Les anti-chasse pointés du doigt pour avoir instrumentalisé une affaire de cerf décapité

Par Nicolas Liégeois | 22 octobre 2026 à 15h46 0
cerf en foret
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Une association anti-chasse a visiblement vu dans la découverte d’un cerf sans tête à La Romaine, en Haute-Saône, une nouvelle occasion de s’en prendre aux chasseurs en évoquant un possible braconnage. Sauf que la réalité est bien différente et que les élus locaux comme la préfecture ne se privent plus de le faire savoir.

Un cerf en difficulté qui ne laissait guère le choix aux chasseurs.

Tout commence le dimanche 11 octobre, lorsqu’un chasseur de La Romaine en Haute-Saône tombe sur un cerf couché sur l’accotement de la route qui relie Pont-de-Planches à Noidans-le-Ferroux, à l’entrée de la forêt.

L’animal est encore en vie, mais dans un état que l’adjoint au maire Olivier Girard, lui-même chasseur, qualifie sans détour de « scène d’horreur ».

Les yeux crevés, le corps couvert de plaies infectées et envahies d’asticots… bref, l’animal était en très mauvais état.

Il apparaît que le cerf portait les stigmates d’un affrontement particulièrement violent avec un autre mâle durant le brame.

À moitié couché sur la chaussée, il représentait un danger bien réel pour les automobilistes au delà de souffrir sans réelle perspective de rétablissement.

Les chasseurs ont donc fait exactement ce qu’on attend d’eux en contactant l’OFB, qui leur a demandé d’abattre l’animal.

La préfecture confirme d’ailleurs que le cadre réglementaire a été respecté et que la Fédération des Chassaurs a ensuite sollicité le prélèvement de la tête pour qu’elle soit présentée lors de la journée annuelle des trophées de Haute-Saône, comme le veut la tradition.

Une indignation fabriquée sans même prendre la peine de se renseigner.

Quelques jours après, une habitante découvre la carcasse et alerte la gendarmerie ainsi que l’OFB. Il n’en fallait pas plus à l’association résolument anti-chasse FUTUR, qui relaie son témoignage deux jours plus tard et lance un appel à témoins. FUTUR Asso parle évidemment d’impacts de balles et d’un trophée récupéré par des braconniers, sachant que dans leur rhétorique, un braconnier et un chasseur représente la même chose.

Personne au sein de l’association n’a manifestement pensé à décrocher son téléphone pour appeler la mairie afin d’en savoir plus.

Interrogé sur le sujet par France 3 Régions, le maire Roger Relange, qui dit passer son temps à expliquer ce qui s’est réellement passé, ne cache pas son agacement face à ceux qui préfèrent lancer des alertes à tout va plutôt que de s’adresser aux élus, et rappelle que si le braconnage existe bien dans le secteur, il n’a strictement rien à voir avec cette affaire.

Seul reproche recevable, la dépouille est restée bien trop longtemps au bord du chemin et sur ce point on ne peut pas vraiment donner tort à l’association puisque le maire le reconnaît lui-même.

L’équarrisseur, qui ne l’avait pas trouvée lors de son premier passage, l’a finalement enlevée en début de semaine. Une lenteur administrative qui n’a rien à voir avec les chasseurs mais qui a été instrumentalisée par les anti-chasse une fois de plus.

Article mis à jour le 22 octobre 2026 à 15h46

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