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Dis, explique moi l'industrie italienne...

Par vincent21 | 19 janvier 2016

Bonsoir à tous,

Beretta

Benelli

Franchi

Perazzi

Rizzini

Sabatti

Fair

Fabarm

Silma

Zoli

Renato Baldi

Bernadeli

Bettinsoli

Caesar Guerini

Marochi

J'en oublie sûrement, éclairez-moi, je complèterai la liste.

Au regard du rapport de la superficie "chassable" de la France et de l'Italie, nous semblons moins bien dotés ( en nombre d'entreprises du moins) que nos amis transalpins.

Qui est qui, qui fait quoi et pour qui? Des armes identiques ou presque ne se cachent-elles pas sous plusieurs marques différentes?

Certe l'énorme groupe Beretta regroupe plusieurs de ces marques, mais comment une telle mosaïque industrielle peut-elle tenir dans le contexte concurrentiel actuel?

Dans l'attente de vos lumières....

Bonne nuit amis chasseurs

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  • Sgarababi

    Bonjour,

    l'esprit Italien n'est pas du tout le même que le nôtre. Ici, avant de sortir un produit, on réfléchit longtemps, on fait des études de marché, on veut savoir à l'avance si un produit marchera ou non, et on calcule d'avance les bénéfices. En Italie, on trouve un produit et on le lance, sans attendre, si on se "casse la gueule", on passe à autre chose, mais sur le nombre il y a plus de réussites que d'échecs. C'est le cas dans l'automobile comme pour les armes. Dans ce dernier cas, comparez les réalisations entre les deux pays. Qu'est-ce qu'il nous reste, en France ? Chapuis et Verney-Carron. Si pour la première marque, les nouveautés réelles existent, bien qu'en petit nombre, pour la deuxième il faut bien avouer qu'il n'y a rien de bien nouveau ni de bien attrayant qui sorte chaque année (je ne parle pas de la qualité en constante baisse...)Du côté Italien, la ville de Brescia est peuplée de petits fabricants et sous-traitants. Le géant Beretta diversifie en permanence ses productions (Franchi et Benelli principalement)et chaque saison voit de nouveaux modèles apparaitre (pour parfois disparaitre la saison suivante). Les délais d'acheminement très rapides des armes n'ont rien à voir avec ceux pratiqués par les fabrications Françaises actuelles. Non, les armes ne sont pas identiques, loin de là, c'est bien l'avantage de leur politique qui ne tient que peu compte de la prise de risques et permet toutes les audaces (qui aurait eu en France l'audace de proposer un semi auto comme le Benelli Vinci ?). Nous qui n'avons plus aucun fusil de trap présent sur les stands, voyons donc du côté Italien, toujours au plus haut niveau mondial. Sans vouloir parler d'autre chose que des armes, les entreprises en Italie ne sont pas "assassinées" comme chez nous. C'est sans doute une raison de plus de la différence de production de nos deux pays.

    Cordialement.

  • Red cloud

    Je ne prétends pas avoir la vérité absolue mais pour moi, à la différence de la France, l'Italie a fait plusieurs choix stratégiques gagnants:

    :arrow: Celui de l'industriel accessible alimenté techniquement et sur le plan de l'image par l'artisanat haut de gamme;

    :arrow: Investissement dans le militaire, tir sportif...très fort vecteur d'image également.

    :arrow: Du développement technique, créativité et de l'innovation épaulés par un excellent marketing.

    Cela dit, on peut parler aussi du UK, terres où le tir est roi et où ne subsistent qu'une poignée d'artisans tournés vers le très haut de gamme. Culture et industrie répondant aux attentes sont 2 choses différentes.

    L'Italie a répondu presque seule au marché mondial, en proposant des armes performantes, bien designées, dans la gamme de prix répondant à la demande la plus fréquente. Et le pognon que ça génère permet d'investir dans les hommes et l'outil de travail, et de continuer l'histoire.

    Je pense aussi que l'Italie, c'est aussi Perazzi....et oui, cette petite entreprise au départ a quand même créé le fusil "absolu" sur le plan technique, ce qui a servi ensuite de modèle d'inspiration à bien d'autres entreprises italiennes, pour ainsi produire des lignes correspondant aux attentes des clients.

    Quand à la présence de toutes ces marques parfois détenues par le même géant, c'est simplement un moyen de quadriller le marché.

  • henri X

    Il y a aussi un truc (génial) en Italie, c'est que depuis longtemps ils ont fait des pôles de compétitivités, des regroupements géographiques d'activités industrielles.

    Par exemple, une ville concentre 80% (voir 100%) de telle activité industrielle. Ici, dans le cas des armes, c'est la ville de Brescia (comme dit @ Sgarababi: "peuplée de petits fabricants et sous-traitants").

    Bref, avec ce système on gagne pas mal de compétitivité, il y a une vraie dynamique, on se tire la bourre, ça fait un creuset d'ingénieurs, de techniciens qualifiés etc.

    De même, pour commander les matières premières, les transports, les salons, tout le monde profite des économies d'échelles (tarifs de groupes).

    Sinon en France, historiquement on avait la ville St Etienne pour nos armes, puis divers petits ateliers et maanufactures à droite à gauche, éparpillée façon puzzle...

    Puis une politique fiscale criminelle.

    Une opinion publique assez négative.

    Des choix stratégiques regrettables (nos armes de chasses étaient liées l'industrie de l'armement militaire), voir même révoltants...

    La faute aussi du consommateur français, qui depuis le 19e siècle à souvent snobé les produits français (à la chasse ça s'est vu avec les chiens, le setter préféré à l'épagneul, le braque allemant ou le pointer préféré aux braques de pays...).

    Le manque d'audace de nos entreprises françaises...

    Danton disait: "de l'audace, de l'audace, encore de l'audace et la France est sauvée".

    Perso, pour ce qui est de la situation actuelle de la France, je dirais "Danton ...! "

  • white hunter

    Il y a quarante ans, l'Italie produisait de mauvaises armes à bas prix, et quelques bonnes aussi à bon prix. la France en produisait surtout de bonnes. Ce qui fait que l'Italie se soit aussi bien débrouillée tient certainement au génie et à la passion des personnes avant toute autre chose.

    Vouloir à tout crin mettre du rôle de l'état dans tout n'a guère de sens.

    Je dirai que je suis simplement français, si par exemple je mets mes économies en sécurité (et pas dans une entreprise), ET si en même je dis sans sourciller qu'il faut investir ...

  • Sgarababi

    Bonjour,

    pourtant, white hunter, c'est bien l'Etat qui décide de quelles armes seront dotés nos forces de l'ordre et notre armée. Nous qui, autrefois, produisions nos propres armes aujourd'hui achetons tout à l'étranger. Le Famas a commencé à être remplacé et pas par du matériel Français, il n'y en a plus. C'est bien l'Etat, encore, qui fixe la fiscalité des entreprises et décourage bon nombre de bonnes volontés qui ne veulent pas travailler pour payer des impôts sans en retirer un bénéfice correct. Le génie Français n'est pas inférieur au génie Italien, mais lui on l'a tué pour de basses raisons politiques et financières. C'est dur à dire mais c'est comme çà.

    Cordialement.

  • white hunter

    Je parlais d'armes de chasse.

  • henri X

    Justement, le rôle de l'Etat n'est pas majeur. La fiscalité française est un gros frein, ça a fait beaucoup de mal, mais je blâme autant le privé (les entreprises, les consomateurs etc.) qui ont participé à l'echec français.

    Si l'Italie produit actuellement des armes globalement performantes, c'est peut être parce qu'ils n'ont plus beaucoup de concurrents à qui se comparer...

    Et aussi que quand des acteurs économiques français ont disparu, ils ont laissé un trou dans l'innovation et le marketing que les Italiens ont très vite su combler...

    Mais pour moi le facteur de base c'est l'outil de production et les stratégies industrielles. Quand il y a une volonté il y a un chemin...

    Sinon entièrement d'accord avec @[supprimé]

  • Red cloud

    Probablement que tout cela est lié à notre industrie en général, qui s'est bien cassé la tronche.

    Prenez la coutellerie, c'est pareil. Nous avons de très bons artisans, mais il y a des pays qui ont su produire de l'excellent, en volume, avec de la signature et créer des marques. Ce segment industriel qui représente l'essentiel du marché, fonctionne aussi grâce au moteur du très haut de gamme. Prenez les US, ce n'est pas un hasard si les couteaux les plus chers viennent souvent de là-bas et si les couteaux indus d'excellente qualité sont aussi made in US...et pas des couteaux de casse croûte, ça c'est notre spécialité!

  • henri X

    Exactement.

    Et ce qui est un comble, car en gasronomie, en mode (textile, luxe etc.) nous sommes les meilleurs, grâce à la fillière de l'excellence!

  • mich13

    Bonjour ,

    Tout est dis , tu as oublié Breda qui sont d'excellents fusils .

  • white hunter

    La France n'est pas en cause, c'est le français, éventuellement.

    En France il y a depuis toujours eu un vide entre la petite entreprise et la grande. L'armurerie va bien à des entreprises de taille moyenne, qui sont légion en Allemagne par exemple, et rareté chez nous. Depuis très longtemps.

  • henri X

    Certes @White Hunter,

    Le problème c'est effectivement le manque en France de PME / PMI de taille moyenne, comme tu le dis. Et qu'il y a tant en Allemagne et Italie.

    Mais ce manque de ce type d'entreprises en France, ce n'est pas dû au hasard ou à la fatalité des choses. Peut être à cause de ces quelques pistes:

    • Fiscalité trop forte mais surtout mal étagée, les tranches fiscales sont mal conçues (le très petit à des aides mais n'est pas compétitif du fait de sa petite taille, le géant par pression politique et internationalisation est au dessus de la fiscalité ou bénéficie d'une fiscalité encore acceptable comparé à ses profits, mais l'entreprise moyenne est trop grandes pour recevoir des aides et la fiscalité d'une petite entreprise, mais elle entre dans la même catégorie fiscale que la grosse entreprise...

    • Le travail de sape de certain syndicats français qui n'ont fait qu'opposer systématiquement et violement les travailleurs aux chef d'entreprises, en oubliant que 90% des "patrons" sont des patrons de petites PME, plus proches sur le plan du travail et de la rémunnération (socialement et économiquement) que quelquonque travailleur, à ne pas mettre dans le même sac que les quelques pourcents minoritaires de grands patrons des grands groupes, CAC 40 etc. qui eux sont de vrais exploiteurs apatrides.

    Les syndicats français sont politiques (les seuls en Europe), ils ont détruit la petite industrie française. Avec le recul, on voit que partout ils ont fait le jeu des grands groupes, pour couler la France et justifier les délocalisations avec leurs actions syndicales inconsidérées. Tout en ne représentant qu'une part minime des travailleurs...

    -Le manque de stratégie indutrielle et économique en France. Personne n'a pu s'associer, nos entreprises se font une guerre acharnée entre elles... alors que nous sommes dans un contexte international... et que dans les autres pays les entreprises d'un même secteur s'associe pour chasser en meute sur le marché mondial...

    (Comme l'exemple de ce sujet avec les manufactures d'armes Italiennes)...

    Pour ça, le patriotisme bien compris est un atout. Mais en France, depuis la maternelle on nous enseigne à se flageller et à detester notre drapeau...

    Pour moi y a pas de secrets.

  • white hunter

    On n'a pas fréquenté les mêmes écoles, peut-être ... Les entreprises étrangères qui viennent s'installer ont un discours plus positif que le tien, pour ce que j'en ai lu.

    Les entreprises à l'étranger ont souvent un taux de syndicalisation plus élevé et n'ont pas disparu pour autant ...

    Mais que ce soit la faute de l'état par ses impôts et son incurie politique, des syndicats par leurs outrances, des enseignants pour leur incivisme, tout révèle que nous sommes bien des Français en France parlant de la France ...

    Je dis ça je dis rien, je n'ai pas risqué beaucoup de sous ni de sueur dans ma vie dans les secteurs où il faut se sortir les doigts... Mon job était bien trop sympa. Mais ma retraite d'entrepreneur est d'1.20 euro par mois, je crois 😃 .

  • Jeannot33

    Salut à tous,

    henry X a écrit:

    Les syndicats français sont politiques (les seuls en Europe), ils ont détruit la petite industrie française. Avec le recul, on voit que partout ils ont fait le jeu des grands groupes, pour couler la France et justifier les délocalisations avec leurs actions syndicales inconsidérées. Tout en ne représentant qu'une part minime des travailleurs...

    Les syndicats français sont politiques... Pourquoi ne le seraient ils pas , parce que les patrons ils ne sont pas politiques eux??? Quand une entreprise va mal ,ce sont les salariés qui servent de variable d'ajustement, non? je me trompe?

    Nombreuses PME PMI sont tributaires des grands groupes et des multi nationales qui , pour rentabiliser au maximum, préfèrent délocaliser le travail que le conserver en France.

    Comment peux tu écrire que "les syndicats ont détruits la petite industrie française", parce que les syndicats ont seulement défendu ceux qui partagent leur condition, et essayé de l'améliorer, je regrette, je ne peux pas te laisser écrire de tels propos sans réagir, ce n'est pas la réalité,car dans de nombreuses entreprises l'implantation syndicale est infime, donc ce n'est pas elle qui détruit l'entreprise.De plus , un syndicaliste est attaché à son entreprise, car c'est son gagne pain, celle qui lui permet de vivre et faire vivre toute sa famille....

  • bluy45

    Après 39ans de syndicalisme actif à la CGT, je suis maintenant retraité et toujours syndiqué. Je regarde malgré tout, maintenant les choses avec un peu plus de recul.

    Les trois dernière décennies ont vu les positions des différents acteurs évoluer vers ce qui maintenant ressemble à une impasse

    Certes les directions ont tout fait pour décrédibiliser les syndicats. Les centrales syndicales se sont politisées contre l'avis des syndiqués. Les représentants syndicaux locaux se sont eux, vus dévoyés de leur mission en appliquant localement les volontés des centrales syndicales, ceci parfois contre l'avis des travailleurs.

    Le rôle d'un syndicat, me semble-t-il, c'est de représenter les travailleurs et de les défendre dans les conflits qui les opposent au patronat. Venir imposer la volonté d’une centrale syndicale quand les accords entre direction et employés ne correspondent pas à ses souhaits, va à l’inverse du rôle initial d’un syndicat. La chose est de plus en plus mal perçue par les employés

    Résultat les syndicats ont perdu une grande partie de leur représentativité. Le patronat n'a plus d'interlocuteur représentatif. Les négociations n'aboutissent pas et les entreprises en France, évoluent au ralenti.

  • henri X

    @[supprimé] :

    Les syndicats c'est fait pour défendre des travailleurs, ou un corps de métier. Pas pour servir de réservoir électoral ni de machine à (laver) finance de parti politique.

    Les pays où le syndicalisme fonctionne bien sont les pays où les syndicats sont pas ou très peu politisés (pays scandinaves etc.).

    Les patrons sont politisés... Oui, entre le PS ("la gauche") et LR (la "droite"), donc rien de cohérents. Les grands patrons ont comme dénominateurs communs: internationalisme et libertarisme (tant économique que "moral").

    Les petits patrons de PME / PMI sont bien plus complexes sur l'achiquier politique.

    Les syndicats ont tué l'industrie (selon moi) par:

    • pro immigrationnisme: faire du dumping social dans un pays déjà en crise de l'emploi

    • soutenir la régularisation massive de sans papier, appeller à l'immigration est selon moi un acte de sabordage délibéré de la classe ouvrière nationale.

    • internationalisme: rejoint le dogme liberal "argent / marchandise / travailleur sans frontière", mettant ainsi en concurrence le salarier français avec le salarié chinois (pas la peine de faire un dessin...). Gros point commun des syndicats POLITISES français avec le grand patronat.

    • se mobiliser intempestivement (et parfois violement) pour des causes très éloignées du travail (quand on voit des syndicats dans des manifestations communautaires...)

    Ainsi, rejoignant ce que tu écris, ce n'est pas la mini implantation locale de quelques syndicats qui a tué l'industrie. Ce n'est pas quelques actes de desespoir (dont je suis sincèrement solidaire) de bruler trois palette avec un mégaphone devant une fermeture de site qui a fait du mal.

    Ce qui a tué la petite industrie française, c'est quand ces syndicats politiques ont fait le jeu du grand patronat, en décrédibilisant la parole des travailleurs - qui voulaient conserver de l'emploi industriel en France - en les poussant à des actions négative et en faussant le débat en incluant des thématiques marxistes (politique) parasitant le message des travailleurs.

    Je ne m'étalerais pas sur la gabegie financière de ces dits syndicats, du train de vie des dirigeants sur le dos des travailleurs... Bien que ces syndicats, ne pouvant pas vivre sur les deniers de ses adhérents, sont financés par l'Etat... encore une autre question...

    Et @Bluy45, je pense, peut confirmer cette regrettable déviance du syndicalisme français.

  • henri X

    La meilleure forme de syndicats reste encore le système des corporations, par métier. Je sais, ça date de l'Ancien Régime et ce fut une des premières choses abolies par la Révolution...

    Mais avec ce système, des gens défendent un métier, élisent des représentants compétents, légitimes, formés, solidaires, et sachant rester dans leur rayon d'action.

    Perso, ça me révolte de voir un type venant de l'industrie agroalimentaire (ou pire un enarque / pur politicar) se pointer comme "décisionnaire" et prendre une mesure pour l'industrie automobile...

  • Sgarababi

    Bonjour,

    pour rester dans "notre" domaine, et là je m'adresse aux "vieux" : qui a tué Manufrance ? Rappelez vous la SCOPD, sorte de soviet imaginé par la CGT qui devait relancer l'entreprise (qu'elle avait largement contribué à couler) par le partage des bénéfices entre les salariés. Le résultat a été très rapide, la faillite n'a pas tardé, t

  • Sgarababi

    tant il est vrai que la conduite d'une entreprise, et à plus forte raison d'une grande, n'est pas à la portée de tout le monde.

    Mais, je lis certains commentaires plus haut sur l'armurerie qui me laissent rêveur. Qui sur le site est allé un jour à Brescia ? Peu de gens sans doute, car le syndicalisme n'a rien à y voir, seul l'amour du travail et du travail bien fait maintient la corporation armurière Italienne à un niveau infiniment supérieur au nôtre. A Saint-Etienne, les armuriers de renom qui meurent ne sont pas remplacés, en France même seuls quelques noms se sont fait connaître et n'ont pas de problème pour boucler leur fin de mois. Les conditions de travail et les impôts sont les mêmes pour eux que pour les autres, comment se fait-il que certains réussissent et d'autres non ? L'envie de travailler et le savoir sont les seules réponses valables. Mais cette première condition est en perte de vitesse dans notre pays et on n'en voit pas le bout. Je suis actuellement en relation avec un jeune crossier qui exerce depuis un an et il a son carnet de commande bien garni, preuve que pour quelqu'un qui en veut il y a encore de la place, mais encore faut-il ne pas attendre que tombe le travail du ciel, le rechercher et bien le faire...

    Cordialement.