Voici les 3 départements où les prélèvements de chevreuils ont le plus baissé

Quand on parle de prélèvements de grand gibier, on a souvent tendance à mentionner les départements où il se tue le plus de telle ou telle espèce, notamment de sangliers. En effet, avec la barre symbolique du million d’animaux prélevés l’année dernière, il y a des départements français qui enregistrent des taux de prélèvement hallucinants.
A contrario, il est également intéressant, et important, de savoir quels départements sont en diminution, notamment concernant le fragile chevreuil.
Durant la saison 2025/2026, il y a eu en tout et pour tout 563 108 chevreuils tués en France à la chasse, sur un total de 737 108 attributions, soit un taux de réalisation des plans de chasse de 76,4 %. À noter pour l’anecdote que 638 chevreuils ont d’ailleurs été prélevés en battue administrative durant la saison.
Voici les 3 départements qui enregistrent les plus fortes baisses de prélèvements de chevreuils : en premier lieu les Deux-Sèvres, qui enregistrent la plus grosse baisse puisqu’elle est de -29 % par rapport à la saison précédente. Presque 1/3 de prélèvements de chevreuils en moins, c’est colossal, et résulte d’une volonté conjuguée à la fois des chasseurs et de la fédération qui ont constaté une baisse des effectifs.
Vient ensuite le Doubs, qui a enregistré 20 % de prélèvements de chevreuils en moins la saison dernière, puis, pour compléter le « podium », la Moselle qui, quant à elle, enregistre -19 % de prélèvements, à égalité avec le Val-de-Marne (département où il se tue très peu de chevreuils en volume).
Ces baisses localisées par département résultent de nombreux facteurs qu’il faut identifier au cas par cas (météo, maladie, mode de culture), mais ne doivent pas pour autant alarmer les chasseurs. En effet, à l’inverse, certains départements français ont enregistré des hausses allant jusqu’à 45 % ! Nous y reviendrons dans un prochain article.
L’ensemble du grand gibier en France étant soumis à un plan de chasse, on peut compter année après année sur la rigueur des chasseurs et de leurs instances pour ajuster rapidement les prélèvements à la moindre baisse. Ainsi, les populations peuvent rapidement retrouver un seuil plus élevé en à peine une ou deux saisons en cas de reproduction réussie.
Commentaires
Rejoignez la discussion
Connectez-vous pour laisser un commentaire.