Retour sur le forum

Les tribulations d'un boulanger à la chasse aux sangliers

Par charly34 | 26 décembre 2013

Sacré pompon s' il n’existait pas faudrait l’inventer.

Le Roger, boulanger de son métier, un jour décida alors qu’il était en retraite de faire ses premières

armes à la chasse , immigré de Montpellier sur la commune des Aires, c’est naturellement qu’il se tourna

vers cette chasse passionnante qu’est la chasse aux sangliers.

Bien entendu il n’avait pas choisi le plus simple pour commencer, mais il lui en fallait un peu plus pour le faire

trembler le pompon.

Il ne lui fallut pas longtemps pour mettre un ragot à son tableau de chasse, après quelques fabuleux loupés

il faut bien le dire! Mais dans le fond il était content de lui et fier de faire partie des grands surtout depuis le

jour où sous le village des Abbes il mit à terre un solitaire de plus de 90 kg.

Mais il a un gros défaut le Roger il passe son temps à reïneret souvent il nous escagasse avec ses discours

car depuis quelque temps il accumule les loupés, c’est mon point rouge qui est déréglé, l’armurier m’a dit que je

tirais trop bas , putaing ! j’en ai marre je vais changer la carabine ; un sournois au rendez-vous lui lance "c’est

pas la carabine qu’il faut changer mais le tireur", s’en suit un éclat de rire général.

Mais il lui en faut plus pour se démonter, il rit lui aussi de bon cœur, c’est un grand naïf mais tout de même le

doute commence doucement à s’installer

Dans l’équipe il y en a un ou deux qu’il n’apprécie pas, des rompe-figue* toujours là pour critiquer et se moquer

et le pompon quand il a quelqu’un dans le nez c’est quelque chose. Té vé ! qu’ils se risquent à la ramener ces

rastegues* et je leur fait avaler le dentier.

Nous sommes début novembre et en cette saison 2013/2014 le boulanger en est à son cinquième tir pour aucun

de tué, une vrai catastrophe, pour un peu il s’arracherait les mèches de cheveux qui lui reste de chaque côté de

la tête , pourtant je vous jure qu’il en prend soin de sa chevelure, enfin il cache surtout sa calvitie sous une belle

casquette et malheur à celui qui s’amuserait à lui découvrir le cabochon*.

La battue s’organise dans le Senal au tirage au sort il capite* le 47, Albert, dit le cavalier, tire le 46

c’est dans la rabassière* une ligne d’échappée prolifique si les ragots sont dans la traque

Ah ! il va se passer quicon* le caval cette année il a le fion bordé de nouille il y a toujours un sanglier

Qui vient lui renifler les chaussettes.

Le voilà parti avec son sac à dos, sa carabine ornée du viseur holo machin truc ; il suit le caval

la montée est un peu rude et il n’ouvre pas la bouche de peur de perdre le souffle, N°46 Albert s’installe, N° 47

30m plus haut c’est une charbonnière c’est à son tour de prendre ses marques il repère les coulées, casse une

branche ou deux qui pourraient le gêner , puis quelques rameaux de buis délicatement poser sur le séti * lui offriront

un confortable siège …maintenant il est prêt.

Visiteur
Réponse

Réponses

  • chasseur05

    la suite!!!!!!!!!!!!!

    la suite!!!!!!!!!!!!

  • chasseur05

    la suite!!!!!!!!!!!!!

    la suite!!!!!!!!!!!!

  • bronco31

    bonsoir,bon la suite ?

  • charly34

    Ces histoires sont véridiques saison 2013/2014

    Cela fait une heure qu’il attend le Pompon est …. que dalle, pas un aboie, pas un cri, il se demande

    s’il est vraiment à la chasse, même pas un écureuil pourtant si nombreux d’habitude pour tromper son ennuie,

    il se laisserait aller à une légère somnolence le Roger , quand tout à coup au loin résonne l’écho d’une meute ;

    « ils sont dans la canal de Pique » se dit-il ! déjà son cœur s’accélère

    Il a du mal à contrôler le tremblement de sa main gauche, pourtant qué* ! vous le savez c’est pas un

    malheureux sanglier qui va le destourber* au Pompon, il en a vu d’autre lui ; oui mais cinq ratés d’affilés

    ça entame la confiance, il a beau respirer lentement et profondément la tremblote est toujours là.

    Trois minutes plus tard sur la crête qui lui fait face un galop de bêtes traquées se fait entendre. Oh fan ! il est là,

    il arrive, bizarrement sa main gauche ne tremble plus,

    il s’est arrêté le bougre ….sûr qu’il doit humer l’air, va nous sentir ce petit malin, non il reprend sa course , arrêt de nouveau…. !

    L’atmosphère est électrique, deux trois secondes de suspens et le ragot démarre à la vitesse d’une formule 1, saute la ligne

    entre le caval et lui….. PAN ! c’est Albert qui vient de tirer, lui, il est encore en train de chercher à le mettre dans la

    lunette holo machin truc !

    Le sanglier continue sa course dans les buis est disparaît sans qu’il puisse le saluer , mais dans le fond le garçon est rassuré …

    il n’y a pas que lui qui manque, son copain vient d’en faire l’amère constatation. hé ! hé ! hé ! il se sent moins seul du coup,

    mais il n’a pas le temps de savourer cet instant qu’un grand fracas de branches brisées le fait sursauter, en voilà un autre et pas un petit

    Ça casse du bois là haut sur la crête, le masclas suit il le même chemin que son prédécesseur...... ?...... Non !

    Il est un peu plus haut mais finalement il plonge droit sur lui, dans un petit clair empierré le sanglier s’arrête, il lève le groin et renifle,

    un léger vent souffle dans la bonne direction et c’est sur il ne va pas le sentir au boulanger même si ce matin il a enfiler un pantalon

    tout propre qui sent la soupline.

    De son poste le pompon le voit, la carabine monte doucement à l’épaule, le sanglier redémarre sans trop se presser, notre homme

    le suit et, enfin, il arrive à le mettre dans le viseur panoramique (faut bien ça) à cinq pas de lui le sanglier stoppe une fois de plus,

    St Hubert dans sa grande mansuétude vient de faire un cadeau royal a notre chasseur, le voilà le premier de la saison.

    La croix sur le défaut de l’épaule gauche la boulange fait feu…..PAN !!!!!!!!!!!Oh con ! PAN ! PAN ! d’un démarrage

    fulgurant le cochon disparaît et laisse notre homme sans réaction, sa casquette vient de faire trois tour sur sa tête laissant apparaître

    de chaque cotés au- dessus des oreilles deux mèches de cheveux rebelles semblable à des ailes d’anges.

    D’un cri de désespoir il lance au caval , il en tient, il en tient…… !

    Oui pompon il en tenait mais aujourd’hui il court encore.

    ET DE SIX.

  • white hunter

    Excellent !

  • traqueure

    pas de chance

  • charly34

    ET DE SIX.

    Le week end suivant Roger est bien décidé à se refaire et malgré le doute qui commence à s'insinuer dans son esprit il garde le

    moral. Sacré pompon quand je vous dis qu'il lui en faut plus pour se décourager.

    Dans la semaine une petite visite à l'armurier l'a vraiment remis sur le rail, son point rouge était encore une fois déréglé

    pas étonnant qu'il est manqué ce gros mâle arrêté à cinq pas de lui!

    Comme il a perdu confiance à son système de visée, Il hésite, peut être qu'il devrait monté sa lunette de battue la "Spartan"

    mais finalement il opte pour son PR l'armurier l'ayant réglé il ne devrait pas y avoir de problème .....Enfin il espère!

    Le voila posté sous la ligne électrique dans les Mazades, une petite crête entre la route de la carrière, et la route de Roussigné.

    Il fait un vent à décorner les cocus, au dessus de sa tête les châtaigniers et les chênes menacent sans arrêt son intégrité physique.

    Deux à trois fois il fait un bond spectaculaire, son coeur atteignant les 180 pulsations/minute croyant qu'une harde entière le charge

    alors que c'est simplement une branche qui choie et roule dans la pente au milieu des feuilles sèches.

    Il est tendu comme un arc le pompon, sa tête tourne et retourne dans tous les sens, il ne peut se fier qu'à ses yeux, le vent soufflant

    en rafale anéantit toutes tentatives d'écoute c'est comme s'il était sourd le boulanger, alors il prend le temps d'imaginer le

    calvaire des anciens qui malgré leur sonotone sont souvent dans le même cas que lui et eux tout au long de la saison...."Putaing ça

    doit pas être drôle" se dit-il.

    Tout à coup, là-bas au fond de la coupe il perçoit un mouvement: "y a quicon!" l'instinct du chasseur vient de reprendre le dessus

    Instantanément sa carabine monte à l'épaule, trouvant appui sur un gros tronc de chêne il tente de calmer son excitation par de longues

    inspirations ........C'est quoi ....un sanglier? Et non simplement un beau brocard décoiffé .

    C'est le moment de mettre à l'épreuve le travail de l'armurier, 40 m le sépare de sa cible, bien calé contre le chêne heureusement d'ailleurs

    car le vent aurait rendu sa visée impossible.

    Il s'applique plus que d'habitude, il prend son temps au risque de voir le chevreuil s'éclipser d'un seul bond dans le fourré mais par chance

    la bête immobile ne semble pas savoir de quel côté se défiler.

    PAN! la chèvre chancelle, ses deux pattes avant semblent ne plus pouvoir supporter son poids et finalement elle chute. Pompon vient de lui

    couper la gorge d'une seule balle.

    Il est hilare le Roger ses yeux pétillent de joie, et comme dans un rêve il s'imagine; un bandeau sur la tête, une cartouchière en bandoulière

    sur le torse, une kalachnikov dans la main gauche et le poing de la main droite levé vers le ciel en signe de victoire,

    ce qui lui fera dire le soir au rendez vous de chasse: "Rambo est de retour" Si!Si! il a de l'humour quand il veut.

    Bien sur il y en a encore un qui le chambre au pompon.

    "Dis Pompon j'ai compris pourquoi tu les manques les sangliers......!"

    "Ah bon et pourquoi"

    "Avoir comme tu as tué ce chevreuil"

    "??????"

    "Ben oui quoi! tu l'as tué halal cette chèvre, t'as surement des tendances musulmanes,

    alors c'est normal que tu manques les cochons"

    Le dimanche suivant remonté à bloc par son coup d'éclat de la semaine précédente, il tire au sort le poste N°20 dans la canal longue

    le vent s'étant un peu calmé il se dit qu'il va pouvoir confirmer, en effet ce poste est une des échappées principales du tènement chassé.

    Demi heure de voiture + demi heure de marche et le voila à pied d'oeuvre.

    Un magnifique sous bois de chênes vert, parsemé de buis dont la hauteur dépasse les deux mètres laisse la vue dégagée sur 15/20 m

    Un ancien lui a expliqué au rendez vous, qu'il ne fallait pas tenir le poste à la pancarte mais au moins vingt mètres avant d'y arriver.

    " Tu sais souvent ils passent sur le plat dessus et d'en bas tu ne pourras pas tirer"

    Après une marche vivifiante dans la fraîcheur du matin notre héros arrive sur les lieux, d'un regard circulaire il jauge l'environnement

    et décide de faire son séti* sur la charbonnière qui se trouve effectivement quinze mètre au dessus de la pancarte N°20.

    Quatre cailloux empilés les uns sur les autres, un tapis de branches de buis par dessus et le voila confortablement installé pour une longue

    attente, et oui ici la chasse peut durer quatre ou cinq heures, il le sait! dans son sac à dos il a même emporté de quoi déjeuner.

    Deux heures plus tard un bruit caractéristique le fait tressaillir, dans la pente abrupte devant lui un animal arrive, de temps en temps un

    cailloux roule, une branche casse il se rapproche de plus en plus........!

    Pétrifié, debout sur ses jambes flageolantes le boulanger a compris que le ragot qui arrive fait le poids; celui là c'est pas une quiole*

    Il n'ose bouger de peur d'être éventé la carabine à la hanche il ne mettra en joue que pour tirer et pas avant.......

    Le voilà......! Mais bien au dessus de la charbonnière, accélérant sa course dans le sous bois comme s'il se doutait du danger qu'il encourait

    en franchissant ce point névralgique; il est tout gris pesant sans aucun doute le quintal.

    Notre chasseur épaule alors sa carabine, cherche dans son viseur panoramique la bête convoitée mais ne la trouve point, il s'énerve,

    reprend sa visée et fini par apercevoir le masclas* là-haut au fond du sous bois prêt à franchir la ligne.......PAN!

    Il se rend à l'évidence le Roger quand il entend dans la pente du versant opposé le galop du ragot en fuite : il vient de manquer

    le septième.

    Le cauchemar continue.


  • chasseur05

    trés beaux recits, je veux bien doubler le poste 100 m derriere la boulange!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  • white hunter

    On te suit, Charly !

  • charly34

    @[supprimé] wrote:trés beaux recits, je veux bien doubler le poste 100 m derriere la boulange!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Bonsoir chasseur05 !

    Chez nous 100m derrière pompon il y a longtemps que tu ne vois plus rien 😃

    Les postes ne sont pas ouvert et rare sont les tirs au-dela de 20m.

    Il faudrait plutôt te mettre juste derrière :x

  • charly34

    @white hunter wrote😮n te suit, Charly !

    Pas de problème WH mais c'est presque fini, à moins que le boulanger ne se décide a en faire une autre avant la fin de saison.

  • chasseur05

    il n'est pas necessaire de reussir pour perseverer !!!!

    yah:ou yah:ou yah:ou

  • charly34

    Dimanche 15/12/2013

    Le matin au rendez vous la décision est prise aujourd'hui ce sera "Mougno" un beau tènement qui est resté

    en réserve pendant plus de 20 ans.

    Le pompon est content, il arrive avec un grand sourire et nous montre avec fierté son nouveau montage en

    matière de visée.

    Une visée ouverte avec deux point blanc sur la hausse et un point rouge fluo sur le guidon.

    Et toujours le même lui balance: "Tu changes encore de technique?" Mais il n'en a rien à foutre le Roger

    lui les rastègues* il les ignore, il fait comme si il n'avait rien entendu, d'autant plus que cette fois il en est sur

    ce sera la bonne; surtout qu'il vient d'acheter une paire de lunette pour palier à la déficience de ses yeux.

    Il a tout calculé notre ami, plusieurs fois il a simulé un tir ....Epauler!....Viser! Pan!......il est mort..! Et chaque fois il a

    l'impression d'être en plein dans le mille, jamais visée n'a été aussi limpide, claire, et nette; ces lunettes sont vraiment

    formidable c'est sur il y a longtemps qu'il aurait dû passer chez l' ophtalmo.

    Le tirage au sort commence et Roger les doigts croisés derrière son dos s'approche de la roulette, il attend son tour

    bien sagement; le N°20 celui ou il a manqué le "grossas" il y a 15 jours et déjà sorti ce qui le soulage, c'était vraiment

    pas sa tasse de thé ce poste trop compliqué pour lui.

    "Pompon!" crie le responsable, numéro.....numéro.....il fait durer le suspens, numéro 45 ! Putaing! ce pompon il a le cul

    bourré de nèfles, tu peux y aller qué ! à chaque fois il capite un des meilleurs.

    Effectivement c'est le carrulas* de Trinquier, un poste ou pratiquement à chaque traque on tire les ragots.

    Je peux vous dire qu'il est heureux le boulanger; il se masse l'index et le majeur de la main droite, celle

    qu'il avait mise derrière son dos en croisant les doigts si fort que le sang n'en circulait plus, faudrait pas qu'il soit handicapé

    pour tirer maintenant.

    Trois quart d'heure plus tard il est en place dans un sous bois de chêne vert, devant lui une lande de cailloux pas très large mais

    bien dégagé descend en direction de la combe, derrière lui le sous bois ouvert et assez clair offre une bonne visibilité facilitant le

    tir.

    Notre homme a vite repéré le courrédou* qui traverse le carrulas, il est bien marqué preuve que les sangliers l'empruntent souvent Okay

    Au loin se font entendre les cris des piqueurs qui encouragent la meute, les gars et les chiens sont encore très loin, son seul désir à

    présent c'est enfin d'entendre les deux coups de corne annonçant le lancé, mais rien, et cela s'éternise.

    Soudain un bruit caractéristique le fait tressaillir, "Non di diou! mais en voila un qui arrive" pas de lancé annoncé, juste

    quelques aboies là bas au loin, rien qui aurait pu le mettre en éveil, pourtant c'est bien un ragots qui roule les cailloux en face,

    un ragot qui vient de signer son arrêt de mort car le Pompon il a déjà sa carabine à l'épaule pointée direct sur le courrédou au

    milieu de l'éboulis, mais pas de chance le sanglier trotte sur un sol meuble et Roger ne l'entend plus

    Maintenant c'est ses yeux qui vont le prévenir et le voila à tourner la tête comme un sémaphore, en dix seconde il s'en attrape

    un torticolis .......

    La bête noire l'ayant éventé refuse le poste de l'éboulis et le contourne par le haut dans les chênes c'est là que notre ami l'aperçois

    enfin, " Oh! il ne fait pas beaucoup de bruit mais il a l'air beau" cette pensée lui traverse l'esprit juste avant de tirer.

    PAN.....! Ah la belle candelette! L'infortuné noiraud vient de passer cul par dessus tête

    Il vient enfin de vaincre le signe indien le Pompon, il n'a pas bougé de place quand son téléphone sonne :

    "tu l'as tué?"

    "Oui il a fait pile"

    " Il est gros? "

    "Je sais pas, je l'ai tiré dans le sous bois, il essayé de me mancher et je ne suis pas monté pour le voir, mais il doit faire ses 30 kg"

    "Ok! C'est bien et bravo, tu vas enfin payer un coup à boire "

    Le calme étant revenu la boulange se décide à aller admirer son sanglier, pour cela il désarme sa carabine, hôte ses lunettes faudrait

    pas qu'il les abîme ou qu'il les perde et il s'engage dans le sous bois en direction de la bête morte.

    Cinq minutes après il est au contact........il se frotte les yeux.......sort les lunettes de sa poche, les pose sur son nez, les enlève de nouveau,

    machinalement il prend son mouchoir et essuie ses verres, puis les repose sur son nez et finalement se gratte la tête d'un air ahuri.

    Le sanglier qui gît à ses pieds avoisine les dix kilos tout mouillé

    "Mince! c'est surement mes lunettes elle doivent grossir un peu trop"

    C'est la seule pensée qu'il lui vient à l'esprit, lorsqu'il contemple d'un air penaud sa petite victime.

    Allez Pompon console toi c'est les plus petits qui sont difficile à tirer les gros ne courent pas aussi vite.

    Et maintenant que tu as fait le premier d'autres vont sûrement suivre.


  • white hunter

    Super !

  • JCsHunter

    Ce mec et trop fort ! Tu aurais du faire écrivain ! ^^ Superbe !

  • DANNI 13

    Salut

    Ca ressemble a du Pagnol!!!

    Bravo!!!!On en veut d'autres!!!

  • charly34

    Merci les amis pour vos appréciations.

    Le boulanger vient d'en rajouter une couche il m'aime bien et décidément lorsqu'il voit que je n'ai plus rien à dire, il se dépêche d'aiguillonner mon inspiration.

    Mais comme moi aussi je l'aime bien j'aimerai terminer ses tribulations sur une note optimiste, alors j'attends la bonne occasion.

  • charly34

    La fin des tribulations du boulanger

    Ou tout vient à point à qui sait attendre

    Roger le boulanger vient d’atteindre les dix sangliers manqués….. :oops: un record ! Le pauvre n’en revient pas ,

    jamais dans sa vie il ne s’était senti aussi humilié . Mercredi dernier dans « Mougno » il manque sont huitième au poste de Pierrot ,

    un joli caillou en bordure d’une combe qui permet des tirs lointains d’ailleurs Rabali tuera un joli mâle de 90kg de ce même poste quelques jours plus tard

    Ah ! ce Rabali c’est le contraire du boulanger l’ouie fine , la vue perçante et la main ferme il manque rarement sa cible,

    le samedi 18/01/2014 de la palombière de stéphane il en mettra 3 au tapis 87kg, 77kg, et 76kg :mrgreen: son père de l’autre côté

    de la chasse en fera deux 75kg et 50kg yah:ou de quoi donner des complexes à notre Pompon.

    Après avoir manqué son huitième le matin, il est posté au N°50 la "Rabassière" l’après- midi et manquera royalement son neuvième .

    Cela commence à gamberger sérieux dans la tête au pompon, il les hait ces bêtes noires que s’en est pas possible,

    même qu’il en fait des cauchemars la nuit, des hardes entière déboulent à son poste et lui dont la carabine possède un chargeur inépuisable,

    tire et retire dans le tas sans discontinuer et rien ne tombe, il se réveille en sursaut et en sueur mais soulager quand même que ce ne soit

    qu’un cauchemar. :?

    Le dixième peu importe où et quand il le manque, nous l’ajouterons simplement dans ses statistiques

    Dix c’est un compte rond, il est plus que temps que cela s’arrête.

    La battue

    Aujourd’hui ce sera le trompe couillon un superbe tènement au milieu de nulle part, repaire incontesté des sangliers,

    tout est réuni pour passer une bonne journée, pas de vent, pas de pluie, température agréable pour la saison, de quoi

    donner le sourire à Roger mais il ne l’a pas le sourire le boulanger :cry: il est même un peu crispé et pour une fois personne ne le chambre

    tous ont compris qu’il vit des moments difficiles, il est préférable de ne pas en rajouter.

    Au tirage au sort notre ami comme d’habitude tire un bon numéro, il sera accompagné sur la ligne par ses potes : Steph, Manu et Julien .

    Le voilà en place au poste de Fossati quelques châtaigner entourés de chênes et de buis forment un sous- bois assez clair, il fait face

    à la chasse avec une bonne visibilité, les ragots devront franchir un petit « rec » avant de remonter sur lui, il monte son point rouge et l’attente commence.

    Première « lançade » la meute surgie en face glisse sur sa gauche est franchie la ligne entre Steph et lui ; monté d’adrénaline inutile….. et merde !

    Une deuxième menée passe sur le travers la haut pas de quoi s’emballer et c’est le calme plat…..Bof !

    16h30 sonne au clocher Steph quitte son poste et vient aux nouvelles « Eh ! pompon t’as entendu cette menée, elle n’est pas passé loin! on n’a

    pas eu de chance »

    Le Roger dans le fond n’est pas mécontent au moins il n’a pas risqué un autre loupé et après avoir acquiescé, il range ses affaires et sa lunette

    dans le sac à dos, prêt à partir sitôt la fin de chasse sonné.

    Soudain ils dressent l’oreille ; deux chiens arrivent dans leur dos, Steph remonte à son poste en courant et sans demander son reste, le pompon

    réapprovisionne sa carabine de deux balles et laisse tomber son sac , on sait jamais !

    Les récries des chiens résonnent dans la combe ils arrivent de derrière sûrement une chasse voisine qui a échappée , sur la crête les feuilles se froissent

    Pompon en a la chair de poule , « Oh couillon ! mais c’est le sanglier qui arrive » se dit-il !

    Le voilà ... ! Une belle bête cette fois t,1;op pas une « quiolle » comme l’autre jour au poste de Trinquier

    Le ragot décidément aveugle et enrhumé descend droit sur notre homme, la carabine au creux de l’épaule bien décidé à le laisser venir la boulange

    attend son heure, il se souvient de ses cauchemars où il vide son chargeur dans le tas sans en voir un seul tomber et c’est sûr il ne veut pas que cela

    soit prémonitoire, il prie ensuite St Hubert de lui octroyer enfin la réussite.... :roll: m1;dr , pendant ce temps le sanglier continue sa course droit sur lui ;

    deux mètres les séparent.

    PAN ! la bête s’écroule dans ses pieds la tête explosé .

    Le soir au rendez- vous c’est la fête à Pompon , il était temps la saison touche à sa fin.

    PS: Il accusera 52kg sur la balance , heureusement qu'il n'avait plus la lunette sur sa carabine c'était le loupé assuré


  • south29

    Vraiment de beaux récits 🙂 heureusement que tu a retiré ta lunette 🙂