Grâce à la LPO, 8000 choucas pourront continuer de causer des dégâts sur les cultures

Dans les Côtes-d’Armor, un arrêté avait été pris par la préfecture en 2020 dans le but d’autoriser le prélèvement de 8000 choucas qui causent de nombreux dégâts sur les cultures malgré leur statut d’espèce protégée.
La préfecture avait autorisé ces prélèvements par dérogation car le grand nombre d’individus présents sur le territoire permettait une certaine régulation et la destruction à tir de 8000 de ces oiseaux n’était pas une nuisance pour l’état de conservation de l’espèce dans le département.
La LPO a attaqué cet arrêté en justice auprès du tribunal administratif de Rennes avec comme argument principal que la préfecture n’avait envisagé aucune autre solution alternative à la régulation. Elle a obtenu gain de cause puisque le tribunal à cassé l’arrêté en ce début décembre 2021, empêchant de nouveau la régulation des choucas.
La Ligue de Protection des Oiseaux a également exprimé sur son site web que « La destruction systématique d’animaux considérés comme nuisibles aux intérêts de quelques-uns (les agriculteurs, ndlr) n’est pas acceptable ».
Elle estime également que c’est aux agriculteurs et aux autorités de trouver des solutions afin de permettre la cohabitation entre activités humaines et faune sauvage.
Alors que les agriculteurs subissent chaque année de plus en plus de dégâts de la part des choucas dans leurs parcelles (1.4 millions d’euros de dégâts dans le Finistère), la colère des exploitants risque bien de devenir difficile à contenir suite à cette décision.
Commentaires
Rejoignez la discussion
Connectez-vous pour laisser un commentaire.