Des terreurs
J’aimerais avoir mes entrées dans cette brigade stupéfiante. Mais je n’ai que la photo. La scène de crime complexe me plonge dans de nombreux questionnements. Qui a tué qui ? Des morts naturelles ? Une épizootie foudroyante épargnant juste hommes, chiens et pelles ? Je n’y crois guère, même si les pelles, c’est très résistant aux agents pathogènes. Je ne connais pas le corps de police ou d’armée qui porterait cet uniforme non plus.
L’enquête sera longue et difficile, car que faisaient ici 5 faisanes, 2 perdrix rouges, 1 lapin, 1 poule ... Notons qu’il n’y a aucun migrateur, qu’il y a une poule, mais pas d’œuf. Il y a bien sur des oiseaux qui vivent habituellement ou plutôt nichent dans terre, me direz-vous, mais ce n’est pas le cas des perdrix rouges et des lapins, et ces derniers ne sont même pas des oiseaux.
L’hypothèse d’un gang de faisanes attaquant une galerie tiendrait si l’on avait trouvé par exemple des toiles de maître, ou des substances illicites. Des six bébés renards, aucun n’était congelé ce qui rend l’infanticide délibéré improbable.
Il faudra aller plus loin. Profiler. On remarque chez les découvreurs du carnage un air satisfait et l'absence de tout signe de tristesse, même contenu. Ils auraient tué les faisans, les perdreaux poule, lapin et veulent faire porter le chapeau aux renards ? Mais un chapeau dans une galerie souterraine ça ne tient pas. Pas bien, ça bute partout.
J’aurai besoin de vos lumières, car là, je cale un peu.
Rick White Hunter


