Un éleveur du Lot-et-Garonne lourdement condamné pour avoir pourchassé des sangliers en 4×4

Le tribunal judiciaire d’Agen a tranché ce mardi 6 octobre 2026 dans l’affaire de l’éleveur de Lougratte filmé au volant de son 4×4 en train de poursuivre des sangliers. La sanction frappe à la fois son permis, son portefeuille et son véhicule.
L’homme avait été filmé en train de lancer son 4×4 derrière des sangliers.
Éleveur de blondes d’Aquitaine et ouvrier agricole, cet homme de 42 ans avait été surpris à Lougratte en train de poursuivre des sangliers avec son véhicule, au point que beaucoup y avaient vu une tentative de les écraser.
Lui l’a toujours contesté, expliquant en septembre qu’il cherchait simplement à « aller au devant » des animaux, sans la moindre intention de les percuter, et son avocat, Patrick Lamarque, avait donc plaidé la relaxe.
Jérôme Auplat, directeur de l’OFB 47, a pourtant rappelé à l’audience que cette façon de faire, encore plus rapide qu’avec des chiens, stresse les sangliers et met en danger les autres chasseurs postés à proximité durant la battue.
Le tribunal a prononcé une peine lourde malgré un casier vierge.
Les juges ont condamné le quadragénaire à 500 euros d’amende avec sursis et à un an de retrait du permis de chasser, tout en ordonnant la confiscation définitive du véhicule, comme le demandait le substitut du procureur.
Ils n’ont en revanche pas suivi ce dernier sur la prison avec sursis.
Le président de sa société de chasse, dans le Villeneuvois, l’avait décrit comme quelqu’un de bien mais « ingérable », avant d’ajouter que sa passion dépassait largement sa raison.
L’avocat de la défense avait insisté sur le casier vierge de son client, sur ses deux emplois et sur le fait qu’un rural peut parfois paraître rustique.
Les chasseurs, eux, tiennent à la sécurité et à une pratique respectueuse du gibier et il est tout à fait logique de ne pas vouloir être associés à ce genre d’épisode.
Un 4×4 lancé à pleine vitesse derrière un sanglier n’a évidemment pas grand-chose à voir avec une battue bien menée et ce jugement devrait rappeler qu’on ne peut pas faire n’importe quoi sous couvert de la passion.
*image d’illustration.
Commentaires
Rejoignez la discussion
Connectez-vous pour laisser un commentaire.