Deux cerfs et quatre biches équipés de colliers GPS par les chasseurs de Haute-Garonne

Par Nicolas Liégeois | 30 octobre 2026 à 08h24 0
cerf fdc31
Laisser un commentaire
Commenter

Six cervidés des Pyrénées portent désormais un collier GPS, posé au cours de sorties de nuit menées conjointement par la Fédération des chasseurs de Haute-Garonne et des chercheurs toulousains. Une première sur ce massif, qui place les chasseurs au cœur d’un programme scientifique franco-espagnol consacré à l’avenir de la forêt.

Les chasseurs prêtent main-forte aux scientifiques pour suivre le grand gibier en montagne.

C’est au cœur de la nuit que les équipes de la Fédération Départementale des Chasseurs de la Haute-Garonne ont rejoint cette semaine les techniciens du laboratoire INRAe-CEFS de Toulouse, une unité spécialisée dans le comportement et l’écologie de la faune sauvage qui étudie de près les grands mammifères et la manière dont ils façonnent les écosystèmes.

Ces premières opérations de capture ont permis d’équiper deux cerfs et quatre biches, l’INRAe-CEFS se chargeant de la pose des colliers avec l’appui des Fédérations, dont la connaissance du terrain et des animaux reste forcément précieuse pour ce genre de travail délicat.

L’enjeu dépasse le cerf et touche à la régénération naturelle des forêts.

Accrochez-vous car nous avons tenté de déchiffrer qui sont les parties prenantes dans cette étude selon les acronymes énoncés dans le communiqué de la FDC31.

L’étude s’inscrit dans le projet ESPIR (Equilibre Sylvo-cynégétique dans les Pyrénées pour préserver notre Identité et nos Ressources naturelles), porté par FORESPIR (Groupement Européen d’Intérêt Économique qui regroupe la France l’Espagne et Andorre).

Ce projet est lui même financé par le programme européen Interreg POCTEFA (Programme Opérationnel de Coopération Transfrontalière Espagne-France-Andorre), qui réunit des acteurs français et espagnols de la forêt et de la chasse autour d’une même question, celle du maintien de la régénération naturelle dans un environnement qui change.

Le cerf élaphe n’est d’ailleurs pas le seul concerné puisque le renard roux et le blaireau européen feront eux aussi l’objet d’un suivi, afin de comprendre comment ces trois espèces occupent l’espace et quels habitats elles fréquentent.

Les chercheurs comptent suivre les animaux marqués sur la durée, idéalement tout au long de leur vie.

On notera que ce sont encore une fois les chasseurs qui apportent les bras, les nuits blanches et la connaissance fine des animaux à la recherche publique, un engagement que les associations et militants anti-chasse passent généralement sous silence lorsqu’il s’agit de parler de biodiversité…

*image @FDC31

Article mis à jour le 30 octobre 2026 à 08h31

Vous avez aimé cet article ?

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les dernières actualités de la chasse !

Commentaires

Rejoignez la discussion

Connectez-vous pour laisser un commentaire.