@henri X wrote:
Les setters (tous chiens d'arrêts britanniques) sont d'excellents chiens de chasse, mais selon les attentes des juges de concours.
Pour beaucoup de chasseurs (comme moi), ils sont trop complexe, trop rapide et pas assez polyvalent (d'où mon intérêt pour les continentaux).
De toutes façons, continentaux ou angais, quand il s'agit de chiens d'arrêt utilisés comme devraient l'être tous les chiens d'arrêt, il faut bosser.
Utilisés comme ils devraient l'être, ça veut dire une quête plus ou moins étendue selon les races, mais toujours largement au delà de la portée d'un tir de chasse.
C'est la raison d'être de l'arrêt.
Le chien quête loin, voire très loin, et, ayant pris l'arrêt attend son conducteur pour qu'il puisse tirer.
Si le chien n'a pas un arrêt ferme et qu'il fasse voler, que celà se passe à 60 m ou à 300 m du conducteur, le résultat est le même: Le chasseur ne peux pas tirer...
Donc, continental ou anglais, il faut dresser.
Le minimum imposable est un arrêt de plomb et un rappel sans faille, auquels on peut rajouter une quête équilibrée pour une exploration efficace du terrain.
Que ce dressage soit un peu plus délicat chez les races anglaises que chez les races continentales, c'est certain, mais on ne peut jamais faire l'impasse sur ce dressage, à moins de réduire son chien d'arrêt à un spaniel par des moyens coercitifs (collier) ou d'avoir un bandit inutilisable à la chasse.
Quand à la polyvalence, mes setters chassent le perdreau gris dans la grande plaine (très loin), la bécasse au bois et le faisan en bocage (moins loin) et je m'en sert comme retrievers en eau profonde au canard.
Ce qui ne les empêche pas, à l'occasion, de m'arrêter un lièvre ou un lapin....
Doal fait la même chose avec ses EB...
Mais, comme moi, il ne compte pas les heures passées au cul des chiens sur le terrain, car, setters ou EB, il faut travailler et dresser...