Le ministère de l’Écologie poignarde la FNC en excluant deux oiseaux de la liste des espèces chassables

Sans prévenir la Fédération Nationale des Chasseurs ni concertations, la ministre de la Transition écologique vient d’exclure deux espèces de montagne de la liste des espèces chassables. Pour la FNC, c’est un coup de force incompréhensible qui pourrait signer l’arrêt de mort de ces oiseaux.
Une décision unilatérale qui court-circuite la gestion adaptative.
Le Grand Tétras et le Lagopède alpin n’étaient déjà plus chassés : le premier était sous moratoire depuis 2022, le second depuis 2026, tous deux à la suite de décisions du Conseil d’État.
Monique Barbut a choisi d’aller plus loin en les retirant définitivement de la liste des espèces chassables, sans concertation avec les représentants cynégétiques.
La FNC condamne la décision avec fermeté. Pour elle, transformer un moratoire temporaire en exclusion permanente revient à trahir le principe même de la gestion adaptative, qui repose sur la réversibilité des choix au regard de l’évolution réelle des populations.
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Aucun élément scientifique nouveau ne justifiait, selon la fédération, un tel passage en force.
Willy Schraen met en garde contre les conséquences concrètes.
Le président de la FNC ne mâche pas ses mots. Il dénonce une décision qualifiée « d’hors-sol et hors contexte », y voyant avant tout un geste politique envers des associations anti-chasse :
« Aucune logique ne peut expliquer cette annonce hors-sol et hors contexte de la ministre Monique Barbut qui revient à court-circuiter la logique même de la gestion adaptative, laquelle repose sur la réversibilité des décisions au regard de l’évolution des connaissances acquises et de l’état réel des populations des espèces chassables. Je n’y vois que de l’entre-soi et la volonté de faire un geste envers les associations soi-disant environnementales et assurément anti-chasse. Cette décision n’est pas à la hauteur des réels enjeux qui entourent la conservation de ces deux espèces emblématiques de nos montagnes et qui vont disparaître à la suite de cette décision. Avouons que c’est faire peu cas de la biodiversité alors que la ministre de la Transition écologique en a directement la charge ! »
L’argument de fond avancé est le même que les chasseurs de terrain avancent depuis des mois : sans les chasseurs et leur implication bénévole dans le suivi des populations et la gestion des habitats, ces espèces n’ont aucun avenir.
Il suffit de regarder du côté des Vosges, où la population de Grand Tétras s’effondre depuis l’arrêt de la chasse.
Pour Willy Schraen, exclure définitivement ces deux oiseaux ne les sauvera pas et au contraire, cela va simplement mettre un coup d’arrêt aux activités de ceux qui s’en occupaient réellement.
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