Sans retour des chasses traditionnelles, les chasseurs du Sud-Ouest refusent de réguler les sangliers en ville

Par Nicolas Liégeois | 12 septembre 2024 à 14h45 17
Record de prélèvements de sangliers en Cote-d'Or
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Les chasses traditionnelles de l’alouette aux pantes et aux matoles ont été interdites suite à plusieurs ajustements réalisés par le gouvernement depuis l’année dernière. Refusant d’être pris pour des imbéciles, les chasseurs des Pyrénées-Atlantiques refusent de s’occuper des sangliers en ville.

Les chasseurs dénoncent un manque de soutien des élus locaux.

Depuis l’année dernière, le gouvernement a décidé de mettre à mort les chasses traditionnelles des alouettes. Les pantes et les matoles sont désormais remisées et la dernière mise à jour de la loi sur les appelants il y a quelques semaines a mis fin aux derniers espoirs des adeptes de ces modes de chasse.

Si récemment, Philippe Etcheveste a démissionné de son poste de président de la Fédération départementale des chasseurs, l’équipe en place ne lâchera rien des combats auxquels il a pris part.

Les chasseurs basques le savent bien, aujourd’hui les pantes ont été interdites mais si rien n’est fait, demain ce sera les palombières, les huttes et bien d’autres encore.

Quand la Fédération des chasseurs des Pyrénées-Atlantiques a demandé une motion de soutien aux Agglomérations en faveur de chasses traditionnelles, elle est malheureusement restée sans réponse.

Plus d’interventions en ville sans retour en arrière.

En 2023, les chasseurs ont contribué à la régulation des sangliers en zone urbaine qui causent bien du soucis aux alentours de grandes villes comme Biarritz ou Bayonne.

Une quarantaine de sangliers ont été capturés dans des endroits ou l’intervention par arme à feu est impossible car situés dans des zones très urbanisées.

Heureux de ces résultats, les élus ont donc sollicité de nouveau l’aide des chasseurs qui ont annoncé qu’ils ne renouvelleraient pas leurs efforts comme l’explique Christian Peboscq, directeur de la FDC 64 auprès des journalistes de France Info :

« On nous prend un peu pour des imbéciles, pour des idiots utiles. Quand il s’agit d’intervenir en zone urbaine pour attraper des sangliers, on a besoin de nous. On a demandé une motion de soutien à l’Agglo, on ne l’a jamais obtenue ».

Les chasseurs basques ne sont pas contre le fait de se remettre au travail pour réguler les sangliers qui envahissent les zones urbaines mais ils réclament qu’un arrêté dérogatoire soit pris afin qu’ils puissent de nouveau chasser l’alouette de manière traditionnelles avant de reprendre les captures de suidés.

Article mis à jour le 12 septembre 2024 à 14h45

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