Trois sangliers abattus dans Limoges et une femme blessée dans son jardin

Par Nicolas Liégeois | 28 février 2024 à 17h05 15
Trois sangliers abattus à Limoges
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Voilà encore un exemple de plus que la problématique des sangliers aura bien du mal à se résoudre à l’aide de clôtures ou de campagnes de stérilisation. Ce mardi 27 février, des agents de l’OFB ont été contraints d’intervenir en urgence dans une rue de Limoges ou des sangliers se sont attaqué à des riverains, une femme a été mordue et blessée au niveau du poignet.

La préfecture a demandé une intervention urgente.

Les sangliers sont souvent aperçus dans les zones péri-urbaines ou les zones commerciales qui leur offrent de véritables petits paradis sur terre. Les friches leur assurent un couvert toute l’année tandis qu’ils ne craignent ni la pression cynégétique ni le manque de nourriture.

Il reste assez rare de voir des suidés s’installer plus profondément dans les villes mais c’est pourtant le constat qu’ont pu faire les riverains de la rue Aristide Briand à Limoges. Des sangliers ont décidé de faire des jardins de quelques habitants leur QG, situé non loin d’une voie ferrée et donc, d’une voie rapide vers d’autres horizons en cas de problèmes.

Dans un premier temps, la présence des sangliers n’éveille pas la crainte des Limougeauds qui pensent d’abord à des animaux de petite taille qui s’affairent surtout à retourner leurs espaces verts mais les choses ont tourné bien différemment.

Les sangliers se sont montrés bien plus agressifs que prévu et une femme a même été blessée dans son jardin après qu’elle et son mari n’aient été chargés par ces derniers.

Trois animaux abattus par les agents de l’OFB.

Parmi un groupe de trois sangliers présents dans les jardins concernés, l’un d’entre eux n’a pas hésité à charger en direction du couple chez qui ils avaient élu domicile. La propriétaire des lieux a été mordue et sérieusement blessée au niveau du poignet, son mari n’a pas été blessé mais a subi également la charge de l’animal.

Face à cette situation dangereuse pour les habitants, la préfecture de Haute-Vienne a pris un arrêté autorisant les tirs de régulation sur la zone en urgence dès ce mardi 27 février afin que les sangliers puissent être abattus.

Les lieutenants de louveterie n’étaient pas disponibles assez rapidement et ce sont donc les agents de l’Office Français de la Biodiversité qui se sont rendus sur place pour arranger les choses.

Bien que des associations de protection animale aient critiqué la mesure, les agents de l’OFB n’avaient pas d’autres moyens d’intervenir que de procéder à l’abattage des trois bêtes noires et ils ne pouvaient pas capturer les sangliers ni les tirer au fusil hypodermique pour ensuite les relâcher en pleine nature comme l’auraient souhaité les animalistes.

Article mis à jour le 28 février 2024

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