Le ministère de l’Agriculture s’engage dans des prêts à taux zéro pour les agriculteurs

Annie Genevard a dévoilé ce jeudi 8 octobre une enveloppe de prêts sans intérêts destinée aux exploitants mis à mal par la sécheresse. Malgré l’annonce, rien n’est encore joué puisque tout reste pourtant suspendu au vote du budget pour 2027.
Les banques prêtent et l’État règle la facture des intérêts.
C’est depuis le Sommet de l’élevage, à Cournon-d’Auvergne dans le Puy-de-Dôme, que la ministre de l’Agriculture a présenté ce nouveau volet de soutien, un mois après un premier plan d’urgence de plus d’un milliard d’euros.
Le dispositif pourrait couvrir un encours de deux milliards d’euros de prêts, destinés à financer l’achat de fourrage et d’intrants, deux postes qui pèsent lourd sur des trésoreries déjà épuisées par des mois de canicule et de manque d’eau.
Les banques acceptent de plafonner des taux d’environ 2,5 %, l’État prendra les intérêts à sa charge, si bien qu’un agriculteur empruntant sur deux ans ne paiera pas de surplus par rapport au capital emprunté.
Les jeunes agriculteurs récemment installés ne sont pas oubliés, puisqu’un volet spécifique prévoit que l’État assume également les intérêts et le surcoût éventuel en cas de report de remboursement du capital emprunté.
Les syndicats attendent de voir si la promesse tiendra jusqu’au vote.
La mesure sera défendue sous la forme d’un amendement au projet de loi du budget, actuellement examiné au Parlement, ce qui signifie que la promesse ne tient qu’à un fil et qu’elle ne verra le jour que si les élus l’adoptent.
On ne peut pas vraiment reprocher aux exploitants de rester prudents, d’autant que les syndicats agricoles avaient unanimement jugé le plan d’urgence précédemment proposé comme insuffisant.
Néanmoins, le geste va visiblement dans le sens de ce que réclamaient les agriculteurs qui ont surtout besoin de liquidités avant l’hiver. Il ne manque désormais que les voix des parlementaires et cela n’a rien d’une simple formalité dans l’état actuel des choses…
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