Les Écologistes ont pris une veste lors des municipales 2026

Six ans après leur percée historique, les Écologistes ont rendu une bonne partie de leur copie aux municipales de mars 2026. Huit des douze villes conquises en 2020 ont changé de couleur. La direction, elle, cherche visiblement les responsables ailleurs.
La déroute en chiffres parle d’elle-même.
Bordeaux, Poitiers, Annecy, Bègles ont basculé. Les espoirs de conquête à Brest, Lorient et Fécamp se sont évaporés.
Seules Lyon, Grenoble et Tours ont résisté.
Avant même le scrutin, une enquête de l’institut Terram établissait que 30 % des électeurs ayant voté pour un maire écologiste en 2020 regrettaient déjà leur choix, soit deux fois la moyenne nationale et trois fois le taux relevé pour les maires socialistes.
A lire aussi : Le fondateur du célèbre zoo Pairi Daiza remet une association animaliste à sa place
François Kraus, directeur du pôle politique de l’Ifop, est sans détour : 2020 était « un hold-up électoral » favorisé par l’abstention et le contexte Covid.
En interne, les voix dissidentes se font entendre.
Marine Tondelier a préféré pointer « l’écolo-bashing » de la droite et de l’extrême droite plutôt que d’engager une vraie remise en question.
Ses adversaires internes sont moins pudiques. Yannick Jadot évoque un « immense gâchis » et appelle à s’affranchir de Jean-Luc Mélenchon.
Jérémie Iordanoff est plus direct encore car selon lui, sans changement de cap, le parti est voué à disparaître.
Florentin Letissier, rival de Tondelier au dernier congrès, juge que jouer les traits d’union entre PS et LFI conduit tout droit à l’invisibilité. Une primaire est attendue en octobre pour trancher.
Dans tous les cas, il semble que l’écologie et la politique vue par le Parti Écologiste n’est pas celle qui séduit le plus dans les urnes…
Commentaires
Rejoignez la discussion
Connectez-vous pour laisser un commentaire.