En Lozère, la CR48 réclame à nouveau la fermeture d’un parc à loups méconnu

Par Nicolas Liégeois | 2 novembre 2026 à 16h18 0
En Lozère, la CR48 réclame à nouveau la fermeture d’un parc à loups méconnu
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Le syndicat agricole de Lozère remet sur la table un dossier qu’il porte depuis longtemps, celui d’un parc d’expérimentation qui abrite une quinzaine de loups à l’écart des regards du public. Des registres considérés comme mal tenus nourrissent aujourd’hui des soupçons sur le sort réservé aux louveteaux qui y voient le jour.

Un enclos expérimental qui fonctionne loin des visiteurs.

Tout le monde ou presque connaît en Lozère le parc à loups ouvert au public, installé à Sainte-Lucie et ouvert au public, mais bien peu savent qu’un second site existe à environ un kilomètre de là.

Ce parc dit d’expérimentation héberge une quinzaine d’animaux et repose sur un principe que le grand public ignore souvent, puisque chaque louveteau qui y naît doit être euthanasié.

C’est précisément sur ce site que la CR48 Agriculteurs Responsables a choisi de monter au créneau, en pointant les incohérences du registre tenu sur place.

On y relèverait des ratures, des inscriptions qui régularisent des mouvements d’animaux avec plusieurs mois de retard et des délais de déclaration que le syndicat qualifie sans détour d’aberrants.

Les éleveurs s’interrogent sur le devenir des jeunes loups.

Face à de telles lacunes, les éleveurs se posent forcément une question dérangeante, celle de savoir ce que deviendraient des louveteaux jamais déclarés, donc sans existence officielle, une fois en âge de survivre seuls dans la nature.

Pour la CR48, il n’existe que deux possibilités. Soit la loi est appliquée à la lettre et chaque petit est systématiquement abattu, ce qui interroge sur le bien-être animal pourtant mis en avant, soit certains ont échappé à ce sort et leur trace s’est perdue.

Le syndicat reconnaît d’ailleurs que tuer des nouveau-nés doit être particulièrement éprouvant pour ceux qui s’en occupent au quotidien tout en défendant la protection du loup sauvage, un sentiment que les éleveurs comprennent mieux que quiconque.

Le dossier avait pourtant connu un début de reconnaissance au printemps dernier, lorsque M. Suau, président du Département, avait admis lors de l’assemblée générale du syndicat que ce parc n’avait plus d’utilité aujourd’hui.

Dans un contexte où la prédation pèse chaque saison un peu plus lourd sur les troupeaux, la CR48 renouvelle donc sa demande de fermeture et attend visiblement que les actes suivent enfin les paroles.

Article mis à jour le 2 novembre 2026 à 16h20

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