Le torchon brûle entre la Chambre d’agriculture et les chasseurs au sujet des sangliers dans la Nièvre

Dans la Nièvre, les populations de sangliers continuent de poser problème, comme à peu près partout en France. Les chasseurs font comme ailleurs le maximum pour gérer au mieux le suidé dans le département mais la Chambre d’agriculture n’est visiblement pas satisfaite.
Une population de sangliers qui explose dans la Nièvre.
La Chambre d’agriculture de la Nièvre s’est fait entendre dernièrement dans la presse locale pour faire savoir qu’elle n’était pas satisfaite de la gestion des populations de sangliers dans son département.
Si elle ne remet pas en cause l’implication des chasseurs, elle estime que la question du sanglier n’est pas assez prise au sérieux.
D’une part, la Chambre d’agriculture explique que les chasseurs sont moins nombreux qu’avant dans la Nièvre et que la pyramide des âges est assez vieillissante, ce qui ne permet pas de compter uniquement sur les nemrods locaux.
D’autre part, elle met sur la table la question des « chasses commerciales » qui organisent des journées de chasse contre des montants relativement élevés permettant de financer les actions de chasse.
Les représentants des agriculteurs ont fait savoir qu’ils n’étaient pas non plus d’accord avec la manière dont certaines battues se tiennent dans ces chasses dîtes « commerciales », qui poussent les sangliers en dehors des forêts. Les suidés trouvent alors refuge dans les champs avoisinants et cause par la même occasion de nombreux dégâts.
Le montant des indemnisations comme indicateur des nuisances.
Les pertes économiques sont bien souvent une base certaine à utiliser comme indicateur de l’augmentation du nombre de sangliers.
Pour les agriculteurs, les indemnisations ont dépassé le million dans la Nièvre pour la saison 2022/2023 et bien que les chasseurs soient en charge de régler la facture, tout le monde aimerait trouver une meilleure solution.
Les chasseurs eux-mêmes sont les premiers à vouloir participer en vue d’atteindre les quotas de prélèvements. Pourtant, de nombreux facteurs empêchent les nemrods de France de mener à bien leur mission dans de bonnes conditions.
Le coût de la chasse, les taxes, les règlementations parfois handicapantes, les territoires inaccessibles ainsi que le sabotage réalisé par les anti-chasse sont autant de raisons qui ne permettent pas aux chasseurs de réaliser aisément les quotas.
Bien que des organismes comme la Cour des comptes estime que les chasseurs devraient être accompagnés dans l’exercice de leurs missions de régulation, les chasseurs considèrent d’abord que la chasse du sanglier devrait être avant tout simplifiée et plus accessible pour qu’ils puissent participer à l’effort qui leur est demandé dans de bonnes conditions.
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