements de chevreuils continuent de baisser en France, faut-il s’en inquiéter?

Avec plus de 550 000 chevreuils prélevés lors de la saison 2025-2026, le petit cervidé affiche un tableau de chasse légèrement en baisse par rapport à celui de l’an dernier. Derrière cette stabilité nationale, les écarts d’un département à l’autre se révèlent pourtant spectaculaires.
Un tableau national qui reste à un niveau élevé mais ne progresse plus.
Le bilan rendu public sur le site de l’OFB concernant les prélèvements nationaux fait état de 563 746 chevreuils prélevés pour la saison 2025-2026.
Le recul est faible et ne représente que 1 % de prélèvements en moins soit environ 5 700 animaux de moins que la saison précédente.
Cela confirme une tendance déjà installée puisque les prélèvements sont restés relativement stables sur dix ans et n’ont augmenté que de 10 % sur vingt ans.
Il faut également prendre en considération que les chasseurs n’ont réalisé que 76,4 % des 737 171 attributions du plan de chasse, tandis que 638 chevreuils ont été prélevés dans le cadre de mesures administratives.

Le chevreuil reste malgré tout le deuxième grand gibier le plus prélevé du pays derrière le sanglier.
Les situations locales évoluent dans des directions opposées.
La Dordogne arrive en tête des prélèvements de chevreuils avec 14 368 chevreuils, devant la Gironde (13 079) et la Moselle (12 407), neuf départements dépassant au total les 10 000 prélèvements.
L’Alsace concentre quant à elle les plus fortes densités, avec 2,5 animaux aux 100 hectares dans le Haut-Rhin et 2,2 dans le Bas-Rhin, quand la moyenne nationale s’établit à 1.
Le Loiret progresse de 45% et la Seine-et-Marne de 40%, le Nord gagnant de son côté 21%, alors que les Deux-Sèvres perdent 29% et que l’Aube et le Doubs reculent d’environ 20%.

On remarque d’ailleurs que la Moselle et le Haut-Rhin, pourtant parmi les secteurs les plus denses, figurent aussi dans la liste des terrioires où les prélèvements sont en baisses.
Cette stabilité n’a rien d’un signal d’alerte et traduit plutôt une gestion par plan de chasse que l’on peut considérer comme réussie, même si les écarts observés sur le terrain montrent que rien n’est jamais figé au niveau local.
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