Une nouvelle taxe à l’hectare fait grincer les dents des chasseurs de Côtes-d’Armor

Par Nicolas Liégeois | 8 septembre 2025 à 10h09 34
Une compagnie de sangliers dans un jardin près de Millau
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La FNC l’a annoncé clairement : le grand chantier de cette saison de chasse 2025-2026 sera la gestion des dégâts causés par le grand gibier. Les Fédérations Départementales ne peuvent plus assumer seules cette dépense qui saigne à blanc les chasseurs et dans plusieurs sociétés de chasse, les mesures prises pour payer ces indemnisations commencent à déranger sérieusement.

Dans les Côtes-d’Armor, les chasseurs font la grise mine.

Les assemblées générales se succèdent dans les sociétés de chasse de France avant l’ouverture qui arrive à grands pas. Si les choses évoluent grandement en ce qui concerne la réglementation à la chasse, le coût de cette passion change également dans plusieurs département comme dans les Côtes-d’Armor.

Plusieurs sociétés de chasse se sont d’ailleurs exprimées sur la nouvelle taxe mise en place par la FDC. Il s’agit d’une taxe à l’hectare qui est calculée sur une part fixe et une part variable, calée sur le nombre d’hectares sur lesquels les chasseurs possèdent un droit de chasse.

Cette nouvelle taxe vient parfois plomber le budget annuel des plus petites sociétés qui se demandent bien comment pérenniser leur structure face à l’ampleur de l’enveloppe qui ne cesse de grossir chaque année.

La grogne s’installe donc dans quelques sociétés. Cela ne vient pas sans rappeler à quel point la question peut être épineuse, à l’image du Gers ou les oppositions ont mené jusqu’au changement de Président de la Fédération.

Garder la gestion des indemnisations ou partager la facture?

Les débats au sujet des indemnisations des dégâts causés par le grand gibier vont bon train et le moins que l’on puisse dire, c’est que les avis sont généralement polarisés.

Certains affirment qu’il ne faut absolument pas lâcher la gestion des dégâts causés par le grand gibier et faire le gros dos. L’argument principal de cette position est de dire que si les chasseurs abandonnent cette gestion, ils auront moins de poids dans les négociations avec les autres parties prenantes pour défendre notre passion. Il faut bien avouer que la menace de fermer les robinets d’indemnisation est un argument de poids.

Pour autant, garder cet argument sous le coude tandis que les Fédérations Départementales risquent la banqueroute n’est pas forcément une solution viable sur le long terme.

L’expansion des suidés n’est pas un phénomène éphémère et la question des dégâts semble plutôt être une problématique qui va durer dans le temps. D’où l’implication des Fédérations Départementales et de la Fédération Nationale des Chasseurs pour faire bouger les lignes.

Et vous, qu’en pensez-vous?

Article mis à jour le 8 septembre 2025 à 10h09

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