Sept miradors de chasse détruits à Villey-le-Sec : l’ACCA porte plainte

Dans la nuit du 22 au 23 mai, sept miradors ont été méthodiquement sabotés sur le territoire de l’Association communale de chasse agréée de Villey-le-Sec, en Meurthe-et-Moselle. Le président de l’ACCA a déposé plainte à la gendarmerie. Pendant ce temps, la mouvance anti-chasse se félicite ouvertement de ces dégradations.
Sept installations détruites en une seule nuit.
Les faits ont été constatés sur la ligne de chasse de l’ACCA de Villey-le-Sec. Sept miradors, utilisés notamment pour la chasse du grand gibier, ont été retrouvés jetés au sol et brisés, sciés à la base et rendus totalement inutilisables. L’action, visiblement coordonnée, s’est déroulée au cours d’une seule nuit.
Le président de l’ACCA a immédiatement déposé une plainte pour vandalisme auprès de la gendarmerie.
Il a également tenu à rappeler le fonctionnement de l’association communale et l’utilité de ces installations, qui permettent aux chasseurs de pratiquer la chasse à l’affût dans des conditions de sécurité optimales, avec un tir fichant dirigé vers le sol.
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Le mirador n’est pas un simple confort : c’est un outil de sécurité reconnu et recommandé par les fédérations départementales.
Au-delà du préjudice matériel, qui représente plusieurs milliers d’euros pour une structure associative fonctionnant sur les cotisations de ses adhérents, c’est la dimension organisée et délibérée de l’acte qui interpelle.
Ce type de sabotage nocturne, rapide et ciblé, dépasse le simple acte de malveillance isolé.
La mouvance anti-chasse parade sans complexe.
Là où la situation prend une tournure particulièrement révoltante, c’est du côté des associations anti-chasse, qui n’ont pas tardé à s’emparer de l’affaire pour la transformer en fait d’armes.
Sur leurs sites et leurs réseaux sociaux, les militants parlent ouvertement de « résistance » et d’ »action radicale », célébrant la destruction de ces équipements comme une victoire contre le monde cynégétique.
Certains collectifs n’hésitent pas à qualifier ces dégradations de « coup d’éclat », affirmant que « la forêt n’appartient plus impunément aux fusils ».
Un discours décomplexé qui glorifie purement et simplement la destruction de biens privés et l’entrave à une activité parfaitement légale, encadrée par le Code de l’environnement et exercée sous le contrôle des autorités préfectorales.
Plus inquiétant encore, ces actes sont présentés comme faisant partie d’un « mouvement de fond » européen visant spécifiquement les installations de chasse au grand gibier. Les miradors deviendraient selon eux des « cibles prioritaires », un vocabulaire guerrier assumé qui en dit long sur la radicalisation d’une frange du mouvement animaliste…
Cette complaisance affichée à l’égard d’actes de vandalisme organisés pose une question simple : jusqu’où cette escalade sera-t-elle tolérée?
Détruire un mirador, c’est détruire un outil de sécurité, mettre en danger les chasseurs qui devront pratiquer sans cette protection, et s’attaquer au patrimoine d’une association loi 1901 composée de bénévoles.
Les ACCA ne sont pas des lobbies industriels, ce sont des structures locales, ancrées dans la ruralité, qui gèrent bénévolement la faune et les territoires.
L’enquête de gendarmerie devra déterminer les responsables de ces dégradations. Mais au-delà du volet judiciaire, c’est l’impunité dont jouissent ceux qui encouragent publiquement ces sabotages qui interroge.
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