L’affaire du sanglier « Toto » fait beaucoup réagir suite à l’annonce de son euthanasie

Voilà une histoire qui traîne depuis des mois et qui aujourd’hui encore, fait grand bruit sur les réseaux sociaux. C’est l’histoire du sanglier Toto, récupéré en marge d’une chasse par un chasseur qui s’est occupé de lui mais que la justice a décidé de faire euthanasié.
Un marcassin sauvé en marge d’une chasse.
C’est en marge d’une chasse que le fils de la famille Bienvenu a récupéré un marcassin poursuivi par les chiens pendant une chasse près d’Arras. La famille qui connaît bien le monde de la chasse décide malgré tout de s’occuper du marcassin car, si le sanglier est un gibier qu’il faut réguler drastiquement, l’éthique veut que l’on ne touche pas aux marcassins.
Pendant des semaines, ils ont élevé le petit suidé au biberon et se sont occupé de lui comme s’il était un membre à part entière de la famille mais, après avoir été dénoncés, la justice s’est emparée du petit sanglier pour le placer en fourrière le temps que la procédure puisse se poursuivre.
Il est en effet interdit de posséder des animaux sauvages et si la famille en est bien consciente, elle ne pouvait se résoudre à laisser mourir le marcassin sans tenter de lui sauver la vie.
Le tribunal de grande instance d’Arras a rendu son jugement et le sanglier devait donc être euthanasié, ne pouvant plus retourner à l’état sauvage.
La décision a été confirmée par la cour d’appel de Douai le 12 juillet dernier en se basant sur l’interdiction d’élever un animal sauvage mais aussi sur des tests réalisés sur Toto qui seraient positifs à la maladie d’Aujeszki.
Des allégations contestées par la famille qui affirme que les derniers tests sanguins réalisés sont négatifs et que, par conséquent, Toto ne représente pas une menace pour les chiens ni les élevages porcins du secteur.
Le parc animalier de Charleville-Mézières propose d’accueillir Toto.
La famille Bienvenu tente désormais d’alerter l’opinion publique sur cette affaire et d’attirer l’attention des internautes. Une pétition en ligne a d’ailleurs été mise en place pour tenter de faire pencher la balance en faveur du sanglier.
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Malgré la décision du tribunal et les arguments sur la maladie d’Aujeszki, la mairie de Charleville-Mézières s’est dit prête à accueillir le suidé dans son parc animalier.
Le maire se dit étonné de voir qu’une maladie qui est censée être mortelle en quelques semaines n’ait pas encore eu raison du sanglier qui semble être en grande forme. Et même s’il faut isoler le sanglier l’espace de quelques temps pour s’assurer que tout va bien, le parc peut tout à fait s’en charger.
Il y a donc de nombreuses solutions qui s’offrent à Toto pour éviter son euthanasie mais le rouleau compresseur de la justice est en marche et il est difficile de l’arrêter.
Même la famille Bienvenu ne peut pas rendre visite à Toto à la fourrière et en cas d’euthanasie, il leur a été interdit de venir une dernière fois voir le sanglier qu’ils ont pu sauver.
Certes, s’il ne faut pas que les gens se mettent à élever des sangliers chez eux, devant un cas spécifique comme celui-ci ou il existe des solutions pour placer le sanglier dans un parc sans avoir besoin de l’euthanasier, ou est le problème?
Nul n’est censé ignorer la loi, mais un peu de bon sens ne fait jamais de mal plutôt que d’appliquer bêtement une sanction extrême à laquelle des élus ont pu trouver des alternatives.
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