Chasseurs et agriculteurs unis pour une mobilisation inédite dans les Ardennes

Le collectif « la Ruralité en colère » qui regroupe chasseurs, agriculteurs, pêcheurs et élus appelle à une journée d’action dans les Ardennes le 4 septembre 2021. C’est à la suite de l’interdiction de la tenderie que le collectif a commencé à préparer l’offensive et compte faire entendre sa voix avec cet imposant mouvement qui sera unique dans le Grand Est.
Cela fait des années que le monde rural subi les caprices de plus en plus fréquents de ses détracteurs. Récemment saisi par des associations animalistes, le Conseil d’Etat a interdit le 6 août dernier toute une série de chasses traditionnelles dans les quatre coins de la France. En ce qui concerne les Ardennes, c’est donc la tenderie aux grives et vanneaux qui est dorénavant devenue illégale. Elle est pratiquée par une quinzaine de personnes sur les 8500 adhérents mais cette décision a mis le monde de la chasse en colère, une fois de plus… La protestation s’étend désormais au niveau national.
Le collectif « la Ruralité en colère » annonce donc qu’il organise des journées d’action dans toute la France. Pour l’instant voici les dates déjà prévues :
Le 28 août dans le sud Est, le 18 septembre à Mont-de-Marsan dans les Landes et le 4 septembre dans les Ardennes, ce devrait être la plus grande mobilisation du Grand-Est.
Certaines fédérations de chasse des départements voisins organisent déjà des bus afin de permettre à leurs adhérents de s’y rendre s’ils le souhaitent.
Loris Savart, membre de l’association La Ruralité en Colère s’exprime : «Cet arrêt du Conseil d’État, c’est l’étincelle qui a allumé le feu. La nature, on la connaît et on y vit depuis toujours. Depuis des années, les gens qui vivent dans nos campagnes subissent des attaques injustifiées. Cela va des amateurs de basse-cour qui vont bientôt devoir détenir un certificat de capacité pour élever des poules, le chant du coq qui dérange, les vaches qui sont dans un pré trop près d’un riverain et qui va se plaindre… Vivre en campagne, c’est partager des valeurs et cohabiter avec tout le monde.»
Il défend la chasse traditionnelle mais il ne souhaite pas que cette manifestation dresse une image pro-chasse «Cela va vraiment au-delà, c’est pas pour rien que les agriculteurs sont présents. C’est la défense d’un mode de vie, de traditions, qui ont cours depuis des décennies pour ne pas dire plus et d’un état d’esprit que je résumerais
par “la ruralitude”. On ne vit pas à la campagne comme en ville.»
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