Jura : une famille tente de faire interdire la chasse car elle se sentait « en danger »

Une famille du Jura pensait pouvoir obtenir des restrictions sur les chasses collectives organisées à proximité de sa propriété. Évidemment elle a emmené l’affaire en justice et elle a perdu. La décision du tribunal rappelle, une fois de plus, que la chasse ne se remet pas en cause sur la seule foi d’un ressenti.
Un sentiment ne suffit pas pour faire interdire une activité parfaitement légale.
Fin 2025, des habitants de Gatey, petite commune jurassienne, ont saisi la justice en soutenant que les battues organisées dans le secteur rendaient les entrées et sorties de leur propriété impossibles.
Le « danger direct », disaient-ils, était réel. La justice a tout de même accepté de jeter un œil sur l’affaire, a examiné ces arguments et ne les a pas retenus.
En droit, évoquer une gêne ou une peur ne suffit pas, aussi sincère soit-elle. Il faut apporter la preuve d’un trouble objectif, caractérisé et suffisamment grave pour justifier qu’on restreigne une activité légale.
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Visiblement, les éléments produits n’ont pas atteint ce seuil.
Un cadre réglementaire mis en avant par le tribunal.
La chasse n’est pas une activité livrée à elle-même par des personnes qui se lèvent le matin et prennent un fusil pour aller n’importe où.
Les battues s’organisent dans le respect d’arrêtés préfectoraux qui définissent les espèces, les périodes et les conditions d’exercice, auxquels s’ajoutent des obligations de sécurité et de signalisation.
C’est précisément ce cadre que la décision de Gatey est venue consolider, en s’inscrivant dans une jurisprudence constante qui exige un niveau de preuve élevé avant de porter atteinte à une pratique jugée utile et reconnue.
Même si des anti-chasse tentent de diffuser au maximum leur idéologie et diabolisent la pratique de la chasse à travers des messages et des vidéos montées dans ce but, les gens savent habituellement faire la différence entre la mise en scène anti-chasse et animaliste face à la réalité.
La justice est évidemment restée de marbre devant de telles considérations qui pourraient sembler surprenantes de nos jours mais nous sommes en 2026 et des personnes pensent encore que la terre est plate alors, pourquoi pas!
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