Soixante migrants armés attaquent trois chasseurs et un enfant de 3 ans en pleine nuit

Par Nicolas Liégeois | 16 septembre 2024 à 09h37 21
voiture-gendarmerie
Laisser un commentaire
Commenter

Une nuit d’horreur, c’est ainsi que l’on pourrait qualifier la nuit que trois chasseurs ont passé dans le marais de Tardinghen du samedi au dimanche 15 septembre. Près de 60 migrants en furie se sont rués sur leur hutte, ont ravagé leurs véhicules et ont bien failli réussir à s’en prendre aux trois chasseurs dont l’un était venu avec son enfant de 3 ans.

Une vengeance orientée vers les chasseurs.

Une soixantaine de migrants ont tenté de traverser la Manche pour rejoindre l’Angleterre plus tôt durant le week-end mais ils ont été arrêtés par les forces de l’ordre dans leurs projets. La traversée dans des conditions de sécurité déplorables étant bien trop risquée, les migrants ont donc été refoulés mais ont recherché les coupables de la présence des forces de l’ordre sur place.

Ils ont alors tourné leur colère vers les chasseurs présents dans le marais de Tardinghen, sur la Côte d’Opale. Comprenant qu’ils étaient probablement à l’origine de l’alerte, les migrants ont décidé d’organiser une expédition punitive et de faire payer cher aux chasseurs leur dénonciation.

Furieux de ne pas avoir pu tenter leur chance ils ont fait passer une nuit d’horreur aux chasseurs et ont assurément traumatisé l’enfant de l’un des huttiers présent dans la cabane, âgé de seulement 3 ans…

A lire aussi : Affaire Pilarski : l’équipage de chasse à courre va porter plainte contre le compagnon de la victime

60 migrants armés de barres de fer et de machettes.

C’est donc le dimanche vers 4 heures du matin que les chasseurs voient arriver une soixantaine de personnes dans leur direction.

Fous de rage, les migrants se sont armés de barre de fer et l’un d’eux est même muni d’une machette.

L’assaut sur la hutte est d’une extrême violence.

D’abord, les migrants s’en sont pris aux véhicules des chasseurs, fracassant les vitres et les pare-brise puis en dépouillant intégralement l’intérieur.

Ils ont ensuite entrepris de déloger les chasseurs et l’enfant de l’intérieur de la hutte en essayant de forcer la porte tandis que les chasseurs essayaient de tenir bon dans leur abri.

L’un des migrants a réussi a attraper un des appelants appartenant aux chasseurs et l’a instamment décapité.

Les chasseurs ont rapidement appelé au secours mais il aura fallu au moins deux longues heures avant que la gendarmerie ne parvienne jusqu’à la hutte afin d’exfiltrer les chasseurs et le petit garçon de 3 ans.

A lire aussi : Interdire l’élevage et l’importation de chats pendant 10 ans : l’idée fait son chemin en Europe

Pendant deux heures, les chasseurs ont du lutter pour empêcher les 60 personnes enragées de pénétrer dans la hutte. Qui sait ce qui aurait pu se passer si les trois hommes n’étaient pas parvenus à tenir bon?

Willy Schraen, Président de la Fédération Nationale des chasseurs, a réagit à cette nuit d’horreur en se félicitant du sang froid dont les chasseurs ont fait preuve :

« Je suis fier de mes chasseurs. Ils doivent faire face à des migrants très violents qui explosent leurs voitures, saccagent les huttes et décapitent leurs canards. Ils subissent une énorme pression et heureusement ne surréagissent pas, alors qu’ils ont une arme dans la main. »

Il rappelle néanmoins que ces épisodes se multiplient de plus en plus entre Calais et Le Touquet et qu’une solution doit être trouvée rapidement « avant que n’intervienne un drame avec des chasseurs ou d’autres personnes.« 

Article mis à jour le 16 septembre 2024 à 09h37

Vous avez aimé cet article ?

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les dernières actualités de la chasse !

Commentaires

Rejoignez la discussion

Connectez-vous pour laisser un commentaire.