Les chasseurs de Moselle contestent en justice le plan de chasse du cerf imposé par l’ONF dans le Donon

Dans le massif du Donon, à cheval sur la Lorraine et l’Alsace, le GIC a engagé une procédure judiciaire contre les quotas de prélèvements de cerfs fixés par l’Office National des Forêts. Les chasseurs estiment que ces objectifs finissent par menacer un animal qui fait partie de l’identité du territoire.
Des chasseurs qui estiment avoir déjà fait leur part du travail.
Le plan de chasse, arrêté chaque année par l’ONF et la préfecture, impose un minimum et un maximum d’animaux à prélever, et les chasseurs qui n’atteignent pas le seuil risquent tout simplement de perdre leur lot de chasse, ce qui met forcément les équipes sous pression.
Or les comptages, le poids des faons comme l’état de la végétation montrent selon eux une population en recul depuis plusieurs années et un équilibre quasiment atteint dans le massif du Donon.
Le GIC local a donc fait le choix de porter l’affaire en justice et se positionne contre le plan de chasse jugé excessif.
Une forêt dont la régénération reste considérée comme insuffisante.
L’ONF ne nie pourtant pas la baisse des effectifs ni l’amélioration du couvert végétal, mais la trouve trop timide pour relâcher l’effort.
Les cervidés broutent tout ce qui pousse jusqu’à 1,50 mètre, si bien que le chêne et le sorbier des oiseleurs peinent à se renouveler, laissant la place au hêtre et à l’épicéa, deux essences jugées moins résistantes au changement climatique.
L’ONF assure ne pas vouloir l’éradication du cerf, dont l’avenir ne serait pas menacé et défend la nécessité d’une phase transitoire, avec moins d’animaux dans les massifs, pour retrouver une forêt mélangée.
Le gestionnaire forestier reconnaît donc que les cerfs sont moins nombreux et que la forêt va mieux, tout en demandant aux chasseurs de continuer à tirer au même rythme.
La régulation des cervidés est déjà un sujet chaud dans le Grand-Est depuis quelques années et on comprend que cette fois, la pilule ne passe pas pour les chasseurs.
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