Plus d’un million de sangliers prélevés en France, un cap symbolique a été franchi

Les chasseurs Français ont prélevé plus d’un million de sangliers au cours de la saison 2025-2026, selon le bilan publié par l’OFB. Jusqu’ici, jamais le cap symbolique du million n’avait été franchi, ce qui en dit long sur l’effort fourni par les chasseurs dans les territoires face à une espèce qui continue malgré tout de gagner du terrain.
Le tableau de chasse national atteint un niveau jamais observé.
Le réseau Ongulés Sauvages, qui associe l’OFB, la Fédération nationale des chasseurs et les Fédérations départementales, vient de dévoiler ses chiffres pour la saison 2025-2026.
Le sanglier en constitue sans surprise le fait marquant, avec 1 015 429 animaux prélevés à travers le pays.
La hausse atteint 15,3 % en un an, ce qui représente près de 135 000 bêtes supplémentaires par rapport à la saison précédente.
Sur ce total, 24 156 sangliers ont été prélevés dans le cadre de mesures administratives, l’immense majorité relevant donc de l’action ordinaire des chasseurs.
On mesure mieux l’ampleur du phénomène en prenant un peu de recul, puisque les prélèvements ont été multipliés par 1,5 en dix ans et par 2,2 en vingt ans.

Le sud et le centre du pays restent les secteurs les plus chargés.
Le Gard arrive largement en tête avec 37 544 sangliers prélevés et une densité de 6,4 animaux aux 100 hectares, bien au-delà d’une moyenne nationale établie à 1,8. Le Loir-et-Cher (31 348), l’Ardèche (28 035) et le Cher (25 199) suivent dans un groupe de onze départements qui dépassent tous les 20 000 prélèvements.
Certaines progressions interpellent pourtant davantage que les volumes eux-mêmes, à l’image des Alpes-Maritimes qui bondissent de 74 % ou des Deux-Sèvres qui gagnent 62 %, tandis que seuls le Maine-et-Loire, le Pas-de-Calais et le Lot enregistrent un recul de plus de 10 %.

Même le Val-de-Marne, département davantage connu pour ses zones urbaines que pour ses massifs forestiers, affiche une hausse de 66 %.
De quoi rappeler à ceux qui jugent la chasse d’un autre temps que, sans les chasseurs, la question des dégâts agricoles se poserait dans des termes bien différents…
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