Chasse jusqu’au 31 mai, chevrotine, agrainage : plusieurs avancées attendues par les chasseurs dans le Gers

La gestion des populations de sangliers à travers la France devient une priorité sur laquelle travaillent de concert les chasseurs et les agriculteurs. Devant la nécessité de faire baisser rapidement le nombre de suidés dans l’hexagone, plusieurs mesures sont prises par le gouvernement afin de permettre aux chasseurs de réaliser plus de prélèvements. Plusieurs de ces mesures vont visiblement bientôt devenir effectives dans le Gers.
Chasseurs et agriculteurs dénoncent une situation d’urgence absolue.
Les dégâts causés sur les cultures par les sangliers et les difficultés rencontrées par les chasseurs pour réussir à en prélever autant que nécessaire est un mélange qui a donné bien du travail à l’administration.
Dans le Gers, la Fédération des chasseurs et la Chambre d’Agriculture se sont associés pour demander à la préfecture que des avancées concrètes soient faites pour permettre aux chasseurs de prélever un maximum de sangliers et faire diminuer la pression exercée par l’espèce sur les exploitations.
Pendant quelques temps, chasseurs et agriculteurs sont restés sans réponse et si le gouvernement avait promis la création d’une boite à outils à disposition des chasseurs pour faire baisser de 30% les dégâts causés par les sangliers sur les parcelles agricoles, les nemrods de France n’avaient jusqu’ici rien vu changer de façon concrète.
Après quelques coups de colère des chasseurs du Gers accompagnés des agriculteurs, ces derniers ont finalement eu un retour de la préfecture qui attend semble-t-il que les choses avancent au niveau national.
Des avancées dans les prochaines semaines.
La préfecture du Gers a finalement répondu aux attentes des agriculteurs et des chasseurs en expliquant que des avancées concrètes allaient se produire dans les semaines à venir.
La première concerne l’utilisation de la chevrotine en battue qui était plébiscitée dans le département. L’administration affirme attendre la publication d’un arrêté ministériel permettant aux préfectures d’autoriser l’utilisation de la chevrotine ainsi que la tenue d’un groupe de travail qui permettra d’encadrer l’utilisation de cette munition.
La seconde concerne la chasse du sanglier jusqu’au 31 mai. Cette autorisation a déjà été accordée aux chasseurs dans d’autres départements et la préfecture explique attendre la tenue d’une réunion avec la DDT qui devrait permettre de mettre en place cette dérogation.
Enfin, des avancées concrètes sur le piégeage des sangliers et sur l’agrainage devraient également faciliter les choses pour les chasseurs qui sont souvent tributaires de réglementations contraignantes et qui limitent les résultats en ce qui concerne la gestion des sangliers.
Des secteurs très touchés par les dégâts de sangliers devraient aussi être classés en « zone noire » dans lesquels les lieutenants de louveterie pourront pratiquer le tir de nuit.
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